Au guidon de leurs vélos, Israel, Caleb, Josué, Éliam ont pris la route vers l’école Eurêka accompagnés de leur maman, Renée-Alma Audet.
Au guidon de leurs vélos, Israel, Caleb, Josué, Éliam ont pris la route vers l’école Eurêka accompagnés de leur maman, Renée-Alma Audet.

Retour en classe: une première journée rassurante malgré tout [VIDÉO]

C’était un matin spécial pour les écoliers du primaire qui étaient de retour en classe, lundi. Plusieurs parents de la région ont d’ailleurs semblé rassurés par les mesures sanitaires mises en place par les directions scolaires. Et ils n’ont pas manqué de saluer toute la préparation derrière ce retour vers la normalité.

Au guidon de leurs vélos, Israel, Caleb, Josué, Éliam ont pris la route vers l’école Eurêka accompagnés de leur maman, Renée-Alma Audet. À l’entrée, un membre du personnel était en poste afin de les diriger vers leur groupe respectif dans la cour d’école. La maman a pu préparer ses rejetons pour cette journée tant attendue, alors que la direction avait fourni aux parents un plan de la cour.

«Ils étaient contents d’être lâchés lousse à l’école», lance en riant Mme Audet. Ces quatre fils n’étaient «pas trop stressés» à l’idée de devoir respecter les mesures sanitaires.

«Je pense qu’ils espèrent qu’elles vont s’assouplir au fil des semaines, mais je ne suis pas sûr qu’ils vont avoir le temps de se décourager des mesures», estime Mme Audet.

Durant l’heure du dîner, ils ont pu raconter à leur mère leur matinée qu’ils ont qualifiée de «positive». Le plus jeune a même été joué dehors tout en respectant la distanciation sociale. «Considérant le temps que les professeurs ont eu pour se préparer, je trouve que ça a été au-delà des attentes.»

Tout comme Mme Audet, Sara-Kim Enright a elle aussi été impressionnée par la préparation du personnel de l’école Eurêka. L’heure d’arrivée des élèves a notamment été divisée selon les niveaux scolaires, afin de diminuer la circulation. «J’étais étonnée et ça m’a rassurée», dit-elle.

La veille, son fils Zachary était tout de même anxieux de cette «deuxième» rentrée scolaire remplie d’incertitudes, mais sa professeure est venue en personne lui expliquer comment le tout allait se dérouler.

La rentrée à l'école du Phénix, à Granby.

«Excités et craintifs»

Conscients que cette rentrée allait être unique en son genre, les deux enfants de Mathieu St-François étaient à la fois excités et craintifs lundi matin dans la cour de l’école St-Joseph à Granby.

«Comment je vais faire pour parler à mes amis à plus de deux mètres si je ne veux pas que les autres entendent ce que je dis ?», a demandé la petite Dalyanne à son père. «Ce sont des tracas cutes, et en le vivant, ça va les estomper ou les accentuer», appréhende le père de famille.

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Bien que sa conjointe et lui ont fait le choix d’envoyer leurs enfants à l’école, ils se questionnaient toujours, lundi, à savoir si c’était la bonne chose à faire.

«On est rassuré des mesures mises en place. Est-ce qu’il va ravoir un soubresaut de la pandémie, et que l’école va refermer, je ne le sais pas, l’avenir nous le dira. Mais c’était difficile de les garder à la maison en maintenant un rythme de travail adéquat en télétravail. On fait vraiment confiance aux autorités et à la direction de la santé publique. Après, est-ce que c’est réaliste de garder toutes les mesures, je pense qu’ils vont faire leur possible», analyse-t-il.

Préparation et accompagnement

À l’école Roger-Labrèque à Acton Vale, quelque 103 élèves des 215 habituellement accueillis ont pu retrouver leurs compagnons de classe.

Angélique Bochatay, maman de deux garçons, était d’autant plus satisfaite de la préparation en amont qui a été faite depuis la semaine dernière. «Les profs ont vraiment fait une belle job» lance-t-elle.

Des capsules explicatives ont notamment été envoyées aux parents afin que ceux-ci préparent leurs enfants à ce qui allait les attendre. «On a eu des capsules vidéos pour aller aux toilettes, pour les bouteilles d’eau, l’emplacement des bureaux», énumère Mme Bochatay.

Les élèves devaient entre autres rentrer par une porte spécifique selon leur niveau scolaire. Une vidéo «de simulation» a été diffusée afin de montrer le comportement à adopter.

Brigitte Sarrazin, directrice à l’école Roger-Labrèque, était quant à elle fière du travail accompli, lundi. «On a travaillé fort sur le mode de fonctionnement et c’est surprenant de voir à quel point les enfants connaissent bien les mesures sanitaires», a-t-elle commenté.

Malgré tout, pas question de clouer les enfants sur des chaises toute la journée. Une heure supplémentaire d’activité physique par semaine a été ajoutée aux deux heures habituelles. Les récréations ont également été étalées à cinq minutes d’intervalle pour éviter que trop d’élèves se retrouvent à l’extérieur en même temps.

Afin d’assurer la sécurité de tous, le Service de police de Granby a déployé toute une équipe près des secteurs scolaires.

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DES PARENTS COURTOIS ET DES ENFANTS HEUREUX

Comme le nombre maximal d’élèves dans les autobus devait se limiter à douze, plusieurs parents sont venus porter leurs enfants à l’école, ce qui a eu pour effet d’augmenter la circulation dans les rues.

Afin d’assurer la sécurité de tous, le Service de police de Granby a déployé toute une équipe près des secteurs scolaires.

Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby a rapporté que les policiers n’ont pas rencontré de problématiques majeures et qu’aucun incident n’a été observé.

«Tout le monde était bien conscient des enjeux de la circulation et des règles sanitaires à respecter. Les parents étaient courtois et les enfants étaient heureux de retourner à l’école», a-t-elle dit.

Les policiers seront présents encore quelques semaines pour assurer le bon déroulement de l’entrée et la sortie des classes.