À quatre semaines de la prochaine rentrée scolaire, le SEO affirme que de multiples questions demeurent sans réponses claires quant aux mesures qui seront mises en place dans les écoles en cette période de pandémie de COVID-19.
À quatre semaines de la prochaine rentrée scolaire, le SEO affirme que de multiples questions demeurent sans réponses claires quant aux mesures qui seront mises en place dans les écoles en cette période de pandémie de COVID-19.

Rentrée scolaire: le masque fait jaser, dit le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
À quatre semaines de la prochaine rentrée scolaire, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) affirme que de multiples questions demeurent sans réponses claires quant aux mesures qui seront mises en place dans les écoles en cette période de pandémie de COVID-19, en particulier au secondaire.

Comme la réglementation provinciale l'exige depuis le 18 juillet dans tous les lieux publics fermés pour les personnes de 12 ans et plus, plusieurs enseignants s'interrogent par exemple à savoir si les élèves du secondaire devront porter un couvre-visage entre les murs des établissements dès septembre. En mai, Québec avait spécifié que le masque serait obligatoire pour ces derniers seulement à bord des autobus scolaires. 

Un mois et demi après l'annonce par le ministre Jean-François Roberge du retour à l'école pour tous à la fin de l'été, le SEO soutient que plusieurs volets sont à clarifier le plus tôt possible par le gouvernement et les centres de services scolaires.

Les enseignants de la région sont encore plus nombreux à se questionner depuis que l'Ontario a annoncé son plan de match la semaine dernière, lequel exige entre autres le port du masque pour les écoliers de la 4e à la 12e année. 


« Le flou créé de l'incertitude. On doit avoir moins l'impression parfois que c'est l'improvisation du ministre. »
Suzanne Tremblay
Suzanne Tremblay, présidente du SEO

«On n'a aucune réponse du côté du ministère, c'est le silence. Les gens se questionnent beaucoup, particulièrement nos membres plus âgés. On reçoit des courriels. Dans une classe au secondaire, on parle de 28 à 32 élèves dans un groupe, on parle d'un nombre important. Outre les mesures de distanciation sociale, est-ce que d'autres règles seront appliquées? Comment se fait-il que le port du masque soit exigé pour les jeunes de 12 ans et plus dans les commerces et autres lieux intérieurs, alors qu'il ne le sera pas dans les écoles? S'il n'est pas exigé en salle de classe, pourrait-t-il l'être lors des déplacements? Au moment où on se parle, ce sont les mêmes consignes qu'en mai et juin. On va voir ce que le gouvernement décidera, mais les profs veulent être bien protégés, au même titre qu'ils veulent protéger leurs élèves», lance la présidente Suzanne Tremblay.

Cette dernière ajoute que peu importe quelle avenue empruntera Québec, il est impératif que les règles soient plus claires que lors de la réouverture des écoles primaires dans toutes les régions sauf Montréal, le printemps dernier.

«Le flou créé de l'incertitude. On doit avoir moins l'impression parfois que c'est l'improvisation du ministre. La santé et la sécurité doivent être une priorité, on ne peut pas prendre de chances», renchérit-t-elle.

Québec a précisé la semaine dernière qu'il n'entendait pas imiter l'Ontario sur la question du couvre-visage dans les écoles. Le directeur national de santé publique du Québec, Dr Horacio Arruda, a cependant indiqué lundi que la question du masque au secondaire «va être réévaluée». Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a de son côté précisé que le gouvernement allait présenter une mise à jour du plan pour la rentrée scolaire la semaine prochaine.

Le SEO, affilié à la Fédération autonome de l'enseignement, représente 6000 enseignants des centres de services scolaires au Coeur-des-Vallées, des Draveurs et des Portages-de-l'Outaouais.