La cheffe de l’opposition à Queen’s Park, la néodémocrate Andrea Horwath
La cheffe de l’opposition à Queen’s Park, la néodémocrate Andrea Horwath

Rentrée scolaire en Ontario: Horwath réclame des classes plus petites

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Le premier ministre de l’Ontario et le ministre de l’Éducation doivent reconnaître leur erreur rapidement et revoir leur plan pour la rentrée scolaire, estime la cheffe de l’opposition à Queen’s Park, la néodémocrate Andrea Horwath.

«Si j’étais première ministre, je travaillerais sans relâche en ce moment pour trouver des locaux supplémentaires pour accueillir les élèves partout à travers la province», soutient Mme Horwath.

Cette dernière souligne que le temps presse puisque certains parents ont jusqu’à vendredi pour indiquer à la direction d’école si leurs enfants seront de retour en classe ou s’ils préfèrent que ceux-ci continuent l’école à la maison.

Enseignante et mère de deux enfants, Rachel Inch estime que le plan du gouvernement ontarien n’est pas sécuritaire puisque le nombre d’élèves par classe est souvent plutôt élevé et rend la pratique de la distanciation physique pratiquement impossible.

«En ce moment, on nous demande de faire un choix impossible entre la santé mentale et la santé physique de nos enfants», affirme Mme Inch.

Même son de cloche chez Omar Burgan dont le fils doit entrer en première année à l’école Francojeunesse d’Ottawa. Sa conjointe est une travailleuse essentielle dans le milieu de la santé et il souligne que la conjugaison travail-famille a été difficile pour lui dans les premiers mois de la pandémie.

«J’ai eu l’impression de ne pas être à la hauteur au travail, en tant que parent et en tant qu’éducateur, mais c’est que nos vies ne sont pas organisées de façon à ce que l’on puisse enseigner et travailler en même temps», lance M. Burgan.

Ce dernier ajoute qu’il aimerait envoyer son fils à l’école le plus rapidement possible, d’abord et avant tout pour son bien-être et favoriser le développement de ses aptitudes sociales.

«Les experts recommandent unanimement de diminuer la taille des classes. Ça nous permettra de contrôler une éclosion pour qu’il n’y ait que 5 infections, plutôt que 500, par exemple, soutient Omar Burgan. Ce n’est pas une garantie qu’avec le plan du gouvernement, il y aura une explosion de cas qui forcera la fermeture d’écoles, mais on peut réduire les risques. On a les moyens de le faire.»