Yannick Leclerc est copropriétaire de Maisons Dunfab, à Roxton Pond.
Yannick Leclerc est copropriétaire de Maisons Dunfab, à Roxton Pond.

Relance des chantiers de construction: «Le téléphone sonne beaucoup»

Copropriétaire de Maisons Dunfab, Yannick Leclerc entrevoit les prochains mois sous de bons auspices. « L’annonce le 11 mai prochain de la réouverture de tous les chantiers de construction nous permet de voir la lumière au bout du tunnel. »

Spécialisée dans la fabrication de structures usinées, l’entreprise située à Roxton Pond fait partie de celles ayant été épargnées par la crise, selon M. Leclerc.

« Jusqu’au début de la crise, le 12 mars, on avait très bien commencé l’année 2020, on était en avance [sur nos prévisions], dit-il. On est très chanceux, notre carnet de commandes est rempli jusqu’aux vacances de la construction, et avec la dernière annonce, ça a dégelé beaucoup de personnes : le téléphone sonne beaucoup en vue des projets de construction de cet automne. »

M. Leclerc dit être de nature optimiste et vivre « dans un monde de licornes et de rivières enchantées » ( !), ce qui lui permet de toujours envisager la solution qui se cache derrière un problème. Même lors des quatre semaines pendant lesquelles l’usine et les chantiers en cours ont dû être mis sur pause, ce qui a entraîné l’arrêt de travail d’une dizaine d’employés (sur les 18 au total), des solutions ont été trouvées.

Une pause profitable

Les gestionnaires de l’entreprise se sont d’abord arrangés pour que les employés ne se retrouvent pas sans revenus.

Cette période inhabituelle a également été mise à profit pour réfléchir. « Cela a permis de replacer certaines pierres dans lesquelles on aurait pu s’enfarger, image le responsable de Maisons Dunfab. Ça a eu du bon de remettre les choses en perspective, car d’habitude on a le piton collé pas mal, on ne prend pas le temps de respirer et de penser à nos affaires. »

La reprise risque d’ailleurs d’être un peu folle, alors que tous les entrepreneurs voudront redémarrer leurs projets en même temps.

« Tout va se bousculer, prédit M. Leclerc. On va assister à une petite bulle de surchauffe dans le secteur de la construction. On devra probablement faire la file après les coffreurs, par exemple. J’essaie d’anticiper l’amas de travail qui arrive, mais présentement, je suis confiant. »