Il n’est pas nécessaire d’avoir des idées suicidaires ou un plan concret pour avoir recours aux services du CPS, rappelle sa directrice Esther Laframboise.

Prévention du suicide: redonner espoir aux gens

Jusqu’à présent, l’inquiétude face à la pandémie de coronavirus n’a pas dégénéré en détresse. Si le volume d’appels reçus au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska n’a pas encore explosé, les intervenants de l’organisme sont prêts à toute éventualité.

« Pour l’instant, c’est même un peu l’inverse, on a une légère baisse d’appels, constate la directrice du CPS, Esther Laframboise. On anticipe toutefois une augmentation de notre volume d’appels si la crise se prolonge. Tout est déjà en place au cas où ça arriverait. On devrait être capables de répondre à la demande avec nos effectifs. »

Le centre de prévention du suicide a été officiellement reconnu, mercredi, comme étant un service essentiel. Cela permet entre autres à ses employés d’avoir accès à un service de garde pour leurs enfants qui sont à la maison pendant la suspension des classes.

« Surtout, c’est une reconnaissance de l’importance de notre travail, croit Mme Laframboise. Nos services sont ouverts et on veut le faire savoir : nous sommes disponibles pour écouter les gens. »

D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’avoir des idées suicidaires ou un plan concret pour avoir recours aux services du CPS, rappelle la directrice. « Il existe différents degrés de détresse. Nous sommes là en prévention, comme ça avait été le cas au verglas, où on avait eu un très grand nombre d’appels », rappelle-t-elle.

« Notre mission, c’est de redonner espoir aux gens, poursuit Mme Laframboise. Vous êtes anxieux face à ce qui pourrait arriver ? Vous êtes inquiets pour un proche que vous ne pouvez pas aller visiter ? Nos employés sont en poste et prêts à vous écouter. »

Pour communiquer avec un intervenant du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska : 450 375-4252. Le service est offert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.