«Pour l’ensemble du budget, il n’y a rien qui change», a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.
«Pour l’ensemble du budget, il n’y a rien qui change», a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

«On devra couper dans les nice to have», selon le maire de Bromont

Chaque municipalité a sa propre réalité concernant la COVID-19 et les dépenses qui s’y rattachent. À Bromont, on estime que la facture devrait avoisiner 250 000 $. Bien qu’importante, cette somme ne devrait pas avoir d’impact sur le budget de la Ville et sur ses projets majeurs à venir en 2020.

Dès le début de la crise sanitaire, la municipalité de Bromont s’est mise en mode action, multipliant les mesures pour tenter de freiner la propagation du coronavirus et épauler ses citoyens. Chaque jour amène toutefois son lot de surprises et de nouvelles dépenses, a confié le maire Louis Villeneuve.

« Chaque jour, on attend avec impatience les nouvelles annonces des gouvernements. On se sent comme la boule dans la machine à boules, a-t-il illustré. On ne sait jamais sur quel flipper on va tomber. On doit constamment s’ajuster. »

Cinq grands axes

Les mesures adoptées à Bromont sont regroupées dans cinq grands axes.

Le premier concerne les mesures sociales. La Ville y a consenti une enveloppe de 35 000 $.

« Ça concerne entre autres le centre de dépannage (Marguerite-Dubois). On a acheté des congélateurs, des repas préparés pour les commerçants. Mais la somme n’est pas complètement utilisée. On va y aller selon les besoins ponctuels », a dit le maire.

Le second créneau est l’acquisition de matériel sanitaire. On y a injecté 60 000 $. Ce montant a notamment servi à acheter une unité de décontamination pour le service de police local ,ainsi que des produits de désinfection pour les bâtiments, des véhicules et des équipements. L’acquisition de matériel de communication en fait également partie. On parle entre autres d’écrans mobiles placés près des épiceries, des affiches et des envois postaux pour informer la population à propos de la COVID-19.

Les mesures de distanciation constituent le troisième sous-groupe. Bromont a investi 50 000 $ pour l’achat de panneaux de type « plexiglas » et leur installation. À cela s’ajoutent des masques et autres équipements de protection pour les employés municipaux.

Le quatrième volet est lié aux mesures fiscales. Principalement, les reports de taxes « de plus de six mois », pour permettre aux citoyens de souffler un peu. Encore là, cette mesure prive Bromont de 50 000 $.

Depuis le début de la pandémie, policiers et pompiers préventionnistes sont à pied d’œuvre sur le terrain. Plusieurs d’entre eux ont dû faire des heures supplémentaires. Ces salaires excédentaires s’élèvent à 55 000 $.

Coupures

La facture totale spécifique à la COVID-19 s’élève donc à 250 000 $ à Bromont. Une partie de ce montant a été puisé à même le budget prévu pour certains événements annulés en raison de la crise. Le reste provient du surplus accumulé de la Ville.

Louis Villeneuve a toutefois tenu à se faire rassurant, il n’y a pas lieu de paniquer. « Pour l’instant, ça va. Ce n’est pas une somme alarmante. Au cours de l’année, on devra couper dans les nice to have. Pour ce qui est de l’ensemble du budget, il n’y a rien qui change. »

Or, plusieurs interrogations persistent quant à la reprise économique.

« En ce qui concerne potentiellement les travaux de construction, il y aura peut-être une poussée inflationniste qui viendra gonfler les coûts dans certains de nos projets. Ça pourrait faire en sorte qu’on reporte certaines choses », a mentionné le maire.

L’arrêt des chantiers de construction, résidentiels, commerciaux et industriels, aura également une incidence sur les finances de la Ville, qui tire une grande partie de ses revenus via la taxe de mutation.

« Il y a encore une partie d’incertitude. Plus la pandémie et les mesures qui s’y rattachent s’étirent, plus on ajoutera des dépenses, a indiqué Louis Villeneuve. Mais pour le moment, on voit les jours à venir avec optimisme. »