Josée Cartier, copropriétaire du Domaine Potelle-Cartier a rapidement mis sur pied une boutique en ligne qui permet d’acheter des bouteilles de vin pour un minimum de 75 $ d’achats.
Josée Cartier, copropriétaire du Domaine Potelle-Cartier a rapidement mis sur pied une boutique en ligne qui permet d’acheter des bouteilles de vin pour un minimum de 75 $ d’achats.

L’importance de l’achat local pour les vignerons

La crise de la COVID-19 touche toutes les sphères de la société et les vignerons n’y échappent pas. Pour contrer la chute de leurs revenus, plusieurs ont lancé la livraison de vin à domicile. À leurs yeux, l’achat local est plus important que jamais.

« On vend surtout aux restaurants et, en ce moment, c’est complètement mort. Ça nous inquiète, concède Charles-Henri de Courssergues, propriétaire du Vignoble de l’Orpailleur à Dunham. Il nous reste seulement les épiceries et les SAQ qui menacent de fermer. »

Même son de cloche du côté du propriétaire du Vignoble de La Bauge à Brigham, Simon Naud, pour qui une bonne partie du chiffre d’affaires repose sur l’agrotourisme et l’événementiel.

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Le Domaine Cartier-Potelle, à Rougemont, a lui aussi vu ses événements printaniers être annulés par dizaine.

« Ça nous ramène à zéro [...]. Il a fallu être imaginatif, puisque la livraison à domicile n’était pas un service qu’on offrait » raconte la copropriétaire, Josée Cartier.

Simon Naud, propriétaire du Vignoble de La Bauge à Brigham fait partie de la poignée de vignerons qui participe au mouvement de livraison à domicile. On le voit ici en compagnie de ses deux fils, Liam et Thomas.

Une «bouffée d’oxygène»

Ainsi, Mme Cartier a rapidement mis sur pied une boutique en ligne qui permet d’acheter des bouteilles de vin pour un minimum de 75 $ d’achats. Le tout nouveau service permet également d’acheter une carte-cadeau que l’on peut appliquer sur les achats en ligne ou que l’on peut utiliser à la boutique du vignoble ultérieurement.

Le colis est livré gratuitement les mercredis à Laval et Montréal et les jeudis sur la Rive-Sud, dans un rayon de 80 kilomètres à partir de Rougemont.

Si l’envie de déguster un vin du Québec vous prend une autre journée de la semaine, il est aussi possible de ramasser le paquet en boutique. Il suffit d’appeler 30 minutes à l’avance pour laisser le temps au personnel de déposer le tout à l’entrée de la boutique.

Quant à lui, le Vignoble de l’Orpailleur avait déjà une boutique en ligne, mais elle était peu fréquentée avant la crise de la COVID-19.

«On dirait que le discours de François Legault sur l’achat local a porté ses fruits», lance M. de Courssergues.

Les commandes en ligne vont tellement bien que le propriétaire a haussé le nombre de jours de livraison à deux par semaine, soit les mardis et vendredis. Pour se prévaloir de ce service, il faut commander un minimum de 12 bouteilles.

«On dirait que le discours de François Legault sur l’achat local a porté ses fruits», lance Charles-Henri de Courssergues, propriétaire du Vignoble de l’Orpailleur à Dunham.

«La réponse est très bonne. C’est une bouffée d’oxygène», concède le vigneron.

Pour l’instant, cette façon de faire convient. Toutefois, dans les prochains jours, l’équipe devra consacrer son temps aux champs. C’est pourquoi un assouplissement a été demandé à la Régie de l’alcool afin que la livraison soit faite en sous-traitance.

Le Vignoble de La Bauge fait partie de la poignée de vignerons qui participe au mouvement de livraison à domicile.

La commande peut être faite sur son site web où on trouve la description de chacun des vins disponibles.

Encore une fois, un minimum de 12 bouteilles doit être commandé. Une fois la transaction terminée, un membre du personnel prend contact avec le client pour le paiement. La livraison est faite en Montérégie, Estrie, à Montréal et à Laval.

«C’est un bon temps pour acheter local, surtout quand on pense qu’un vin de Brome-Missisquoi parcourt entre 80 et 100 kilomètres alors qu’un vin d’ailleurs en fait entre 6000 et 8000 km!», rappelle M. Naud.