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L’Estrie restera en zone rouge encore un certain temps, tout comme 11 autres régions du Québec.
L’Estrie restera en zone rouge encore un certain temps, tout comme 11 autres régions du Québec.

L’Estrie demeure en zone rouge

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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L’Estrie restera en zone rouge encore un certain temps, tout comme 11 autres régions du Québec.

Le gouvernement Legault amorce cependant un déconfinement partiel de l’économie du Québec en autorisant la réouverture des commerces non essentiels à partir du 8 février.

La date du 22 février est avancée pour proposer d’autres assouplissements en fonction de l’évolution de la situation, entre autres pour le couvre-feu de 20 h en zone rouge.

«Oui, on peut faire un petit déconfinement, mais il faut y aller d'une façon très graduelle, il faut y aller lentement pour être capable de se donner une chance dans les hôpitaux», a expliqué le premier ministre François Legault en point de presse à 17 h mardi.                   

« Je comprends qu’il y a beaucoup de Québécois qui sont tannés de la situation, qui ont hâte de voir leurs amis et de revenir à une vie un peu plus normale, mais malheureusement la bataille n’est pas finie », a tempéré le premier ministre.

Assouplissements

Toutefois, plusieurs assouplissements entreront en vigueur le lundi 8 février. Ainsi, les magasins, les salons de coiffure et les musées pourront rouvrir.

Dans les zones rouges, il sera permis de faire des activités extérieures en groupes de maximum quatre personnes de quatre maisons différentes.

Les étudiants dans les cégeps et universités pourront retourner en classe, du moins de façon partielle, pour suivre davantage de cours en présentiel, s’ils le souhaitent. « Ces jeunes ne sont pas allés au cégep ou à l’université depuis 11 mois. C’est difficile pour la santé mentale », a dit le premier ministre.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, fera d’ailleurs une annonce jeudi au sujet des cégeps et des universités.

 Le couvre-feu demeure en vigueur sur tout le territoire à 20h en zone rouge. Les salles à manger des restaurants ne pourront pas ouvrir, tout comme les cinémas, les théâtres, les salles de spectacle et les gyms.

Il  y aura prochainement des « petits changements » qui seront annoncés pour les activités et les visites permises dans les résidences privées pour aînés (RPA) et dans les CHSLD. « Ce seront des règles très détaillées », a mentionné le premier ministre François Legault.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, tiendra une conférence de presse dans les prochains jours pour expliquer ces changements.

Retour en zone orange pour certaines régions

Il y a aussi un retour au système de couleurs pour évaluer le risque dans les régions.

Ainsi,  la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Nord-du-Québec et la Côte-Nord redeviendront des « zones orange ». Il y aura plusieurs autres assouplissements en zone orange, comme l’ouverture des salles à manger des restaurants et le couvre-feu qui est repoussé à 21h30.

L’Estrie compte actuellement 78,3 cas actifs par 100 000 habitants.

Les six régions qui passent en zone orange font nettement mieux.

Toutefois, la Capitale-Nationale, la Mauricie-Centre-du-Québec, Chaudières-Appalaches font un peu moins bien. Tout comme Montréal,  Laval, les Laurentides et Lanaudière, qui sont les quatre régions les plus touchées actuellement.

«La prudence est de mise»

« Quand ma région tombera-t-elle en zone orange? Le critère important, c’est de suivre la situation dans les hôpitaux », a souligné le premier ministre François Legault en point de presse.

La capacité hospitalière, le nombre de cas, les éclosions, les variants, la situation dans les régions limitrophes sont des critères qui sont pris en compte pour changer de palier de restrictions (rouge, orange, etc.).

« Tous nos indicateurs sont à la baisse : le nombre de nouveaux cas, le nombre d’éclosions, le taux de positivité des tests de dépistage, le nombre d’hospitalisations, la situation des éclosions dans les milieux de soins », se réjouissait lundi Annie-Andrée Émond, adjointe à la directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Mais la prudence sera quand même de mise dans les décisions qui seront annoncées mardi soir.

« Plusieurs régions comme la nôtre se dirigent vers la zone orange, mais il y a encore des zones d’inquiétudes au Québec et des régions qui sont encore franchement rouges, comme Montréal, Laval, Lanaudière, les Laurentides, la Montérégie… La question, c’est combien de temps voudra-t-on voir les chiffres rester en zone orange avant de faire des assouplissements? Il ne faut pas aller trop vite. La prudence est de mise. La situation reste fragile », avait aussi mentionné le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS tiendra d’ailleurs un point de presse mercredi matin pour parler de la situation dans la région de l’Estrie.