Le port du masque deviendra obligatoire partout au Québec dans les lieux publics intérieurs à compter du samedi 18 juillet.
Le port du masque deviendra obligatoire partout au Québec dans les lieux publics intérieurs à compter du samedi 18 juillet.

Les maires de la région favorables au port du masque obligatoire

Bien avant que le premier ministre François Legault annonce que le port du masque deviendra obligatoire dans les lieux publics intérieurs à compter de samedi, certaines municipalités de la région réfléchissaient déjà à adopter cette mesure sur leur territoire. Les maires de la région consultés par La Voix de l’Est ont d’ailleurs réagi positivement à l’annonce de lundi.

Voici quelques commentaires recueillis auprès de certains d’entre eux.

Granby

«Ça va être la meilleure affaire à faire, a noté Robert Vincent, maire suppléant à Granby. On est régi par Québec, on va se plier aux exigences de Québec.»

Il a précisé que les élus de Granby n’étaient toutefois pas rendus à songer à imposer le port du masque sur son territoire. «Il y en a qui l’ont suggéré, mais on n’était pas encore rendu là.», a souligné M. Vincent.

Bromont

Le maire de Bromont Louis Villeneuve a félicité l’annonce faite lundi par François Legault, lui qui envisageait justement d'imiter Montréal en imposant le port d'in couvre-visage dans les lieux privés intérieurs.

«Je n’aurai finalement pas à le faire puisque le gouvernement a agi, s’est-il réjoui, lundi après-midi. On est très contents de recevoir tout le monde, surtout avec le début des vacances de la construction, mais ça vient aussi avec la responsabilité de protéger tout le monde.»

«Quand on sait que le masque protège les autres, je pense pouvoir dire que c’est une mesure adéquate, une mesure qui vient à point, même si c’est dérangeant (...) Je n’ai pas peur. Les choses vont assez bien en général. Les Bromontois et les Québécois sont très sensibilisés depuis le début de la pandémie. J’ai confiance qu’ils vont continuer à collaborer.»

Cowansville

«C’est toujours plus facile d’appliquer les règles que de les faire nous-mêmes, a commenté la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, qui souhaitait que le gouvernement prenne une position claire. Quand la norme est là, les gens la suivent.»

Lac-Brome

Le conseil de Lac-Brome avait pour sa part évoqué cette possibilité il y a trois semaines. «Le conseil a décidé que c’était correct de mettre un règlement en place, mais on se demandait comment l’appliquer, a indiqué le maire Richard Burcombe. On a toujours pensé que le gouvernement allait le mettre en vigueur partout. C’est alors la SQ qui va l’appliquer. Je suis vraiment d’accord avec ça. Ici à Lac-Brome, autour de 32 % de notre population a 65 ans et plus et c’est la catégorie des gens les plus vulnérables. J’appuie le gouvernement.»

Sutton

Le maire de Sutton, Michel Lafrance, a également accueilli la nouvelle positivement. «Disons que, durant la dernière semaine, j’ai commencé à recevoir beaucoup de courriels disant qu’il y avait un relâchement de la part de la population, des résidents comme des visiteurs, et les gens s’inquiétaient pour leur santé. Maintenant que ça va devenir obligatoire, il va falloir que les gens aient un certain respect envers tout le monde.»

Bedford

Yves Lévesque, maire de Bedford, n’'était pas surpris de la décision de Québec. «Il y a une responsabilité collective. Quand on voit ce qui se passe mondialement, il va falloir prendre ça plus au sérieux et que les gens s’autodisciplinent à porter le masque. Le problème des petites municipalités, c’est qu’on a déjà de la misère à faire respecter le code de la sécurité routière. Il va falloir supporter les marchands et peut-être dégager un budget pour faire un achat de masques en grande quantité.»

Farnham

Généralement chaleureux, le maire de Farnham Patrick Melchior ne se réjouit pas à l'idée de devoir porter le masque dans les endroits publics intérieurs, mais il reconnaît l'importance d'adopter cette règle qu'il approuve compte tenu du contexte actuel.

«Quand on met des règles comme ça, c’est pour ceux qui ne respectent pas les règles comme la distanciation. La majorité des gens la respecte, mais suffit d’une personne qui l’a et qui ne la respecte pas pour que ça se propage. Je pense que les villes ont une responsabilité de le faire respecter. Est-ce que l’impact sera là? Le temps nous le dira. Ce n’est pas non plus la fin du monde de mettre un masque.»

- Avec la collaboration de Marie-Ève Lambert