« On rappelle tous nos employés pour avoir la même cadence sur la ligne de production qu’on avait avant d’arrêter », dit le partenaire d’affaires, capital humain, chez Prinoth, Marc-Alain Guérin.
« On rappelle tous nos employés pour avoir la même cadence sur la ligne de production qu’on avait avant d’arrêter », dit le partenaire d’affaires, capital humain, chez Prinoth, Marc-Alain Guérin.

Les industries prêtes pour la reprise

Son carnet de commandes bien rempli, Prinoth prévoit rappeler tous ses employés pour la reprise des activités manufacturières, le 11 mai. Mais le scénario n’est pas le même pour toutes les entreprises.

« On rappelle tous nos employés pour avoir la même cadence sur la ligne de production qu’on avait avant d’arrêter », affirme le partenaire d’affaires, capital humain, chez Prinoth, Marc-Alain Guérin.

Selon lui, l’arrêt forcé de la production de l’entreprise granbyenne, spécialisée dans la fabrication de véhicules utilitaires sur chenilles, a entraîné la mise à pied d’une centaine de personnes. Seule une poignée de travailleurs est demeurée en poste pour répondre aux demandes de pièces de clients œuvrant dans les services essentiels.

Si certains étaient inquiets de l’impact que pourrait avoir la pandémie sur les affaires, la reprise des opérations à plein régime est plutôt rassurante, affirme Marc-Alain Guérin.

« Notre problème actuellement, c’est plus notre capacité de produire et de livrer. On a un plus gros carnet de commandes que ce qu’on peut produire. (...) On s’enlignait vers un autre record de production cette année », relève-t-il.

Pour respecter les règles de distanciation sociale, les employés seront répartis entre les deux quarts de travail. Environ 40 % des employés travailleront de soir, alors qu’ils n’étaient qu’une dizaine auparavant.

Plusieurs stations de lavage mobiles ont été ajoutées. Des bouteilles de désinfectant seront distribuées aux travailleurs. Il y en aura également aux postes de travail. Les stocks de masques, visières, gants et lunettes de sécurité sont aussi bien garnis.

Au ralenti

La situation est toutefois différente chez Laser AMP, à Granby. Le 11 mai ne se traduira pas par un retour massif des employés au travail, explique le directeur des ressources humaines, Pierre Breton.

L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques par la découpe au laser, le pliage et la soudure, a cessé ses activités durant près de deux semaines. Mais ses activités ont repris, de façon minimale, vers le 6 avril pour répondre aux demandes de ses clients actifs dans les services essentiels. « On roule environ à 40 % de notre capacité », dit M. Breton.

Plusieurs autres entreprises du parc industriel sont dans une situation similaire.

Le retour au travail s’effectuera ainsi de façon progressive chez Laser AMP. « Nous sommes un sous-traitant. La majorité de nos clients n’ont pas rouvert leurs usines. On va rappeler nos employés en fonction du carnet de commandes et des besoins de la clientèle », dit Pierre Breton.