Il y a un moment que François Gervais s’est préparé à rouvrir son commerce, la bijouterie qui porte son patronyme, rue Principale à Granby.
Il y a un moment que François Gervais s’est préparé à rouvrir son commerce, la bijouterie qui porte son patronyme, rue Principale à Granby.

Les commerces tournés vers l’achat local et en ligne

L’annonce, cette semaine, de la réouverture imminente des commerces de détail ayant un accès extérieur est accueillie avec soulagement par plusieurs marchands. La pandémie laissera toutefois des traces, autant dans les magasins que dans les habitudes de consommation des clients.

Dès lundi, des mesures de protection apparaîtront dans les commerces : vitres ou plexiglas aux caisses, distributeurs automatiques de gel désinfectant, flèches et marqueurs de distanciation sociale au sol. Les employés porteront gants, masques ou visières et sensibiliseront la clientèle à ne pas manipuler les articles qu’ils n’ont pas l’intention d’acheter.

François Gervais, propriétaire de la bijouterie qui porte son patronyme, rue Principale à Granby, s’attend à ce que les consommateurs revoient leurs priorités. « Avec la crise, on constate que certaines personnes surendettées n’avaient pas les moyens de perdre une seule paie. À l’avenir, elles vont peut-être passer à côté de certaines douceurs. »

« Certains commerces ne passeront pas à travers de la crise, malheureusement, mais j’espère que la population prendra conscience de l’importance d’acheter local », poursuit-il.

Mélanie Loiselle, propriétaire de la Literie Plus Design, est de cet avis. « Ça ne dérangeait pas les gens d’acheter de la Chine avant, mais c’est en train de revenir », relate celle qui n’offre que des produits canadiens.

Le Web est devenu incontournable, croit pour sa part Mario Grondin. « Les gens ont pris goût à acheter localement, mais aussi en ligne », estime le propriétaire du Grand Bazar La Source du Sport, à Granby, qui a investi dans son portail en ligne l’an dernier. Il est si achalandé que trois employés à temps plein l’alimentent quotidiennement.

Serge Martin revampera aussi le site du Centre de couture et d’aspirateurs Martin pour y vendre ses produits.

Serge Martin revampera aussi le site du Centre de couture et d’aspirateurs Martin pour y vendre ses produits. « Quand l’économie va moins bien, la couture va bien. Et c’est de plus en plus un loisir qu’une nécessité, alors je pense qu’on va bien s’en sortir », dit-il.

Il lui faudra toutefois attendre pour la reprise des cours de couture et les services de couturière, distanciation sociale oblige. Néanmoins, le commerçant est optimiste, entrevoyant d’un bon oeil l’avenir du commerce local dans le secteur du service. « On peut trouver plein de choses sur Internet, affirme-t-il, mais Internet ne livre pas de services ! »