Il semble que seule une minorité de Granbyens porte présentement le masque pour leurs sorties. «Ici, c’est moins pire qu’à Montréal», dit Réjean Bernier, rencontré à sa sortie d’une épicerie.
Il semble que seule une minorité de Granbyens porte présentement le masque pour leurs sorties. «Ici, c’est moins pire qu’à Montréal», dit Réjean Bernier, rencontré à sa sortie d’une épicerie.

Le masque n’est pas (encore) sur toutes les lèvres

Visiblement, les Granbyens ne sont pas chauds à l’idée de porter un masque pour leurs sorties. Au lendemain de la recommandation de Québec de porter un couvre-visage pour les déplacements à l’extérieur, La Voix de l’Est a constaté, mercredi, que seule une minorité l’utilise pour l’instant.

Lucille Tremblay en fait partie. «J’ai hâte d’embrasser mes petites-filles quand tout ça sera terminé, alors je fais attention», indique-t-elle à sa sortie d’une épicerie du centre-ville.

«Si le gouvernement en donnait, les gens en porteraient davantage. C’est dommage qu’il n’y ait pas assez de masques pour tout le monde.»

Sur la dizaine de personnes interrogées, Mme Tremblay était la seule à en arborer un. Les autres avaient quelques réserves. Maurice Bernier, pour sa part, est carrément contre.

«Ce virus-là, c’est comme une petite grippe, dit-il. Le premier ministre en fait trop. J’ai 83 ans je sors à tous les jours, mais je ne rentre pas dans les foules. Porter un masque, ce n’est pas nécessaire.»

Et les 3220 morts que connaît la province jusqu’à maintenant? «Les morts, c’est parce qu’ils étaient dus», estime-t-il.

Au lendemain de la recommandation de Québec de porter un couvre-visage pour les déplacements à l’extérieur, <em>La Voix de l’Est</em> a fait un petit tour sur le terrain pour observer si davantage de gens portaient des masques.

Prévention

Rencontré un peu plus loin, Réjean Bernier est plus posé. «Ici, c’est moins pire qu’à Montréal, commence-t-il, avant de préciser qu’il porterait un masque «si c’était obligatoire».

«Je ne suis pas affecté, je vais bien.» Il pense tout de même que ça devrait être une obligation «pour ne pas qu’il y ait une deuxième pandémie».

Accosté alors qu’il remplissait son coffre de voiture de denrées, Jason Legault croit lui aussi que «si on garde une certaine distance, ce n’est pas nécessaire [de porter un masque]».

«Si ça s’aggrave, je vais en mettre un. Mais ça ne devrait pas être une obligation.»

«On fait attention à l’épicerie, on ne parle pas à personne», ajoute sa conjointe Véronique Ménard. Je pense que si on garde nos distances, ça va.»

Sécurité

Pour Francine Côté «ce serait bien que tout le monde en ait un, pour ma sécurité et celle des autres», mais elle se demande où il est possible de s’en procurer.

«C’est une bonne chose pour protéger les personnes âgées», souligne de son côté Chantal, qui préfère masquer son nom de famille. «Je pense le porter à l’épicerie, surtout si c’est achalandé.»

«Je reçois mes masques aujourd’hui, dit Céline Lévesque. J’en porterai un chaque fois que je vais à l’extérieur. J’habite avec une personne âgée, c’est super important pour moi et pour mon environnement. L’important, c’est qu’il soit bien fait et conforme. Il doit avoir au moins deux épaisseurs, le saviez-vous?»

Finalement, il y a les tenants du masque à tout prix... bien qu’ils n’en portent pas encore.

«Je pense que tout le monde devrait le mettre, dit Yolande Fortier. Moi, je vais en mettre un bientôt. Mais même si la loi nous y oblige, il va toujours y avoir des innocents qui ne respectent pas les consignes!»