De retour du Maroc, Guy et Jeannine Pouliotte sont en quarantaine dans leur résidence de Gatineau.
De retour du Maroc, Guy et Jeannine Pouliotte sont en quarantaine dans leur résidence de Gatineau.

Le couple gatinois coincé au Maroc est soulagé d’être de retour

Guy Pouliotte et sa femme Jeannine Côté-Pouliotte sont soulagés. Très soulagés. Le couple gatinois est arrivé à la maison plus tôt cette semaine après une épopée éprouvante au Maroc, travaillant d’arrache-pied pour trouver un moyen de revenir au Canada après avoir été coincés dans le pays africain dans la foulée de la lutte contre la pandémie de COVID-19.

M. Pouliotte et sa femme faisaient partie d’un groupe de huit amis de Gatineau en voyage de découverte au Maroc qui devait être suivi d’un séjour de repos en Espagne.

Arrivés au Maroc le 6 mars, les explorateurs auront voyagé à l’intérieur du pays jusqu’au 13 mars, date où tous les vols ont été annulés vers l’Espagne et le reste de l’Europe alors que le nouveau coronavirus poursuivait sa progression. Pendant les dix jours qui ont suivi, les Gatinois qui se trouvaient dans un centre de villégiature d’Agadir ont déployé tous les efforts pour trouver un vol commercial vers le Canada.

Voyant les voyageurs d’autres pays réussir à retourner dans leur pays, les Gatinois se sont rendus à Casablanca, à 450 km de distance, à la demande de leur agence de voyages, Sultana Tours, afin de faciliter les efforts de rapatriement.

« Pendant les trois jours qu’on a été à Casablanca, nous étions continuellement sur internet pour nous assurer et nous réassurer que nous étions enregistrés avec tous les différents sites importants comme celui de l’ambassade à Rabat et l’enregistrement des Canadiens à l’étranger. En même temps, on communiquait régulièrement avec notre député (Steven MacKinnon), qui lui aussi s’assurait de son côté qu’on informait à qui de droit que nous étions à Casablanca et qu’on avait besoin d’aide », a partagé M. Pouliotte en entrevue au Droit.

À LIRE AUSSI: «On ne veut pas tomber malade ici !», la chronique de Patrick Duquette


« Nous avons l’intention de suivre à la lettre la consigne. On reste dans la maison. [...] Ça peut prendre dix jours, des fois même 15 jours avant que certains symptômes apparaissent, alors on ne veut pas prendre le risque d’infecter d’autres gens si jamais on l’avait. »
Guy Pouliotte

M. Pouliotte et sa femme sont âgés respectivement de 71 ans et 72, et sont donc plus vulnérables à la COVID-19. Les Gatinois auront finalement été en mesure de prendre un vol le 23 mars vers Montréal organisé par Air Canada.

« Nous étions très heureux d’arriver à l’aéroport (de Casablanca). C’était un mélange de nervosité et de fébrilité, et en même temps un sentiment d’apaisement. Je le constatais sur le visage de nos amis, de mon épouse et des autres parce qu’on voyait la fin de cette terrible aventure », a continué M. Pouliotte.

Les Gatinois sont arrivés à la maison vers 1 h 15, mardi. Chose certaine, M. Pouliotte et sa femme respecteront les consignes d’isolement pour les personnes qui reviennent au pays. Leurs enfants leur apportent les biens de nécessité et les denrées.

« Nous avons l’intention de suivre à la lettre la consigne. On reste dans la maison. On ne sort pas pour un minimum de 14 jours, et on va peut-être se rendre à 21 jours », a indiqué M. Pouliotte tout en précisant que ni lui ni sa femme ne démontrent des symptômes associés au nouveau coronavirus.

« Ça peut prendre dix jours, des fois même 15 jours avant que certains symptômes apparaissent, alors on ne veut pas prendre le risque d’infecter d’autres gens si jamais on l’avait », a souligné M. Pouliotte.

Les huit Gatinois auront été persévérants pour trouver le moyen de revenir au Canada. L’humour les aura aidés à rester sains et pleins d’espoir.

« On peut facilement sombrer. On a vu des gens perdre les pédales et paniquer, parce que c’est effectivement décourageant de s’asseoir 24 heures sur 24 et d’espérer qu’une petite machine comme un cellulaire ou un iPad va sonner pour nous donner une réponse, nous envoyer une bouée de sauvetage, et que ça n’arrive pas », a observé M. Pouliotte.