«Le 11 mai, ça va en faire du monde qui vont rentrer au travail», lance le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent.
«Le 11 mai, ça va en faire du monde qui vont rentrer au travail», lance le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent.

«Le 11 mai, ça va en faire du monde qui vont rentrer au travail»

Alors que de nombreux commerces et entreprises manufacturières relanceront leurs activités à compter des 4 et 11 mai prochains, les organismes de développement économique de la région unissent leurs forces pour préparer et supporter cette reprise.

«On prépare une liste des fournisseurs de la Haute-Yamaska pour que les entreprises puissent s’approvisionner, selon leurs besoins, en masques, gants, visières, blouses. On devrait sortir la liste jeudi. On est en train de valider, s’ils peuvent vendre aux particuliers», a souligné mardi le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent.

Selon lui, une liste des fournisseurs québécois a également été demandée au ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Même son de cloche du côté de Commerce Tourisme Granby région (CTGR), où une liste d’endroits où les commerçants pourront s’approvisionner, par exemple, en plexiglas à installer près des caisses ou encore en pastilles rouges à mettre au sol pour indiquer la distanciation sociale, est en préparation, relève Fanny-Ysa Breton, codirectrice générale et responsable du développement commercial.

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Cette dernière souligne qu’une table de concertation locale avait déjà été mise sur pied afin de préparer «l’après-confinement». Outre CTGR et Granby Industriel, la chambre de commerce Haute-Yamaska, Entrepreneuriat Haute-Yamaska et le Centre d’aide aux entreprises travaillent tous conjointement. «On veut être facilitants pour les entrepreneurs et commerçants de la région», dit Mme Breton.

Plusieurs organisations se sont par ailleurs ralliées pour offrir une vidéoconférence «Sur les chemins du déconfinement: des pistes légales pour les employeurs» le 30 avril prochain, souligne la directrice générale de la chambre de commerce, Claude Surprenant. L'inscription est gratuite et les détails sont disponibles sur le site Internet de la CCHY.  

Granby Industriel a pour sa part développé une «boîte à outils» sur son site Internet, où se trouvent plusieurs informations pour la relance des entreprises, dont la nouvelle trousse COVID-19 de la CNESST, déposée mardi.

Des règles de sécurité

D’un point de vue économique, la réouverture de plusieurs commerces le 4 mai et des entreprises manufacturières le 11 mai est assurément une bonne nouvelle, jugent Patrick St-Laurent et Fanny-Ysa Breton, mais les guides et protocoles de sécurité de la CNESST devront être respectés.

«En bout de ligne, tous les employeurs vont devoir se plier aux règles de sécurité. Ça va représenter quelques investissements, mais je n’ai pas de craintes que les employeurs vont respecter leurs employés et mettre ça en application», dit Patrick St-Laurent.

Selon lui, la Haute-Yamaska compte plus de 330 entreprises. De ce nombre, plus d’une soixantaine, liées aux services essentiels, n’ont pas cessé leurs opérations. Ce sont donc près de 270 entreprises qui ont le feu vert pour reprendre leurs activités, selon certaines conditions, notamment sur le nombre d’employés maximal par quart de travail.

«Le 11 mai, ça va en faire du monde qui vont rentrer au travail», lance le directeur général de Granby Industriel.

Certaines entreprises «vont en arracher»

Ce dernier demeure toutefois réaliste. Malgré toutes les mesures d’aide financière mises en place par les gouvernements, certaines entreprises «vont en arracher», calcule-t-il.

Les employeurs qui souhaitent relancer leurs opérations pourraient aussi voir cette tâche compliquée par le fait que certains employés préfèrent profiter des prestations d’urgence offertes aux travailleurs et aux étudiants et, de ce fait, refusent de rentrer au travail. «Ça pourrait être un enjeu», avance Patrick St-Laurent.

Le DG de Granby Industriel croit cependant que la pandémie pourrait aussi générer quelques «bénéfices». L’achat local et de nouvelles collaborations entre entreprises d’une même collectivité pourraient se développer.

«L’innovation et les nouvelles façons de faire vont prendre plus de place avec le retour au travail, que ce soit pour le télétravail ou même le virage 4.0. Tout ce qui est augmentation de la productivité va être encore plus intéressant pour les entreprises. Il y a des changements qui vont peut-être s’opérer plus vite que s’il n’y avait pas eu cette crise-là», croit Patrick St-Laurent.