La saison de moto qui s’est amorcée le 16 mars est menacée par les mesures de confinement et des consignes de limiter les voyages interrégionaux à des déplacements essentiels.
La saison de moto qui s’est amorcée le 16 mars est menacée par les mesures de confinement et des consignes de limiter les voyages interrégionaux à des déplacements essentiels.

La saison de moto aussi menacée par le virus

Les motocyclistes du Québec ont le droit d’enfourcher leurs motos depuis le 16 mars. Par contre, cette date tombait presque en même temps que la mise en place des mesures de confinement dans la province.

Comme pour ajouter à leur malheur, le premier ministre François Legault a demandé aux Québécois de limiter leurs déplacements d’une région à l’autre. M. Legault estime que ce serait contre indiqué que les gens se rendent inutilement dans une autre région et cela risquerait de propager encore plus de virus de la COVID-19.

Pour les motocyclistes, leur passion les pousse à faire de longues balades sur les routes de campagne, souvent d’une région à une autre ou du moins, de village en village. Partir en groupe pour s’arrêter dans des cafés ou des boutiques et ensuite rentrer à la maison fait partie du plaisir de rouler.

« Les règles de confinement sont bonnes pour tout le monde, a confirmé au Droit Jean-Pierre Fréchette, directeur général de la Fédération des motocyclistes du Québec (FMQ). On peut prendre la moto ou tout autre véhicule pour aller au travail, faire des courses ou tout autre déplacement essentiel. Mais, la FMQ recommande à ses membres de se conformer aux consignes actuellement en vigueur, de ne pas faire de longues randonnées et de rester dans leur secteur. »

M. Fréchette confirme également la grande frustration de ses membres qui, tout récemment, recevaient le renouvellement des plaques d’immatriculation pour leur motocyclette.

« La frustration des motocyclistes est palpable et compréhensible, a ajouté le directeur général de la FMQ. Avec une facture de près de 700 $ pour le renouvellement des plaques et le fait qu’il est fort probable que nous ne pourrons pas faire de grandes randonnées avant quelques semaines, ça ne fait qu’ajouter à cette grogne. »

Au MTQ

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) va dans le même sens.

« Il est important de vous référer aux directives gouvernementales en matière de santé publique quant aux déplacements, a commenté Émilie Lord, porte-parole à la Direction des communications du MTQ. Le gouvernement du Québec recommande fortement aux citoyens de rester à la maison et de limiter les sorties en véhicule, peu importe le type de véhicule, sauf pour l’essentiel ».

Pour les motocyclistes, beaucoup des déplacements en moto le sont pour le plaisir. En ce sens, le MTQ indique que les parcours à moto ont souvent un itinéraire interrégional.

« Les déplacements ne sont pas interdits lorsqu’il s’agit de donner un service essentiel ou d’en recevoir un, ajoute Mme Lord. L’important en ce temps de pandémie est de respecter la distanciation sociale, d’éviter les déplacements non essentiels, encore plus s’ils sont interrégionaux, et de respecter les règles d’hygiène. »

À la Sûreté du Québec, on n’a pas reçu de consigne particulière quant aux déplacements interrégionaux en moto ou avec un autre véhicule. « On est bien au courant des recommandations du premier ministre, mais à la SQ, nous n’avons pas reçu de consigne particulière à ce sujet », a confié au Droit le sergent Marc Tessier, de la SQ en Outaouais.