« Pour le moment, c’est impensable de reprendre le transport scolaire avant la fin de l’année scolaire. Et je crois que la compagnie [Sogesco] n’est pas prête non plus », affirme le président du syndicat d’Autobus Milton, Alain Grenier.
« Pour le moment, c’est impensable de reprendre le transport scolaire avant la fin de l’année scolaire. Et je crois que la compagnie [Sogesco] n’est pas prête non plus », affirme le président du syndicat d’Autobus Milton, Alain Grenier.

«Impensable» de reprendre le transport scolaire sous peu

Le retour en classe implique bien entendu la reprise du transport scolaire. Le flou actuel nourrit par conséquent les inquiétudes de plusieurs chauffeurs d’autobus actifs dans la région.

« Dans un autobus, il y a 48 passagers qui sont embarqués les uns par-dessus les autres. Pour le moment, c’est impensable de reprendre le transport scolaire. Et je crois que la compagnie [Sogesco] n’est pas prête non plus », affirme le président du syndicat d’Autobus Milton, Alain Grenier.

Chauffeurs âgés

Ce dernier estime qu’environ 60 % des travailleurs qu’il représente ont 65 ans ou plus. Selon M. Grenier, il serait plus qu’imprudent de les renvoyer au boulot avant la rentrée régulière en septembre.

« Honnêtement, si on repartait l’école demain matin, je ne sais pas comment on prendrait ça en tant que chauffeurs. La plupart ne sont pas prêts et éprouvent certaines craintes », rapporte le représentant syndical, lui-même âgé de 70 ans.

Alain Grenier reconnaît qu’on pourrait réduire temporairement le volume d’élèves dans chaque autobus pour respecter les consignes de distanciation sociale. En revanche, une telle mesure entraînerait sans doute des défis de logistique supplémentaires.

« Je pense pas qu’on retournera sur la route bientôt. Dans plusieurs pays, les écoles seront fermées jusqu’en septembre. Ça m’étonnerait qu’on fasse les choses autrement ici. »

Au moment d’écrire ces lignes, la direction de Sogesco — dont relèvent notamment les sous-traitants Autobus Granby, Autobus Milton et Autobus Yamaska — n’avait pas rappelé La Voix de l’Est.