Olivia et Félix Nelson souhaitent terminer leur année scolaire à La Chantignole de Bromont.
Olivia et Félix Nelson souhaitent terminer leur année scolaire à La Chantignole de Bromont.

Impatients de retourner à l'école

Ça s’impatiente dans la maisonnée des Nelson où Olivia, 12 ans, et Félix, 9 ans, n’attendent que le feu vert de leur école pour reprendre le chemin des classes.

« J’ai toujours beaucoup aimé l’école parce que ça m’occupait durant la journée et parce que je pouvais voir les amies qui n’habitent pas dans mon quartier. Si je peux, c’est sûr que j’y vais », raconte Olivia, qui admet avoir de la facilité à l’école.

« À la maison, je fais du travail scolaire tous les jours, mais ce n’est pas comme à l’école. On ne travaille pas autant nos neurones ! »

Inquiète face au coronavirus? « Je n’ai pas vraiment peur, mais je vais faire plus attention qu’à l’habitude. J’ai envie de voir ce que ce serait si on était juste 15 par classe et distancés », ajoute la demoiselle qui, comme son frère, fréquente La Chantignole à Bromont.

Elle s’attend bien sûr à ce que certaines de ses habitudes soient chamboulées. « Habituellement, l’autobus me dépose chez mes grands-parents après l’école; mais puisque mes parents font maintenant du télétravail, ils vont pouvoir venir me chercher. »

Celle qui termine son primaire souhaiterait également boucler cette étape auprès de ses amies des dernières années. Elle ne se fait pas trop d’illusions, cependant, au sujet de son bal de finissants et de sa sortie de fin d’année prévue dans un camp de vacances.

« À cause de la distanciation, je ne pense pas que ça aura lieu... », termine-t-elle, en avouant regretter l’annulation des examens du Ministère !

« Moi, j’ai très hâte de revoir mon enseignante Marie-Ève, mes camarades de classe et mes amis, affirme pour sa part Félix, qui serait “déçu” de devoir passer son tour. Ça me tente de revenir aux choses normales et de sortir de chez moi. Je trouve que ça s’est terminé trop vite le 13 mars... »

C’est bien beau parler à ses copains virtuellement, mais c’est encore mieux de les voir en personne, fait-il remarquer. « Je ne suis pas certain que ça va me tenter de toucher aux bureaux et tout, je ne vais peut-être pas me sentir comme avant, mais je vais être correct. » Isabel authier