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Immigration et COVID-19: de nouveaux arrivants se racontent
Immigration et COVID-19
Immigration et COVID-19: de nouveaux arrivants se racontent
Dans les régions du Québec, les immigrants voient leur intégration compliquée par la crise du coronavirus, entraînant avec elle son lot de préjugés. Heureusement, le filet social, communautaire et scolaire québécois aide les trois personnes immigrées que nous vous présentons dans ce dossier à passer au travers.
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Le défi de l’intégration

Immigration et COVID-19

Le défi de l’intégration

Immigrer dans un nouveau pays est déjà tout une épreuve. Mais pour la centaine de familles issues d’autres pays et arrivées cette dernière année à Granby, la pandémie représente une difficulté de plus, selon Frey Guevara , qui dirige l’organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY). « Le défi du confinement ajoute un poids supplémentaire sur les épaules des gens qui viennent de s’installer ici. »

Les personnes immigrées récemment ont été « déracinées de leur pays, ont dû abandonner des membres de leur famille et ont souvent de la difficulté à communiquer avec une nouvelle langue à apprendre », rappelle M. Guevara.

La famille avant tout

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La famille avant tout

Mathieu Marciniak et sa famille avaient un tout autre scénario en tête lorsqu’ils ont quitté la France pour s’établir dans la région en décembre dernier. L’homme de 41 ans n’a pu dénicher un emploi dans les mois suivant son arrivée, puis la pandémie est venue compliquer davantage les choses. Face à une crise totalement inédite, il a décidé d’accorder la priorité à sa famille, demeurant à la maison pour s’occuper de ses fils de 9 et 11 ans.

« Je ne me considère pas comme une victime. Il y a des gens qui manquent d’argent et galèrent tous les mois. Moi, je ne suis pas à plaindre », a affirmé le nouvel arrivant, maintenant installé à Shefford, en entrevue avec La Voix de l’Est cette semaine.

De mauvais souvenirs qui refont surface

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De mauvais souvenirs qui refont surface

Après un très long exil au Cameroun, Jean Mbaikoru et sa famille sont arrivés au Canada le 4 mars dernier, loin de se douter qu’à peine dix jours plus tard, le monde tel qu’on le connaissait allait être mis sur pause.

« Être parti quelques jours plus tard, tout aurait été bloqué », relate ce ressortissant de la République centrafricaine, qu’il a quittée en 2005 en raison de la guerre civile qui y avait cours et de la répression qui sévit encore aujourd’hui.

«Chaque jour est un cadeau»

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«Chaque jour est un cadeau»

« Je remercie la vie d’être ici, au Québec. Chaque jour est un cadeau », lance Katty Gaviria, réfugiée de la Colombie depuis 17 ans.

Après un long processus s’étalant sur deux ans, Katty a pu fuir la violence dont elle était témoin à Medellín, deuxième plus grande ville du pays après la capitale, Bogota. Arrivée au Québec avec ses parents, sa sœur, ses deux jeunes enfants et son conjoint, elle a appris le français durant un an et s’est inscrite en technique d’hygiène dentaire.

Un retour en classe important

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Un retour en classe important

La commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) a accueilli cette année pas moins de 737 élèves immigrants et réfugiés. L’arrêt des cours, à la mi-mars, a aussi signifié la mise sur pause de leur intégration.

La CSVDC offre deux services d’intégration à cette population, soit les classes d’accueil et celles de francisation.