Est-ce que les Québécois boivent plus en confinement? [VIDÉO]

Le confinement pousse-t-il les gens à consommer davantage d’alcool? Pas si l’on en croit les résultats d’un sondage CROP récemment mené pour Éduc’alcool.

L’étude menée les 4 et 5 avril révèle en effet qu’une grande majorité de Québécois, soit 82 %, n’a pas augmenté sa consommation d’alcool au cours du dernier mois, et qu’un total de 14 % ont même réduit la quantité consommée.

Seuls 18 pour cent des répondants ont dit boire davantage, selon le sondage.

«Bien que les premières données venues d’Europe, d’Australie et des États-Unis laissaient présager - voire craindre - que le confinement conduirait à une augmentation spectaculaire de la consommation d’alcool, les Québécois se montrent généralement sages, prudents et disciplinés, même s’ils ne renoncent pas à prendre un verre pour le plaisir», a indiqué le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, par communiqué.

Les Québécois qui ont réduit leur consommation d’alcool expliquent ce changement par le fait qu’ils boivent généralement à l’extérieur dans les bars et les restaurants, ou encore parce qu’ils sont des buveurs sociaux qui ne consomment qu’en compagnie de parents ou d’amis.

Certains ont aussi évoqué la crainte de faire leurs achats dans les magasins ou ont dit qu’ils ont moins le goût de boire, qu’ils réduisent leurs dépenses ou qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas sortir pour se procurer de l’alcool.

Ceux qui ont augmenté leur consommation d’alcool ont affirmé, entre autres, qu’ils ont plus de temps pour consommer, qu’ils s’ennuient et que cela leur permet de réduire le stress ou leur anxiété.

Ce sont surtout les jeunes de moins de 35 ans, les plus fortunés, et ceux qui sont plus affectés psychologiquement par la situation qui ont augmenté leur consommation.

«Toutefois, l’augmentation ou la diminution de la consommation, en soi, ne sont pas suffisantes pour avoir le portrait complet de la situation, car si une personne qui prenait deux verres par semaine en prend désormais quatre ou cinq, cela ne poserait pas vraiment de problème. Tandis que quelqu’un qui dépassait déjà les limites recommandées demeure un consommateur excessif, même s’il n’a pas augmenté sa consommation», note M. Sacy par communiqué.

Les résultats du sondage CROP reposent sur 1412 réponses recueillies les 4 et 5 avril 2020. Les répondants ont été recrutés par le biais d’un panel web. Le questionnaire comprenait une quinzaine de variables.