Éric Duchesneau a affirmé ne pas avoir l’intention de démissionner, lors de la séance du conseil à laquelle il a assisté par visioconférence.
Éric Duchesneau a affirmé ne pas avoir l’intention de démissionner, lors de la séance du conseil à laquelle il a assisté par visioconférence.

Éric Duchesneau ne veut pas démissionner

Même si certains ont réclamé sa démission, le conseiller municipal Éric Duchesneau n’a pas l’intention de quitter son poste. Il estime que cela serait «exagéré» de réagir de cette façon.

«C’est sûr que le 24 mars [NDLR: date de son départ au Mexique, malgré les avertissements d’éviter les déplacements non essentiels], ma décision n’était pas la bonne. Mais à ce moment-là, c’était la meilleure pour moi», a-t-il expliqué lundi, lors de la séance du conseil municipal de Granby à laquelle il a assisté, comme les autres conseillers municipaux, par visioconférence, mais, dans son cas, à partir de sa chambre à Acapulco.

L’élu a fait valoir qu’en période d’angoisse, tous, y compris lui, peuvent être susceptibles de faire preuve «d’exagération» et de poser des gestes qu’ils ne considéreraient pas normalement.

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Éric Duchesneau dit comprendre la colère et la déception des gens, d’autant plus s’ils croient qu’il a «les deux pieds dans le sable» et qu’il circule librement. Mais il assure être confiné au Mexique et respecter les règles sanitaires.

Qu’il soit à quatre ou à 4000 km, l’élu assure par ailleurs être en mesure de poursuivre son travail.

«Je peux quand même répondre à mes emails et à mes téléphones. Je ne vois pas la conséquence au niveau de la sécurité ou professionnelle dans mon geste, même s’il est à déplorer», dit Éric Duchesneau, qui ne semble pas non plus vouloir suivre la recommandation de ses collègues qui lui suggèrent de prendre un temps d’arrêt pour soigner la dépression qu’il a invoquée pour justifier son départ impromptu.

Le conseiller municipal considère en fait que la situation actuelle est une «réaction émotive face à la situation d’angoisse qu’on vit tout le monde». Celui qui souligne être parti «de façon discrète», sans s’attendre à ce que son absence crée un tel émoi, a néanmoins conclu son intervention en s’excusant d’avoir déçu et d’avoir imposé un «fardeau» à ses collègues.