La commission scolaire du Val-des-Cerfs a encore un peu de place pour les élèves dont les parents décideront de leur faire reprendre le chemin des classes, comme ici à l’école Eureka de Granby, mais «la pression est grande au niveau du personnel», dit le directeur général.
La commission scolaire du Val-des-Cerfs a encore un peu de place pour les élèves dont les parents décideront de leur faire reprendre le chemin des classes, comme ici à l’école Eureka de Granby, mais «la pression est grande au niveau du personnel», dit le directeur général.

«Deuxième rentrée» à la CSVDC: la fréquentation augmente, aucun cas déclaré

Plutôt timide à la «deuxième rentrée» du 11 mai, la fréquentation des écoles primaires augmente peu à peu à la commission scolaire du Val-des-Cerfs, en Montérégie.

Alors qu’un peu plus de 60 % des élèves s’étaient inscrits pour ce retour en classe, il y en a eu 38 de plus la semaine suivante et 149 autres se sont ajoutés cette semaine. On prévoit qu’ils seront encore plus nombreux la semaine prochaine.

Comment expliquer cette recrudescence? «Il y avait une part d’anxiété et de nervosité à la réouverture des écoles», avance le directeur général de Val-des-Cerfs, Eric Racine.

Le déconfinement graduel vient jouer aussi, ajoute-t-il, car les parents reprenant le travail sont plus portés à retourner leurs enfants à l’école.

M. Racine croit également qu’il y a eu un effet d’entraînement causé par les élèves heureux d’avoir repris une routine et revu leurs écoles et amis.

Pression

La commission scolaire a encore un peu de place pour les élèves dont les parents décideront de leur faire reprendre le chemin des classes, mais «la pression est grande au niveau du personnel», souligne le DG.

Plusieurs enseignants du primaire ont été exemptés de travail pour des raisons de santé. Et si les élèves sont moins nombreux, leur nombre par groupe a été revu à la baisse afin de respecter, autant que faire se peut, la distanciation en classe.

Par conséquent, Val-des-Cerfs a dû transférer 303 membres de son personnel, tout corps d’emploi confondu, dans les écoles primaires. De ce nombre, 121 sont des enseignants du secondaire et il sera difficile d’en libérer davantage, dit M. Racine, puisqu’ils ont aussi leurs groupes à s’occuper.

«J’ai 93 % des groupes du primaire ouverts, mais je n’ai pas 93 % de mon personnel du primaire», explique-t-il.


« La pression est grande au niveau du personnel »
Éric Racine, directeur général de la CSVDC

La question du transport reste également délicate puisque les autobus scolaires ne prennent eux aussi qu’un nombre limité d’élèves.

«Si les parents reviennent en bloc et choisissent le transport scolaire, on va avoir un problème. On est à la merci des nouvelles inscriptions. Mais pour l’instant, ça va. On n’a pas eu à redoubler les parcours.»

Les parents qui ont choisi de retourner leur enfant à l’école après la première semaine de réouverture sont invités à les voyager eux-mêmes.

Aucun cas déclaré

Avec le recul, ce retour en classe controversé s’est très bien passé, dit Eric Racine. «Je suis très satisfait, nos équipes-écoles ont travaillé super fort et ça a porté fruit. J’ai eu quelques plaintes, mais beaucoup de félicitations.»

Les enfants ont rapidement intégré les mesures d’hygiène et de distanciation, et ce même si elles ne sont pas faciles à respecter en tout temps dans les corridors parfois étroits des écoles.

Surtout, aucun cas de coronavirus n’a été déclaré depuis trois semaines. «Je touche du bois!, dit le directeur général de Val-des-Cerfs. On a eu des cas suspects, on a fait faire des tests et tout s’est avéré négatif.»