Des blocs de béton bloquant l’accès au stationnement au bout de la rue Réal, à Sutton, fait en sorte que les gens qui veulent marcher en forêt doivent se stationner dans la rue. Leur présence a fait vivement réagir des citoyens sur les réseaux sociaux.
Des blocs de béton bloquant l’accès au stationnement au bout de la rue Réal, à Sutton, fait en sorte que les gens qui veulent marcher en forêt doivent se stationner dans la rue. Leur présence a fait vivement réagir des citoyens sur les réseaux sociaux.

Des Suttonnais inquiets de la présence de randonneurs

La présence de nombreuses voitures sur le chemin Réal, à Sutton, a fait réagir vivement des Suttonnais sur une page Facebook qu’ils utilisent pour communiquer entre eux. Samedi, une cinquantaine de voitures étaient stationnées dans le haut de la rue, près des sentiers du Parc d’environnement naturel de Sutton et des pentes de ski.

La directrice du PENS, Patricia Lefèvre, a eu vent de la situation, elle qui ne suit plus la page Facebook en question. La présence de toutes ces voitures sur le bord de la route s’explique par la présence de blocs de béton qui empêchent l’accès au stationnement, croit-elle. Ils ont été installés durant la semaine par la Ville, avec l’accord de la Sûreté du Québec, selon Jonathan Fortin, greffier et responsable des communications pour Sutton.

Cette initiative a été prise parce que des skieurs et planchistes venaient s’y stationner pour aller glisser dans les pentes de ski, même si la station était fermée, mais aussi pour freiner l’accès aux sentiers.

Le dimanche 22 mars, alors que le poste d’accueil du PENS était fermé, mais les sentiers ouverts, Mme Lefèvre avait calculé le nombre de voitures dans le stationnement au plus fort de la journée, vers midi trente. « Il y en avait 75, ce qui représente environ 150 personnes. Ces 75 voitures-là, on ne les voyait pas parce qu’elles étaient dans le stationnement. Je suis allée dans les sentiers et je voyais que les gens étaient les uns derrière les autres, il n’y avait pas d’attroupement. »

Sentiers fermés

Depuis, les sentiers ont été fermés pour les gens de l’extérieur, puis à tous les marcheurs. De même que le grand stationnement au bout de la rue.

« Là, les voitures se stationnent sur le bord de la route », ce qui les rend plus visibles. Entre 50 et 100 personnes, de Sutton ou d’ailleurs, étaient dans les sentiers ou les pentes de ski, selon celle qui est aussi conseillère municipale.

« Les risques de contamination en marchant dans les sentiers sont moindres qu’en allant faire des courses au Costco, illustre-t-elle. Par contre, il y a ce problème qu’on partage avec les autres municipalités comme la nôtre, on attire du monde. Ce qui est dangereux, c’est que les gens se déplacent d’une région à l’autre », mettent de l’essence et achètent quelques produits à l’épicerie avant de reprendre la route, par exemple.

Certains internautes ont par ailleurs souligné que c’étaient les arrêts au village des visiteurs qui pouvaient poser problème, et non leur présence dans les sentiers.

« C’est ça que les gens devraient comprendre et marcher près de chez eux, reprend Mme Lefèvre. Ne pas prendre leur voiture pour aller marcher ailleurs. »

Une surveillance est effectuée par les pompiers de Sutton et une demande a aussi été faite à la Sûreté du Québec «pour faire en sorte que les gens aient moins accès aux sentiers et ne se risquent pas à y aller, indique Jonathan Fortin, greffier de Sutton et responsable des communications. Mais il n’y a pas juste un accès pour les sentiers».

Mme Lefèvre croit cependant que la pluie et le dégel précoce devraient éloigner les gens des sentiers pour un certain temps. Elle souligne l’aspect dangereux de traverser le ruisseau à gué en période de dégel, mais aussi la dangerosité de dévaler les pentes de ski alors qu’il n’y a aucune patrouille.

La publication, qui a suscité un nombre incalculable de commentaires, a été supprimée.