Des paramédics de Granby sont en formation pour être prêts à effectuer des tests de dépistage de COVID-19.
Des paramédics de Granby sont en formation pour être prêts à effectuer des tests de dépistage de COVID-19.

Des paramédics en renfort pour effectuer des tests de dépistage

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Des paramédics de Granby participeront bientôt à une nouvelle mission. D’ici quelques jours, ils prêteront main-forte au personnel du centre de dépistage de COVID-19 qui sera aménagé à Granby afin de réaliser des tests. Ils seront également appelés à se rendre dans des milieux de vie ou de travail aux prises avec une éclosion.

«On parle de paramédecine communautaire depuis des années, de diversification des services. C’est un peu vers ça qu’on embarque en s’engageant à donner un coup de main, à être partenaire, avec le CIUSSS de l’Estrie», se réjouit Stéphan Scalabrini, directeur des opérations du secteur ouest chez la compagnie ambulancière Dessercom.

Trente-cinq paramédics de l’entreprise ont jusqu’ici levé la main pour participer au projet. Huit d’entre eux étaient déjà en formation, mardi, pour être fin prêts à intervenir lorsque les équipes seront complétées. Après une formation théorique, ils se sont rendus au centre de dépistage de Bromont où ils ont effectué des ateliers pratiques en procédant à des tests sur des citoyens sous la supervision du personnel en poste.

Au terme de cette formation, ils seront habiletés à couvrir les trois volets d’intervention dans les centres de dépistage, c’est-à-dire celui administratif avec la collecte des données de la personne qui subira le test, la phase du questionnaire médical et le test de dépistage en prélevant un spécimen et en le rangeant dans l’écouvillon sans le contaminer.

Au terme de leur formation, les paramédics seront habiletés à effectuer des tests de dépistage en prélevant un spécimen et en le rangeant dans l’écouvillon sans le contaminer.

Trois équipes

Deux équipes de trois personnes — chaque équipe est composée de deux paramédics et d’un étudiant en troisième année en soins préhospitaliers d’urgence du Collège Ellis pour le volet administratif — seront prêtes au jour un du déploiement du projet, ce qui se réalisera dans les jours à venir.

Ces équipes seront disponibles à raison de 10 heures quotidiennement, sept jours par semaine. Une troisième équipe sera également prête à intervenir si le besoin se fait sentir.

Les paramédics réaliseront autant des tests au centre de dépistage que sur le terrain. «Le mandat, la mission qu’on a, c’est tous les mandats externes de mobilité, précise M. Scalabrini. Tous les CHSLD qui sont en éclosion, on va envoyer nos équipes sur place pour ne pas les faire déplacer. On va aller rejoindre également les dépistages de masse. S’il y a une éclosion dans une ferme ou dans une école, ce sont nos paramédics qui seront déployés là-bas et qui feront le dépistage de masse.»

Dessercom s’est associé à leur partenaire GTI médical, une entreprise qui offre une couverture médicale lors de grands événements entre autres, pour avoir rapidement accès à tout le matériel nécessaire s’ils doivent s’installer à 24 heures d’avis à une quelconque adresse, que ce soit des chapiteaux, tentes ou remorques.

Des résultats positifs

Un tel projet est déjà bien en selle à Sherbrooke grâce à un partenariat entre la Coopérative de travailleurs d’ambulance de l’Estrie et le CIUSSS de l’Estrie. C’est d’ailleurs des paramédics de ce groupe qui sont déployés dans la région jusqu’à ce que ceux à l’emploi de Dessercom soient prêts à intervenir.

«C’est une première au Québec, précise Pascal Shannon, coordonnateur des services ambulanciers en Estrie pour le CIUSSS de l’Estrie et gestionnaire pour les centres de dépistage, à propos du déploiement des paramédics dans les centres de dépistage. Les paramédics vont collaborer en clinique et on va migrer vers une contribution mobile. L’objectif était au départ d’être plus dans les milieux, être versatiles et d’atteindre la population dans leur milieu.»

L’expérience est jusqu’ici concluante à Sherbrooke. «Ils sont là depuis environ trois mois et ça va très bien. On a une excellente collaboration. C’est très positif autant pour le personnel soignant que les paramédics», affirme M. Shannon.