C’est le branle-bas de combat pour désinfecter les locaux de la Direction de la santé publique de l’Estrie depuis vendredi soir, certains employés étant infectés à la COVID-19, indique le directeur de la Santé publique en Estrie, Dr Alain Poirier.
C’est le branle-bas de combat pour désinfecter les locaux de la Direction de la santé publique de l’Estrie depuis vendredi soir, certains employés étant infectés à la COVID-19, indique le directeur de la Santé publique en Estrie, Dr Alain Poirier.

Des infirmières de Granby à l’origine de l’éclosion à la DSP de l’Estrie

C’est le branle-bas de combat pour désinfecter les locaux de la Direction de la santé publique de l’Estrie depuis vendredi soir, certains employés étant infectés à la COVID-19, indique le directeur de la Santé publique en Estrie, Dr Alain Poirier.

« On a mobilisé beaucoup de personnel, beaucoup d’infirmières, de partout en Estrie et, sans le savoir, on avait des infirmières qui ont travaillé dans la région de Granby pour venir nous donner un coup de main pour les enquêtes épidémiologiques. Dans ce premier groupe qui est venu, il y en avait cinq qui ont covoituré et qui étaient infectées. Ça a donné une bonne éclosion », explique le Dr Poirier, en entrevue dimanche soir avec La Voix de l'Est.

Elles n’avaient pas été en contact avec des voyageurs, et donc n’avaient pas cru que les légers symptômes qu’elles présentaient étaient ceux de la COVID-19. « Ce n’est pas tout le monde qui est très malade », rappelle le directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Les employés occupent quatre étages de l’ancien hôpital Saint-Vincent, sur la rue King à Sherbrooke. L’auditorium au sous-sol a été transformé en un « centre d’appels » pour réaliser les enquêtes, et c'est là que la transmission entre membres du personnel a eu lieu.

La source exacte de cette contamination n’a pas pu être identifiée, mais on suspecte que la transmission parmi le personnel s’est faite dans le cadre du travail, indique le Dr Poirier.

Les lieux ont  été complètement désinfectés cette fin de semaine. Cet imprévu a occasionné des retards dans les enquêtes. 

Tous les cas positifs sont actuellement en isolement à domicile.

Délocalisation des enquêtes

Les enquêtes épidémiologiques vont continuer, assure le directeur, mais on cherche à délocaliser le processus et qu’elles puissent se faire à distance, en télétravail.

Puisqu’il s’agit de dossiers médicaux, cette délocalisation entraîne son lot de complications à cause de la confidentialité des informations. D’autant plus que la majorité des dossiers sont physiques, en papier.

« Toutes les informations qu’on s’échange doivent être cryptées », précise le Dr Alain Poirier, qui espère qu’une partie du travail pourra se faire en télétravail dès cette semaine.

« On va y arriver », assure le directeur de Santé publique de l’Estrie.