La tenue de funérailles, ce samedi à l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir, n’est pas passée inaperçue au village.
La tenue de funérailles, ce samedi à l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir, n’est pas passée inaperçue au village.

Des funérailles dénoncées par des citoyens

La tenue de funérailles, ce samedi à l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir, n’est pas passée inaperçue au village. De nombreux citoyens ont dénoncé ce rassemblement sur les médias sociaux, forçant le maire Denis Paquin à intervenir.

Quelques Angèloiriens ont été confirmés positifs à la COVID-19 depuis quelques semaines. «On en entend surtout parler par le bouche-à-oreille, indique le maire. Mais c’est évident qu’avec les cas autour, on allait finir par en avoir, nous aussi. On ne vit pas sur une autre planète.»

La Sûreté du Québec confirme avoir reçu un appel dénonçant le rassemblement, samedi après-midi. «Nous avons reçu l’appel à 15h49 samedi concernant un groupe de personnes prenant part à des funérailles et à un enterrement dans le cimetière», mentionne le porte-parole de la SQ, Stéphane Tremblay.

Samedi après-midi, un citoyen a dénoncé la tenue du rassemblement au cimetière de la municipalité sur la page Facebook Villageois de Sainte-Angèle-de-Monnoir.

«Ce que j’en sais, après avoir parlé à notre directeur de la SQ, c’est qu’il y aurait eu une mise en terre, plutôt que des funérailles proprement dites. Je n’ai pas été témoin de l’événement, mais disons que j’ai assisté à la vague de commentaires qui en a découlé», mentionne M. Paquin, qui avait fondé en 2015 la page Facebook dont il est l’administrateur.

Jugeant de nombreuses réponses irrespectueuses, il a pris la décision de supprimer le message initial. «Pour certains citoyens, le rassemblement était justifié, et pour d’autres, ça ne l’était pas, dit-il. Les gens peuvent l’exprimer. Là où j’ai un problème, c’est quand c’est exprimé de manière irrespectueuse.»

Tant M. Paquin que M. Tremblay ont indiqué qu’un policier s’est rendu sur place à la suite du signalement, mais qu’aucun constat d’infraction n’a été distribué samedi. «Comme il nous a été mentionné que les gens respectaient la distance minimale, le dossier a été fermé», mentionne le porte-parole policier.

«En ce qui me concerne, on est rendus à l’étape de donner des contraventions aux gens qui ne respectent pas les mesures, affirme Denis Paquin. C’est clair dans mon esprit que ça [la mise en terre de samedi] reste un rassemblement illégal, dans les circonstances.»

Selon les informations qui lui ont été transmises par la Sûreté du Québec, trois constats d’infraction de cette nature auraient déjà été émis sur le territoire de la MRC de Rouville.