Une récolte fructueuse a permis à Juliette et Michel Laliberté d’emplir trois gros sacs de matières recyclables et trois autres de déchets en deux heures à peine.
Une récolte fructueuse a permis à Juliette et Michel Laliberté d’emplir trois gros sacs de matières recyclables et trois autres de déchets en deux heures à peine.

Des corvées de nettoyage au temps du confinement

Prendre l’air fait le plus grand bien pendant cet épisode de confinement. Certains citoyens ont décidé de joindre l’utile à l’agréable pour faire du bien à la planète en tenant des corvées de nettoyage à Granby et Cowansville.

Samedi, Michel Laliberté et sa fille Juliette ont profité du beau temps, samedi après-midi, pour débarrasser le champ et les fossés tous près du boulevard Pierre-Laporte et de son croisement avec la rue Robitaille, à Granby.

«Il faisait tellement beau!, lance le Granbyen, qui avait planifié cette sortie il y a plus d’une semaine. C’était surtout pour s’occuper, être dehors et faire oeuvre utile.»

Une récolte fructueuse leur a permis de remplir trois gros sacs de matières recyclables et trois autres de déchets en deux heures à peine. «Il y avait beaucoup de plastique, des emballages, des bonbons et des gallons de lave-glace», relève l’adolescente.

Plus précisément, le duo a amassé bouteilles, canettes, boîtes de carton, verres à café et même les restes d’un meuble en bois, sans compter des morceaux de fils de caoutchouc laissés tout près d’un poteau d’Hydro-Québec, soit par les travailleurs de la société d’État ou ceux d’une compagnie de télécommunication.

Samedi, Michel Laliberté et sa fille Juliette ont profité du beau temps, samedi après-midi, pour débarrasser le champ et les fossés tous près du boulevard Pierre-Laporte et de son croisement avec la rue Robitaille, à Granby.

À Cowansville, Oriana Familiar, son conjoint et leur fillette ont nettoyé les alentours d’un sentier boisé situé tout près de l’école secondaire Massey-Vanier, à quelques pas de leur quartier.

«C’est un endroit qui est très fréquenté par les jeunes, indique la conseillère en développement durable. Le dégel est fini, alors ce qu’on a ramassé, ce sont les déchets de l’hiver qui apparaissent après la fonte des neiges.»

Tous ont porté des gants, non seulement pour se protéger de la saleté des déchets, mais aussi du coronavirus qui aurait pu se trouver sur leur surface.

«C’est prouvé que le virus peut survivre sur des surfaces pendant un petit moment, alors il a fallu faire attention. On a tout mis dans un sac réutilisable, qu’on a lavé par la suite. On a aussi bien lavé nos mains après», explique Mme Familiar.

À Cowansville, Oriana Familiar, son conjoint et leur fillette ont nettoyé les alentours d’un sentier boisé situé tout près de l’école secondaire Massey-Vanier, à quelques pas de leur quartier.

Faire sa part

M. Laliberté compte récidiver sous peu, cette fois avec son fils aîné, Thomas. «Il y a quand même un potentiel d’heures de bénévolat qui peut être fait, précise-t-il, rappelant l’invitation du premier ministre François Legault à donner de son temps pendant le confinement. On peut venir en aide à d’autres personnes, mais on peut aussi venir en aide à notre environnement.»

Sa fille abonde en ce sens. «Je pense que ça doit faire réfléchir les gens. Comme on était près d’une route passante, il y a beaucoup d’automobilistes qui nous ont vu en train de ramasser. J’espère qu’ils vont se rendre compte de l’impact que ça a et qu’ils vont faire leur part», indique Juliette.