Une personne atteinte de la COVID-19 a eu une «présence limitée» à l’école de l’Assomption, à Granby. Tous les parents ont été avisés par la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Des cas aux écoles de l’Assomption et Saint-Jean

Les parents dont les enfants fréquentent les écoles primaires de l’Assomption et Saint-Jean ont reçu cette semaine une lettre de la commission scolaire du Val-des-Cerfs les prévenant qu’une personne porteuse du virus, mais asymptomatique, était allée à l’école. Il s’agit de deux cas différents.

Dans le cas de l’école de l’Assomption, la personne infectée a eu une « présence limitée » dans l’école et ne présentait aucun symptôme. Elle revenait de voyage et a été prise en charge par les autorités de la santé publique. Un courriel a été envoyé aux parents mercredi dernier afin qu’ils soient vigilants.

Même chose pour les parents des enfants fréquentant l’école St-Jean, qui ont reçu un courriel vendredi. On les informe qu’une personne atteinte de la COVID-19 a été présente à l’école une partie de la semaine du 9 mars. 

Dans tous les cas, les parents dont l’enfant a été en contact étroit avec ces deux personnes seront contactés par des représentants de la Santé publique. Pour les autres, les risques demeurent faibles, dit-on.

Des élèves de l’école St-Jean ont potentiellement été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 qui a été présente une partie de la dernière semaine avant la fermeture des classes.

Stressés

Steve Delorme et Jessika Gilbert, dont leur enfant va à l’école de l’Assomption, ont reçu la lettre mercredi soir. Tous les deux se sont retirés de leur milieu de travail par mesure de prévention pour le reste de la semaine, en attente d’un potentiel appel. Ils ne savaient pas quel était le délai pour recevoir un appel des autorités. « On s’est dit qu’on était mieux de ne pas bouger au cas où on recevrait l’appel », indique M. Delorme.

« Ce que je trouve plate, c’est qu’ils auraient dû envoyer les lettres seulement aux personnes concernées, croit Mme Gilbert. On a eu de l’anxiété jusqu’à ce que mon conjoint ait parlé à un parent contacté par la santé publique. »

Ils croient que la personne infectée serait un adulte. Selon eux, le parent qui a eu l’appel de la santé publique a appris que son enfant avait été en contact avec elle durant quinze minutes.

Confiance en la santé publique

La mère d’un élève de cinquième année, à l’école St-Jean, préfère ne pas s’en faire pour l’instant. La lettre a été reçue vendredi et quelques jours peuvent être nécessaires pour recevoir un appel, si l’enfant a été exposé.

« Personnellement, je ne suis pas tellement alarmée, confie-t-elle. Je me fie à la Direction de la santé publique. Avec le cas confirmé, ils vont faire des liens. L’école est grande quand même. Je ne veux pas ajouter une couche d’anxiété dans tout ça. J’essaie de relativiser. »

Elle s’assure qu’elle et les membres de sa famille respectent les consignes du gouvernement, même si ce n’est pas facile pour les enfants, et est attentive à l’apparition de symptômes. Son travail lui permet de travailler de la maison, tandis que l’employeur de son conjoint a fermé les portes temporairement.