Le Camping La Vallée Beauceronne de Saint-Benoît-Labreaccueille des visiteurs depuis le début juin.
Le Camping La Vallée Beauceronne de Saint-Benoît-Labreaccueille des visiteurs depuis le début juin.

Des camping remplis et des consignes respectées  

Le visage du camping a beaucoup changé au Québec en 60 ans d’existence officielle. Les installations se sont multipliées, des investissements colossaux ont été faits. C’est aujourd’hui, beaucoup plus qu’un terrain où on plante sa tente.

Le Camping La Vallée Beauceronne de Saint-Benoît-Labreaccueille des visiteurs depuis le début juin. «Les gens se comportent bien», nous dit son propriétaire Roger Lachance. «On a plus de va-et-vient, plus de touristes. Depuis deux semaines, c’est bon».

Il reste encore de la place à ce camping agrandi à 200 terrains cette année. «Je crois qu’on va avoir une bonne année dans le fond. Le monde reste plus sur place, ils ne vont pas à Old Orchard», indique M. Lachance qui célèbre cette année les 50 ans d’existence du camping. «On voulait faire de quoi de beau, on a tout annulé ça. L’autre jour, on a fait un peu de musique. C’était beau de voir les familles, elles se sont toutes placées distancées. Et les gens mettent leurs masques pour rentrer à l’office. Je suis resté surpris un peu».

Beaucoup de campeurs

Même réaction au camping Le Chevalier du domaine La Guadeloupe. Ouvert depuis le printemps 2012, ce camping est immense. Il présente 475 sites. Sur place, glissades d’eau, piscine chauffée, lac artificiel, centre équestre? Luc Gagnon en est propriétaire. «Ça va bien. Mais on a laissé le chapiteau fermé. Les piscines sont au tiers de leur capacité. Mais il y a beaucoup de monde, on doit avoir 1 200 personnes. C’est pas mieux que c’était l’autre année. On essaie de faire des événements quand même», affirme M. Gagnon qui compte toujours augmenter la capacité du camping en 2021.

Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec, se réjouit du comportement des opérateurs et locataires de terrains de camping en ces temps de COVID. «Il faut comprendre qu’il y a près de 1 000 campings au Québec. Le son de cloche qu’on a de nos opérateurs, c’est que c’est difficile, mais que ça se passe bien. On espère se rendre sans incident au mois d’octobre. Nos opérateurs vivent avec un stress, mais c’est la preuve qu’on prend les choses à coeur. La vice-première ministre a annoncé des inspections plus soutenues dans les terrains de camping. On ne voit pas ça d’un mauvais oeil, mais on est toujours tributaires de la collaboration des clients, on ne peut pas être partout à la fois. Même sur les terrains de camping où les lots sont plus petits, il y a de la place pour respecter les règlements. Des fois, on aurait peut-être avantage à faire le tour des quartiers résidentiels? On fait le maximum, faudrait pas cibler une majorité, pour une minorité» de délinquants, souligne Simon Tessier.