Le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) mise entre autres sur le programme Cycliste averti pour relancer ses activités.
Le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) mise entre autres sur le programme Cycliste averti pour relancer ses activités.

De l’ombre à la lumière au Centre national de cyclisme

Depuis le début de la crise de la COVID-19, le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) voit ses revenus fondre comme neige au soleil en raison du confinement de la population. En parallèle aux activités printanières complètement chamboulées, l’équipe du CNCB voit la lumière au bout du tunnel avec le projet de vélodrome couvert qui progresse rapidement.

«Du côté du centre national, c’est un peu la catastrophe. On s’alignait pour une année record. On n’avait jamais eu autant d’affluence. Et depuis le 12 mars, c’est zéro revenu. Et on n’entrevoit pas que ça reprenne avant juin. C’est une longue période à l’eau», a fait valoir le directeur du CNCB, Nicolas Legault.

Selon ce dernier, les mois à venir seront cruciaux. «La saine gestion du centre va nous permettre de payer les frais fixes pour cette période difficile. Si ça perdure après juillet, ce sera une autre paire de manches», a imagé celui qui est à la tête de l’organisation depuis des années, précisant qu’une grande partie de l’équipe a dû être mise à pied temporairement.

Le Centre mise donc sur ses activités estivales pour renflouer ses coffres. «On espère que les écoles repartent bien et qu’elles veuillent continuer avec nos programmes au retour. Et d’ici là, on espère que les camps d’été pourront être lancés et qu’ils auront du succès. On attend avec impatience des nouvelles du gouvernement du Québec à ce sujet d’ici deux à trois semaines.»

Une de ces initiatives phares est le programme de sensibilisation à la sécurité routière «Cycliste averti», destiné à tous les élèves de cinquième année du primaire des écoles de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Malgré les jours sombres qu’il traverse avec ses collègues, Nicolas Legault demeure positif. «Il faut profiter de cette période pour innover, a-t-il dit, et être plus performants au retour.»

On voit ici une esquisse du future vélodrome créée par la firme ABCP Architecture.

Vélodrome

Heureusement, la conjoncture n’assombrit pas le tableau en ce qui concerne l’important projet du vélodrome couvert. «Au Québec, tous les projets de construction sont pas mal arrêtés. Ce qui nous aide, c’est qu’on est dans la dernière phase de planification du projet. Tous les professionnels, architectes et ingénieurs, travaillent à temps complet sur le dossier. Ça avance très vite.»

Si tout se déroule comme prévu, les plans seront prêts d’ici le 4 mai. «On commence à voir le concret autour de ce qu’on a réfléchi depuis trois ans. On est très enthousiastes. On souhaiterait présenter les plans d’ici deux semaines, avant de lancer l’appel d’offres pour un mois», a mentionné Nicolas Legault.

Ce dernier garde le cap avec l’échéancier pour la construction, qui devrait commencer en juin prochain, avec une ouverture prévue à la fin de 2021. «C’est un défi, mais on souhaite avoir un toit sur le vélodrome pour Noêl 2020», a fait valoir le DG.

Rappelons que le projet, estimé à près de 17 millions de dollars, prévoit une mise à niveau de l’ensemble des infrastructures du CNCB. La première étape consiste à poser un toit sur la piste des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, rapatriée à Bromont au tournant des années 2000. Il s’agit du seul vélodrome au Québec actuellement.

La ligne d’arrivée se profile, car il reste 15% du budget des travaux à boucler. Une bonne nouvelle vient d’ailleurs de tomber, alors que quatre entreprises ont contribué au projet à hauteur de près de 100 000$. Trois des donateurs oeuvrent dans le domaine de la construction et le dernier se spécialise dans le secteur alimentaire.

Selon Nicolas Legault, une annonce doit avoir lieu sous peu concernant ces récents dons.