Les quelque 150 clients de l’endroit ont appris mercredi qu’ils pourraient être contraints d’y rester pendant un à trois mois de plus étant donné qu’au moins deux personnes y ont été testées positives à la COVID-19.
Les quelque 150 clients de l’endroit ont appris mercredi qu’ils pourraient être contraints d’y rester pendant un à trois mois de plus étant donné qu’au moins deux personnes y ont été testées positives à la COVID-19.

De jeunes Canadiens confinés au Pérou pour plusieurs mois

Un voyage de rêve vient de tourner au cauchemar pour trois jeunes voyageurs de la région. Confinés depuis une dizaine de jours dans une auberge de jeunesse de Cuzco, au Pérou, ils pourraient bien en être prisonniers pendant encore plusieurs semaines, voire des mois, alors que certains résidents de l’endroit ont été testés positifs à la COVID-19

Le 16 mars dernier, La Voix de l’Est rapportait la mésaventure de Raphaëlle Daigle, une étudiante originaire de Shefford, confinée dans l’auberge de jeunesse où elle se trouvait après que les autorités péruviennes aient fermé les frontières du pays. William Fafard et Raphaël Prud’homme, deux Granbyens qui se trouvaient dans un hôtel tout près de là, sont venus la rejoindre. Ils se trouvaient tous déjà au Pérou avant le déclenchement des mesures de confinement en raison de la pandémie du coronavirus.

Au total, ce sont une dizaine de Canadiens qui se trouvent actuellement à l’auberge Pariwana Hostel.

Les quelque 150 clients de l’endroit ont appris, mercredi en début d’après-midi, qu’ils pourraient être contraints d’y rester pendant un à trois mois de plus étant donné qu’au moins deux personnes y ont été testées positives à la COVID-19.

Raphaëlle Daigle, une étudiante originaire de Shefford, confinée dans l’auberge de jeunesse où elle se trouvait après que les autorités péruviennes aient fermé les frontières du pays.

«C’est la panique ici, rapporte William Fafard. La police nous a barricadés aussitôt qu’on a su que le test des deux personnes s’est avéré positif.»

Les deux malades ont reçu la visite du médecin en début de semaine. Étant donné leur diagnostic positif, c’est l’hôtel au complet qui est placé en quarantaine pour une période allant d’un à trois mois, selon l’évolution de la situation. «Même si le Canada venait nous chercher, le gouvernement du Pérou ne nous laissera pas sortir», estime William.

Les autorités militaires péruviennes ont également bloqué l’accès à la rue de l’établissement, précise-t-il.

«Je suis enragée. Le gouvernement a été trop lent pour les gens pris à Cuzco», lâche Raphaëlle, qui rappelle que les Canadiens se trouvant dans la capitale, Lima, ont été parmi les premiers à être rapatriés du Pérou. Au total, 4000 ressortissants du pays s’y trouvaient au début de l’opération.

William Fafard, de Granby, se trouve aussi à l’Hostel Pariwana avec son ami Raphaël Prud’homme, également de Granby.

Règles strictes

Les résidents devront maintenant choisir entre deux mets à chaque repas. En tout temps, ils devront porter un masque.

Tous sont confinés dans leur chambre, dont certaines comptent 14 lits et aucune fenêtre, et n’auront droit d’en sortir qu’à raison d’une heure par jour chacun, et ce, toujours au même moment de la journée , explique la jeune femme. «Si on ne respecte pas leurs règles, on peut aller en prison pour 5 à 10 ans!», allègue-t-elle.

Sur des pages Facebook dédiées aux voyageurs canadiens et québécois se trouvant au Pérou, la promiscuité observée entre les différents pensionnaires de l’endroit a été critiquée.

On y indique notamment que malgré l’épidémie, les clients de l’auberge pouvaient se livrer à des cours de danse, de yoga et d’espagnol en groupe, des activités qui augmentaient le risque de propagation. Peu de mesures de distanciation sociale, outre de se retirer dans sa chambre, étaient mises en place.

Il appert également que l’une des deux personnes infectées serait un professeur qui enseigne l’espagnol aux voyageurs.

D’autres personnes semblent également manifester des symptômes de la COVID-19, a-t-on indiqué.