«On travaille sur un parc aventures et nature avec, par exemple, les luges de montagne, la randonnée pédestre, l’expérience vélo, peut-être des murs d’escalade. Ce sont des choses où c’est plus facile d’avoir de la distanciation sociale», estime Charles Désourdy.
«On travaille sur un parc aventures et nature avec, par exemple, les luges de montagne, la randonnée pédestre, l’expérience vélo, peut-être des murs d’escalade. Ce sont des choses où c’est plus facile d’avoir de la distanciation sociale», estime Charles Désourdy.

Crise de la COVID-19: le plan B de Bromont, montagne d’expériences

L’ouverture incertaine du parc aquatique durant la saison chaude a incité l’équipe de Bromont, montagne d’expériences à élaborer un projet qui permettra l’aménagement d’un parc aventures et nature, affirme le président de la station touristique, Charles Désourdy.

«Il y a beaucoup d’incertitude pour l’ouverture du parc aquatique. En parallèle, on travaille sur un parc aventures et nature avec, par exemple, les luges de montagne, la randonnée pédestre, l’expérience vélo, peut-être des murs d’escalade. Ce sont des choses où c’est plus facile d’avoir de la distanciation sociale. On a ça comme plan B», explique M. Désourdy.

Selon lui, cette nouvelle formule pourrait être offerte, dans un monde idéal, à partir du 1er juillet.

L’ajout de balançoires, de carrés de sable, de paniers de disc-golf et de trampolines bungees est aussi envisagé. «Il y a toutes sortes de choses qui existent un peu partout. On voulait déjà se monter une thématique pour l’automne, avec le chalet en haut et la nouvelle télécabine. On s’est dit que peut-être qu’au lieu d’attendre à l’automne, on pourrait partir ça plus vite», fait valoir le grand patron de la montagne.

Selon lui, les différentes équipes de la station s’activent actuellement à vérifier les possibilités d’achats, de location, de mise en place et de formation du personnel, dans le cadre de ce projet.

Comprises dans ce dernier, les vieilles glissades alpines de la station font actuellement l’objet d’une réfection. Elles ont été démantelées l’hiver dernier et envoyées au fournisseur américain qui, ses installations fermées, a acheminé le tout au Mexique afin de leur redonner une nouvelle vie, explique M. Désourdy.

Travaux pour le vélo

Le président de Bromont, montagne d’expériences affirme par ailleurs avoir eu le feu vert pour préparer les remontées mécaniques pour la prochaine saison de vélo de montagne.

«L’Association des stations de ski et le gouvernement ont négocié certains travaux permis, toujours avec les mesures de distanciation. (...) Je vois un peu le vélo de montagne comme le golf. J’ai l’impression que c’est le genre d’activités qui vont partir en même temps. D’après moi, le golf ne devrait pas tarder. Peut-être que ça va être deux personnes au lieu de quatre à la fois», avance-t-il.

Charles Désourdy estime qu’il sera plutôt «facile de prouver» qu’il est possible de conserver une distance de deux mètres entre les clients du vélo de montagne. «Ce n’est pas que c’est un gros revenu, mais c’est intéressant de garder la montagne vivante», juge-t-il.

L’entrepreneur dit toutefois «se gratter la tête» pour l’ouverture du parc aquatique en 2020. Le site peut accueillir jusqu’à 6000 personnes à la fois, lors des journées les plus achalandées, ce qui rend plus difficile d’y pratiquer la distanciation sociale.

Pour le moment, les 130 employés permanents de Bromont montagne d’expériences sont au travail, avec le programme de subvention salariale d’urgence du Canada. Les saisonniers ont toutefois été mis à pied plus tôt que prévu, avec la fin impromptue de la saison de ski à la mi-mars.

Volet corporatif en attente

Dans les circonstances, le volet corporatif et événementiel que souhaitait développer la station touristique avec le nouveau chalet au sommet de la montagne devra aussi attendre. «Tout est tombé à zéro. Ce n’est que partie remise», philosophe M. Désourdy.

Mise à part la réfection des luges de montagne, le projet Altitude, qui prévoit 101 millions $ d’investissements échelonnés jusqu’en 2026, est également mis sur pause pour un an.

«On fait déjà des budgets avec un tiers de revenus de moins pour voir combien on peut se permettre d’investir parce qu’il y a des coûts fixes énormes dans une station de ski. On regarde les liquidités nécessaires pour passer au travers des prochains 12 mois», calcule Charles Désourdy.

Selon lui, l’industrie touristique pourrait cependant profiter de la pandémie à plus long terme, alors que les déplacements des Québécois seront peut-être plus limités.