C’est Cécile Audet qui a été choisie pour héberger le chat lorsqu’il n’est pas en cavale dans la résidence. On la voit ici avec le directeur de la résidence Rouville d’Ange-Gardien, Yann Costello.
C’est Cécile Audet qui a été choisie pour héberger le chat lorsqu’il n’est pas en cavale dans la résidence. On la voit ici avec le directeur de la résidence Rouville d’Ange-Gardien, Yann Costello.

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Quoi de mieux qu’un animal pour remonter le moral ? Pour changer les idées de ses résidents, le directeur de la résidence Rouville d’Ange-Gardien, Yann Costello a choisi d’adopter un chat qui ne demande qu’à se faire flatter.

Stanley était à la SPA des Cantons depuis le 24 février. Le bengal croisé a un tempérament très particulier, raconte Carl Girard, qui a exceptionnellement ouvert la SPA, fermée au public depuis quelques jours, pour permettre cette adoption. Il a été touché par l’initiative.

« Stanley se lamente du matin au soir ! Ce chat-là a besoin d’un contact humain permanent. »

Le chat était donc idéal pour les besoins des résidents. Le directeur souhaitait acquérir un chat affectueux qui accepterait de se faire flatter.

« Ça faisait longtemps que j’avais l’idée d’intégrer des animaux, confie M. Costello. J’ai déjà des animaux qui viennent avec les éducatrices spécialisées de Zoothérapie Éduc et Poils qui viennent à la résidence et je vois de beaux résultats avec les personnes âgées. J’attendais d’avoir un match parfait et, étant donné le confinement des personnes âgées, c’est ce qui m’a convaincu. Je voulais leur changer les idées et les désennuyer. »

Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons, a ouvert exceptionnellement les portes de l’organisme pour permettre l’adoption de Stanley, un bengal croisé, par le directeur de la résidence Rouville d’Ange-Gardien, Yann Costello.

Comme la durée de la crise est indéterminée, le confinement pourrait se prolonger. Toutes les activités sociales ont été annulées à la résidence, dont la zoothérapie, le bingo et la pastorale. « Si ça se prolonge, je veux briser l’isolement et je veux rendre la vie la plus chouette possible. »

Quant à Stanley, il s’agissait du chat parfait puisqu’il a besoin de beaucoup d’attention.

« C’est un chat verbal, il parle avec les gens. Je trouvais ça interactif d’avoir un chat comme ça. Il est parfait : affectueux, pas peureux et il a déjà une belle réaction avec nous », confie-t-il, le félin étendu à ses côtés.

« Trop beau pour être vrai »

C’est Cécile Audet qui a été choisie pour héberger le chat lorsqu’il n’est pas en cavale dans la résidence.

« Je suis tellement contente ! C’est trop beau pour être vrai, commente la dame de 90 ans. Je suis contente, ça n’a pas de bon sens. »

Mme Audet a toujours eu des chats. Cependant, ils ne sont pas permis à la résidence Rouville, à l’exception de Stanley qui est devenu la mascotte officielle.

« Mme Audet vient des Laurentides et son seul réseau de soutien est sa sœur qui ne peut plus venir la voir à cause de la pandémie, évoque M. Costello. Elle était très triste, très déprimée, elle pleurait beaucoup. Elle avait un chat en toutou sur son lit qu’elle flattait et quand j’ai vu ça, j’ai abordé le sujet avec elle. En voyant sa réaction, ça m’a conforté dans ma décision d’intégrer un animal à la résidence. »

Stanley est arrivé mardi en fin d’après-midi. Au moment de l’entrevue téléphonique, Mme Audet mangeait pour la première fois depuis des jours. La tristesse lui avait coupé l’appétit.

Stanley sera intégré tranquillement au reste de la résidence et pourra bientôt réconforter les quarante résidents.