Rio Tinto a prêté une dizaine de ses employés au CIUSSS pour mettre des mesures de santé et sécurité dans les CHSLD.
Rio Tinto a prêté une dizaine de ses employés au CIUSSS pour mettre des mesures de santé et sécurité dans les CHSLD.

CHSLD: le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean appelle Rio Tinto en renfort

Le CIUSSS a fait appel à Rio Tinto pour prévenir une nouvelle éclosion de COVID-19 dans les CHSLD de la région. La multinationale de l’aluminium a mis son savoir-faire en santé et sécurité au travail au service des centres de soins de longue durée, en prêtant une «escouade» d’une dizaine de personnes.

C’est le CIUSSS qui a fait les premiers pas, pour créer ce partenariat. Il a formulé une demande à Rio Tinto la semaine dernière afin que des employés de l’entreprise viennent « prêter main-forte » dans les CHLSD.

Les équipes de préventionnistes ont visité les 16 CHSLD du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils avaient pour mandat « d’émettre des recommandations afin de bonifier et de renforcer les mesures de précaution déjà mises en place », nous dit le CIUSSS dans un communiqué. 

Le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS, Alexandre Boivin, explique que plusieurs consignes sont déjà en place dans les CHSLD. Elles ont trait, notamment, à la distanciation physique et au port d’équipement de protection individuel.

« On veut s’assurer que les résidents et le personnel des CHSLD soient protégés le plus possible. Pour éviter que le virus entre et qu’on soit pris avec d’autres foyers d’éclosion, on met des mesures de protection en amont », affirme-t-il.

Dans une entrevue donnée au Quotidien, la présidente-directrice générale du CIUSSS, Julie Labbé, faisait part de son intention de transformer les CHSLD en forteresses, avant que les barrages qui rendaient l’accès plus difficile à la région ne soient levés.

Avec les directions des CHSLD

La conseillère séniore en santé et sécurité au travail, Ivanca Lalancette, a oeuvré avec le CIUSSS cette semaine. Bien qu’elle mettait son expertise au service du domaine de la santé pour la première fois, elle a l’habitude de réaliser des mandats régionaux chez Rio Tinto pour protéger les équipes de travailleurs et éviter les incidents.

« En lien avec la crise de la COVID-19, nous avons mis beaucoup de mesures en place chez Rio Tinto. On peut se le dire, elle porte fruit dans nos installations. Le mandat que nous avons reçu est d’accompagner, en santé et sécurité, les équipes de direction des CHSLD », indique Mme Lalancette.

Tant la porte-parole de Rio Tinto que celui du CIUSSS sont restés vagues sur l’apport des préventionnistes de la multinationale, se refusant à donner des exemples précis de cette collaboration.

« Avoir un oeil extérieur, ça permet de faire ressortir certains enjeux », illustre Alexandre Boivin au sujet des CHLSD, ces lieux névralgiques pendant la crise de la COVID-19. Il ajoute cependant que la présence de l’équipe de Rio Tinto a permis de mettre en place des mesures de santé et sécurité à « la vitesse grand V ».

Ivanca Lalancette va dans le même sens. « L’aide qu’on a leur a apportée, c’est de se donner une vitesse d’intervention. On emploie le terme “escouade”, et c’est vraiment le bon mot. C’est une équipe de personnes qui arrive dans chacun des CHSLD pour les supporter. C’est à ce niveau-là, on a ramené les bonnes pratiques dans les établissements avec les directions. »

Une expérience unique

Cette dernière a apprécié son expérience. La conseillère en santé et sécurité a pu constater de ses yeux le travail d’équipes qui se donnent corps et âme pour le bien-être des résidents, ce qui contraste avec le portrait plutôt noir des CHSLD que l’on dresse dans les médias.

« J’ai eu la chance d’être en contact avec des gens hyper dévoués, qui sont là pour aider, qui sont là à 100 %, avec leur coeur. J’ai trouvé ça vraiment impressionnant de les voir travailler cette semaine. »