Au moment où les Sénateurs ont sauté sur la glace pour le dernier match du sport nord-américain, il y a deux semaines au Staples Center de Los Angeles, le grand partisan des Kings qu’est l’acteur Tom Hanks faisait savoir qu’il avait la COVID-19, tout comme sa femme Rita Wilson.
Au moment où les Sénateurs ont sauté sur la glace pour le dernier match du sport nord-américain, il y a deux semaines au Staples Center de Los Angeles, le grand partisan des Kings qu’est l’acteur Tom Hanks faisait savoir qu’il avait la COVID-19, tout comme sa femme Rita Wilson.

Cas de COVID-19 chez les Sénateurs: l’anonymat, c’est la loi

Au moment où les Sénateurs ont sauté sur la glace pour le dernier match du sport nord-américain, il y a deux semaines au Staples Center de Los Angeles, le grand partisan des Kings qu’est l’acteur Tom Hanks faisait savoir qu’il avait la COVID-19, tout comme sa femme Rita Wilson.

La nouvelle avait fait réaliser à bien du monde sur la planète que la menace du coronavirus était bien réelle et que n’importe qui pouvait être atteint.

Ce n’était ensuite qu’une question de temps avant que des joueurs de la LNH soient affectés à leur tour, et les Sénateurs ont annoncé une première infection il y a 10 jours, puis une autre samedi dernier. L’Avalanche du Colorado a révélé jeudi qu’un de ses joueurs était rétabli de la maladie, après avoir été confiné à domicile, comme ceux d’Ottawa. Ces derniers demeurent en isolation et sont toujours parmi les 51 cas confirmés de COVID-19 répertoriés par Santé publique Ottawa en date de vendredi matin.

Un point commun est que les deux équipes sont passées par San Jose le week-end du 7-8 mars, là où les autorités locales avaient recommandé de ne pas tenir de rassemblements.

Un autre est que l’anonymat des joueurs a été préservé, alors que leur publication aurait pu sensibiliser la population au danger de la maladie.

« Les lois canadiennes et ontariennes qui encadrent la vie privée restreignent l’information que nous pouvons partager publiquement concernant nos joueurs, notre personnel, etc. C’est pourquoi nous n’avons pas identifié spécifiquement les joueurs, et qu’on ne peut offrir d’information médicale à leur sujet sans leur consentement », a indiqué une porte-parole du club à ce sujet vendredi.

Les agents de deux joueurs des Sénateurs consultés sont d’accord avec cette politique.

« Nous ne savons pas à 100 % si la décision de ne pas publier est en fonction de la convention collective ou simplement de bonne foi pour respecter les lignes directrices de l’équipe et de la ligue, confie Dominic DeBlois, l’agent du défenseur Thomas Chabot. Dans notre cas, on suivrait les directives de l’équipe dans une situation comme celle-ci, étant donné les importantes ramifications à travers le monde et pas simplement dans le sport. »

Vie privée

Un autre agent qui a demandé de rester anonyme abonde dans le même sens.

« Ma recommandation à un client infecté serait qu’un dossier médical, c’est privé. À mon avis, c’est déjà trop public dans la LNH, les équipes donnent trop d’informations en disant haut ou bas du corps lorsqu’un joueur est blessé. Pour moi, c’est une question de vie privée », affirme-t-il.

« Ce n’est pas à l’avantage du joueur d’être identifié. Sans être nécessairement pointé du doigt, il va être pointé du doigt, c’est certain. Quand ils ne sont pas identifiés, il y a une chasse pour savoir qui c’est de toute façon. »

En effet, des rumeurs émanant de Russie ont identifié le premier joueur des Sénateurs qui aurait été infecté.

Il reste que de nombreuses personnalités, de la femme du premier ministre Justin Trudeau, Sophie Grégoire-Trudeau, au Prince Charles cette semaine, ont dévoilé qu’ils ont été atteints.

« C’est certain que les équipes devraient demander aux joueurs s’ils veulent être identifiés ou non. Mais moi, ma recommandation serait de dire non. C’est comme pour le reste des gens affectés : est-ce que les noms de tout le monde qui est infecté devraient être publiés ou affichés en boucle à la télévision. Je ne pense pas que ces gens-là aimeraient ça », a ajouté notre second agent de joueur.