La Granbyenne Marie-Ange Ferland
La Granbyenne Marie-Ange Ferland

Avoir 18 ans... en confinement

Il n’y a rien d’anodin à fêter ses 18 ans en confinement. C’est pourtant ce que devront vivre des centaines de jeunes qui passent à l’âge adulte.

La Granbyenne Marie-Ange Ferland avait planifié toute une soirée pour sa fête, dimanche. Avec ses amies, elle devait aller dans un bar à thématique manga, une de ses grandes passions, à Montréal.

Elle devait aussi souper avec des proches qui ont eu un impact important dans sa vie. Le souper, elle l’aura, mais avec beaucoup moins de monde que prévu.

« Je reste chez ma mère jusqu’à la fin de la crise. C’est dur pour le moral, mettons, raconte la jeune femme qui adore être en contact direct avec les gens. Avoir 18 ans, c’est gros! J’avais un décompte dans mon téléphone. C’était une journée que j’attendais vraiment et là, tout tombe à l’eau. »

Les conversations virtuelles ne suffisent pas à son groupe d’amies. Elles ont du mal à se réunir toutes ensemble, notamment parce que certaines évitent les réseaux sociaux pour s’éloigner de tout ce qui a un lien avec la COVID-19, mais elles ont aussi de la difficulté à trouver des sujets de conversation qui ne concernent pas la maladie.

« On est tous du genre à se faire des plans pour après la pandémie. En pensant à ça, on se remet dans un mood assez plate. On a un coup de blues. On va s’en souvenir longtemps, de nos 18 ans ! Ça ne va pas nous marquer de la même manière. »