Les personnes qui ont fréquenté le bar La Microdistillerie de Sherbrooke le soir du 4 septembre sont invitées à aller subir le test de dépistage de la COVID-19.
Les personnes qui ont fréquenté le bar La Microdistillerie de Sherbrooke le soir du 4 septembre sont invitées à aller subir le test de dépistage de la COVID-19.

Appel au dépistage après une soirée à La Microdistillerie

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
La Santé publique de l’Estrie lance un appel à toutes les personnes qui ont fréquenté le bar La Microdistillerie le 4 septembre afin qu’elles aillent se faire dépister pour la COVID-19. En effet, une personne atteinte du virus a fréquenté ce bar à cette date et d’autres cas ont émergé par la suite lors des enquêtes épidémiologiques menées par la Santé publique.

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Jusqu’à présent, la Santé publique recense neuf personnes positives à la COVID-19 qui ont fréquenté le bar le 4 septembre.

« Notre appel survient peut-être un peu tardivement, car ça fait déjà dix jours depuis le 4 septembre. On a identifié des cas, a posteriori dans nos enquêtes, de gens qui ont fréquenté ce bar le 4 septembre. Est-ce que c’est là que ça s’est passé, dans le bar, on ne le sait pas. Mais on a des cas d’amis, et ensuite, on a fait le lien avec des cas individuels qui ont émergé, et qui, eux aussi, le même soir, ont fréquenté le bar La Microdistillerie. Probablement que les cas qui avaient à émerger, on les a déjà eus et enquêtés, mais on invite les gens à aller se faire dépister s’ils n’y sont pas allés », a indiqué le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Un appel au respect des consignes dans les bars

La Santé publique a été mise au courant qu’il y avait encore des bars où les consignes ne sont pas respectées, par le biais du Service de police de Sherbrooke qui a fait de la surveillance accrue dans les bars au cours du week-end.

« Nous, les directeurs régionaux de santé publique, nous avons fait des recommandations au niveau national pour qu’on resserre la vis aux bars, mais il reste à voir ce qui sera décidé au niveau national, au niveau politique », a-t-il ajouté.

Le Dr Poirier invite les gens à respecter les consignes dans les bars. Car les propriétaires ne sont pas tous coupables, insiste-t-il. « Parfois, ce sont les propriétaires eux-mêmes qui appellent la police quand ils n’arrivent pas à se faire respecter. Pour certaines personnes, les propriétaires et la serveuse n’ont pas la même autorité qu’un policier », a déploré le Dr Poirier.

12 cas supplémentaires

L’Estrie restera au jaune, au niveau « préalerte », au début de cette nouvelle semaine de lutte à la pandémie dans la région.

En effet, lundi, 12 nouveaux cas confirmés de COVID-19 se sont ajoutés dans la région.

Ceux-ci s’ajoutent aux 40 cas confirmés durant la fin de semaine.

La Santé publique a aussi dressé lundi un premier bilan des éclosions en cours depuis celui de vendredi après-midi.

Le bilan au CHSLD de Lambton continue de s’alourdir. Deux autres résidents ont été déclarés positifs à la COVID-19. On compte maintenant 30 personnes atteintes dans ce CHSLD, soit 13 employés et 17 des 29 résidents. Un des résidents est décédé des complications liées au virus au courant de la semaine passée.

On a noté trois nouveaux cas dans l’agrégat du secteur d’Ascot (maintenant à 107 cas), deux dans l’éclosion chez BRP à Valcourt (portant le bilan à 15 cas), quelques-uns au Cégep de Sherbrooke (passé de « moins de cinq cas » à sept cas confirmés, mais il ne s’agit pas d’une éclosion) et un nouveau cas au Centre Saint-Michel de Sherbrooke (sept cas).

Bonne nouvelle toutefois, plusieurs situations sous surveillance sont restées stables. C’est le cas à l’école des Sommets de Saint-Sébastien (moins de cinq cas), à l’école des Quatre-Vents de Sherbrooke (six cas), au CPE Les amis du globe (cinq cas), ainsi que dans l’agrégat du quartier des Jardins-Fleuris (12 cas).

La santé publique confirme que deux personnes sont hospitalisées, mais personne ne se trouve aux soins intensifs.