S'«il y a une menace appréhendée dans l'établissement ou dans cette résidence-là, bien, le directeur pourrait l'obliger à être confiné», même «de force», a dit Horacio Arruda. 
S'«il y a une menace appréhendée dans l'établissement ou dans cette résidence-là, bien, le directeur pourrait l'obliger à être confiné», même «de force», a dit Horacio Arruda. 

Aîné récalcitrant dans une résidence de Québec: «ça prend véritablement une évaluation», dit Arruda

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, estime que le refus d'un aîné de se plier au confinement dans une résidence privée de Québec doit être évalué par son homologue dans la région de la Capitale-Nationale, qui a le pouvoir d'obliger le résident à rester chez lui.

Lors de son point de presse avec le premier ministre François Legault, jeudi, le Dr Arruda a réagi au reportage du Soleil sur cet homme de 79 ans, aux prises avec un problème de santé mentale, qui tourmente les locataires âgés de la résidence La Seigneurie de Salaberry en continuant à sortir plusieurs fois par jour. 

S'«il y a une menace appréhendée dans l'établissement ou dans cette résidence-là, bien, le directeur pourrait l'obliger à être confiné», même «de force», a dit Horacio Arruda. 

Comme le confinement est volontaire, la Santé publique tente d'abord de convaincre la personne récalcitrante avant de la contraindre, a expliqué le Dr Arruda. 

Mais si ça ne fonctionne pas et que la contrainte est justifiée légalement, le directeur de la santé publique dans la région de la Capitale-Nationale, François Desbiens, peut pour obliger une personne à rester chez elle 14 jours.

Selon Horacio Arruda, «ça prend véritablement une évaluation par le directeur de santé publique, qui a ce pouvoir-là». Toutefois, il faut faire attention de ne pas céder à la «délation de personnes qui ne sont pas à risque».

À la résidence La Seigneurie de Salaberry, de nombreux aînés ont des problèmes respiratoires ou d’autres problèmes de santé qui les rendent plus vulnérables au coronavirus. Pour le moment, il n’y a aucun cas recensé de COVID-19. 

Or, le directeur de la résidence, Stephen Morneau, craint que l'aîné qui persiste à sortir contracte le virus et contamine les résidents âgés en moyenne de 83 ans. 

M. Morneau dit qu'il attend des nouvelles du bureau du Dr Desbiens. Il espère que le directeur régional de la santé publique sera sensible au «cas particulier» auquel il fait face. 

Selon le directeur de la résidence, le problème est que «Monsieur ne comprend pas pourquoi il est confiné, dit M. Morneau, à propos du résident qui refuse le confinement. Par le fait même, il sort constamment. Je n'ai pas besoin d'un confinement volontaire, mais d'un confinement obligatoire».

Jeudi en fin d'après-midi, le CIUSSS a indiqué que le Dr Desbiens a demandé à des intervenants de la Capitale-Nationale de documenter la situation à la résidence. La direction de santé publique a également fait un suivi auprès du propriétaire de la résidence privée.

«Le directeur régional de santé publique pourra par la suite évaluer la situation et décider des actions à prendre en fonction des dispositions légales à sa disposition», indique Annie Ouellet, porte-parole du CIUSSS.