Marie-Pier Lampron, Nicolas Pilon-Fortier et le jeune Logan ont récemment accueilli la petite Clara dans leur vie.
Marie-Pier Lampron, Nicolas Pilon-Fortier et le jeune Logan ont récemment accueilli la petite Clara dans leur vie.

Accueillir un nouvel enfant, un doux réconfort pendant la crise

COVID-19 ou non, la vie suit son cours. Plusieurs couples ont récemment eu le bonheur d’accueillir un nouveau membre dans leur famille, tandis que d’autres découvrent actuellement les différentes étapes de la grossesse. Même si certaines inquiétudes sont forcément exacerbées, la venue d’un nouveau-né constitue pour la plupart une immense source de réconfort à travers la crise actuelle.

Marie-Pier Lampron a accepté de partager son expérience avec La Voix de l’Est. La résidente d’Ange-Gardien et son conjoint ont célébré l’arrivée de la petite Clara, le matin du dimanche 29 mars. Marie-Pier a observé plusieurs différences par rapport à son premier séjour à l’hôpital du Haut-Richelieu, il y a trois ans, alors qu’elle avait donné naissance à Logan.

« Dès que je suis arrivée à l’hôpital, les précautions étaient nombreuses. Il fallait se désinfecter les mains soigneusement et mon copain a dû mettre un masque », raconte-t-elle.

Plusieurs questions ont ensuite été posées du côté de la salle d’accouchement.

« Les employés voulaient savoir si on avait voyagé récemment, ou si on avait été en contact avec des gens qui avaient voyagé. Évidemment, ils ont aussi vérifié si on avait des symptômes [de la COVID-19] comme la toux ou la fièvre », ajoute la femme de 25 ans.

La Gardangeoise a certes senti un niveau de stress accru autour d’elle. Une fois que toutes les précautions ont été prises, la « routine normale » liée à une naissance a toutefois repris son cours. Avec une finalité des plus heureuses dans ce cas-ci.

Marie-Pier explique que le suivi de son dossier se fera surtout par téléphone. Elle affirme cependant que le principal inconvénient est d’être séparée de presque tous ses proches.

« On utilise différentes technologies, mais ils ne peuvent pas rencontrer notre fille directement. Je trouve ça dommage et triste, parce que Clara est une fierté pour nous. »

« Même si on sera évidemment très occupés, sa présence rendra nos journées plus agréables pendant la crise. »

Geneviève Guénette attend son premier enfant, une petite fille.

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CRAINTES ET INQUIÉTUDES

La pandémie de la COVID-19 complique particulièrement les choses pour celles qui attendent la venue de la cigogne pour la première fois. Geneviève Guénette reconnaît que le climat actuel nourrit ses inquiétudes. 

« Si la crise continue de s’aggraver, est-ce que mon chum va pouvoir assister à l’accouchement ? Si je vais à l’épicerie, est-ce que les gens auront bien lavé leurs mains ? Ça fait partie de mes préoccupations », explique la Valoise de 33 ans, qui en est à sa 31e semaine de grossesse.

Une embûche supplémentaire s’est présentée sur sa route au cours des derniers mois. Des problèmes récurrents avec un ex-voisin l’ont récemment amenée à quitter Roxton Falls pour s’installer à Acton Vale. « À un certain moment, je ne pouvais plus vivre avec mon chum. Ça a vraiment ajouté à mon niveau d’anxiété... », déplore la future maman d’une petite fille. 

En début de semaine, cette dernière tentait de naviguer à travers les procédures de l’assurance-emploi. Comme bien d’autres entreprises, son employeur, Artopex, n’a eu d’autre choix que d’effectuer des mises à pied. 

Adaptation

Enceinte d’un garçon depuis 26 semaines, Jézabel Lavoie a aussi été forcée de s’adapter depuis le déclenchement de l’épidémie. Âgée de 23 ans, la résidente d’Upton préfère cependant « voir le verre à moitié plein ». 

« Ce serait faux de dire que je n’ai pas paniqué avec tout ce qu’on entend à la télé et à la radio, ce qu’on lit sur les médias sociaux », précise la technicienne en production laitière, toujours au travail malgré la crise. « Mais malgré tout, la vie continue, plusieurs semblent l’oublier ! [...] Je m’efforce d’être sereine. Je me concentre, une journée à la fois, sur ce qui s’en vient pour moi et mon copain : accueillir ce petit bébé chez nous. »