Des denrées non périssables.
Des denrées non périssables.

170 000$ en 24 heures pour la Banque d'alimentation d'Ottawa... grâce au Wu-Tang Clan?

En seulement 24 heures, un défi lancé sur Twitter par le maire d’Ottawa, Jim Watson, a permis de recueillir 170 000$ pour la Banque d’alimentation d’Ottawa (BAO) grâce à la participation, pour le moins étonnante, du légendaire groupe de hip-hop Wu-Tang Clan.

M. Watson a publié plus tôt cette semaine la vidéo d’une conversation qu’il a eue avec le président-directeur général de la BAO, Michael Maidment, et le chef des opérations de Shopify, Harley Finkelstein. Ce dernier s’est engagé à donner 1$ à la banque alimentaire chaque fois que le tweet du maire serait partagé, jusqu’à concurrence de 10 000$.

Le défi consistait à réaliser un don et à inviter publiquement des amis ou des personnalités publiques à soutenir à leur tour la BAO. L’homme d’affaires membre du conseil d’administration d’HEXO, Adam Miron, a annoncé sur Twitter qu’il ferait un don de 10 000$ et a défié le Wu-Tang Clan à se joindre au mouvement.

«Nous venons de faire un don à notre tour, a écrit le Wu-Tang Clan sur Twitter en fin d’après-midi jeudi. Nous apprécions le soutien continu des Canadiens après toutes ces années. Est-ce que nos frères canadiens George Stromboulopoulos, Chris Taylor [président de Entertainment One Music] et Russell Peters peuvent nous aider à partager le message pour obtenir plus de dons?»

«Je crois qu’Adam Miron a travaillé avec eux dans le passé, explique la gestionnaire des communications de la BAO, Samantha Ingram. Tout le monde a aimé voir ça, c’est certain. Ç’a amené un sourire dans le visage de toute l’équipe!»

En soirée jeudi, M. Finkelstein a annoncé qu’en seulement 24 heures, la BAO a pu renflouer ses coffres avec des dons totaux de 170 000 $.

Mme Ingram soutient que l’argent recueilli dans la première journée du défi permet généralement de nourrir 29 000 personnes pendant une semaine, alors qu’en moyenne, 39 000 font appel aux services de banques alimentaires à Ottawa chaque mois. Or, la demande est croissante depuis le début de la crise de la COVID-19 en raison du nombre élevé des résidents qui ont soudainement perdu leur emploi.

«On n’a pas de chiffres concrets encore, mais ce qu’on entend de notre réseau de banques alimentaires communautaires, c’est qu’ils voient de plus en plus de gens se présenter à leur porte», explique Samantha Ingram.

«La réponse de la communauté jusqu’à maintenant a été vraiment formidable, ajoute la gestionnaire des communications de la BAO. On doit continuer le travail, parce qu’on ne sait pas combien de temps va durer cette crise.»