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COVID-19: les États-Unis vaccinent, la France teste massivement

AFP
Agence France-Presse
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WASHINGTON - Les États-Unis entament lundi une vaste campagne de vaccination contre la COVID-19, après des préparatifs express durant le week-end, pendant que de l’autre côté de l’Atlantique, la France se lance dans une stratégie de dépistages massifs dans certaines villes et que l’Allemagne se prépare à un confinement partiel.En un an, la pandémie a déjà tué plus de 1,6 million de personnes dans le monde.

Aux États-Unis, pays le plus touché, le nombre de morts se rapproche du seuil des 300.000 décès avec un total dimanche soir de 299,093 et plus de 16 millions de cas. ce week-end, le vaccin Pfizer-BioNTech a commencé à être expédié, en caisses réfrigérées à -70°C, depuis l’usine Pfizer du Michigan vers des hôpitaux et d’autres sites.

Pfizer indique que 20 avions transporteront ses vaccins chaque jour. «Les vaccins sont expédiés et en chemin», s’est félicité dimanche le président américain Donald Trump sur Twitter.

Le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, a affirmé de son côté que son Etat, situé dans l’est des États-Unis, serait le premier à vacciner des Américains, moins de 72 heures après que le vaccin Pfizer-BioNTech eût reçu le feu vert des autorités sanitaires américaines.

Près de trois millions de doses devraient être rendues disponibles d’ici mercredi, avec l’objectif de vacciner quelque 20 millions d’Américains avant la fin de l’année et 100 millions avant fin mars.

L’urgence se fait sentir: les infections ont grimpé en flèche, avec 1,1 million de nouveaux cas confirmés durant les cinq derniers jours. La mort samedi des suites du Covid-19 du chanteur noir de country Charley Pride, 86 ans, a suscité l’émotion dans le pays.

Les États-Unis ont été vendredi le sixième pays à approuver le vaccin de l’alliance américano-allemande, après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Mexique. L’Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d’ici fin décembre.

Le Quebec débute également lundi sa première phase de vaccination, avec les résidents et personnel de santé d’une maison de retraite dans la ville éponyme.

Sur le Vieux continent, le plus frappé avec 477.631 décès et plus de 22 millions de cas, les craintes s’accentuent avant les fêtes de fin d’année, et la deuxième vague de l’épidémie s’accélère notamment en Allemagne et en Italie.

Selon les données compilées par l’AFP, l’Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236.700 en moyenne par jour).

Dépistage massif

La France se lance cette semaine dans une stratégie de dépistage massif ciblé sur quelques agglomérations, Le Havre -nord-ouest) et Charleville-Mézières (nord-est) pour commencer, dans l’espoir de mieux contrôler l’épidémie en vue du déconfinement.

Deux autres territoires doivent tenter la même opération en janvier, parmi ceux où le virus circule le plus vite en France: Roubaix (nord) et Saint-Etienne (centre-est).

La stratégie s’inspire de celle tentée au Royaume-Uni à Liverpool, menée début novembre et dont le bilan a été jugé positif

En Allemagne, où la pandémie «est hors de contrôle» selon le dirigeant de la Bavière Markus Söder, un confinement partiel a été décrété dimanche à partir de mercredi jusqu’au 10 janvier, rappelant celui vécu au printemps lors de la première vague.

Certaines régions n’ont pas attendu la réunion de dimanche pour prendre des mesures. En Saxe (est), l’Etat régional le plus frappé par l’épidémie actuellement, les fermetures de magasins et d’écoles entrent en vigueur lundi.

En Suisse, le directeur de l’hôpital de Zurich a réclamé la mise à l’arrêt du pays et, selon le journal SonntagsZeitung, les cinq hôpitaux universitaires de Bâle, Berne, Zurich, Lausanne et Genève ont exprimé «leur grande préoccupation» au ministre de la Santé.

L’Italie, cinquième pays le plus endeuillé au monde après les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Mexique, a dépassé samedi le Royaume-Uni comme pays européen le plus touché avec 64.036 morts et plus de 1,8 million de cas.

Plus au nord, la Lituanie va fermer la plupart des magasins à partir de mercredi. Pour sa  Première ministre Ingrida Simonyte,  «les chiffres sont effrayants et attristants, le risque est désormais partout».

Troisième vague en Corée du Sud

En Asie, la Corée du Sud, qui affronte une troisième vague d’infections, a signalé dimanche 1.030 nouveaux cas, un record pour le deuxième jour consécutif.

Longtemps érigé en modèle de gestion de la crise sanitaire, le pays a été surpris par ce regain et le président Moon Jae-in a évoqué samedi une situation «très grave». Il a présenté ses excuses à propos des difficultés rencontrées par son gouvernement.

En Afrique, la Mauritanie a annoncé dimanche rétablir un couvre-feu nocturne face à la progression du COVID-19, qui menace de saturation les hôpitaux de ce pays pauvre aux moyens sanitaires limités.

Quant au petit royaume d’Eswatini, enclavé dans l’Afrique du Sud, il a perdu son premier ministre, décédé plus de deux semaines après avoir été diagnostiqué positif à la COVID-19, même si les autorités n’ont pas précisé la cause de ce décès.