Le superviseur chez Dessercom à Granby, Jean-Philippe Guyon.
Le superviseur chez Dessercom à Granby, Jean-Philippe Guyon.

COVID-19: fin du déploiement des équipes de paramédics spécialisées

Après des mois à multiplier les interventions auprès de patients potentiellement infectés par la CODIV-19, les équipes de paramédics dédiées à ces appels ont été dissoutes en raison de l’importante diminution du nombre de cas. Si la région connaît une deuxième vague de la pandémie, elles seront toutefois prêtes à reprendre du service.

Que ce soit les paramédics du Groupe CAMBI à Cowansville ou ceux de Dessercom à Granby, les équipes ont été retirées du terrain depuis la fin du mois de juin. Leurs interventions étaient concentrées essentiellement auprès de patients qui présentaient l’un des signes du virus.

«Pendant un quart de travail de huit heures, ils pouvaient faire deux ou trois appels», expose Guillaume Dostie, superviseur chez Groupe CAMBI.

Les paramédics de Granby ont également été fort occupés en répondant en moyenne à quatre ou cinq appels par quart de travail. «On avait une équipe de jour et une équipe de soir, rappelle Jean-Philippe Guyon, superviseur chez Dessercom à Granby. Au départ, on voulait que ces équipes se consacrent à ces interventions pour minimiser le contact avec ces patients-là.»

L’équipe du Groupe CAMBI à Cowansville qui était destinée à intervenir auprès de patients potentiellement infectés à la COVID-19 a répondu en moyenne à deux ou trois appels par quart de travail.

En première ligne

Dès qu’un appel était fait au 911, un premier questionnaire était rempli par le répartiteur au bout du fil. Si le patient présentait ne serait-ce qu’un seul signe s’apparentant à celui de la COVID-19, l’équipe spécialisée était affectée sur les lieux. Une fois sur place, si leur évaluation laissait croire que le patient était infecté par le virus, l’équipe lui prodiguait des soins et le transportait au centre hospitalier.

«Ils intervenaient en première ligne, indique M. Guyon. Si la personne ne correspondait pas aux critères, ils ne la transportaient pas et une équipe régulière se rendait auprès du patient.»

Une période d’ajustement a été nécessaire lorsque ces équipes ont été implantées. «C’est comme si on construisait un avion en plein vol», illustre M. Dostie.

Les protocoles ministériels ont changé plus d’une fois. Les intervenants ont également dû se familiariser davantage avec les équipements de protection. «On avait tous les principes de base. Les équipements, on les avait aussi, mais on ne les utilisait pas beaucoup avant», fait savoir M. Guyon.

Même si les équipes spécialisées ne sont plus en service, le questionnaire médical pour s’assurer que le patient ne présente aucun signe du virus est toujours en vigueur, autant au 911 qu’à l’arrivée des paramédics sur les lieux d’une intervention. Dans le doute, les secouristes enfilent tout l’équipement pour se protéger.

Diminution des appels

Depuis quelques semaines, les appels destinés à intervenir auprès d’une personne potentiellement infectée par le coronavirus ont fondu, ce qui justifie le retrait des équipes spécialisées. Les heures de travail qui étaient effectuées par ces unités spéciales sont tout de même assurées en grande partie par d’autres équipes régulières, ce qui représente un ajout d’effectifs à certaines périodes de la semaine.

Si une deuxième vague frappe la région, les équipes seront déjà prêtes à revenir en poste. «On est prêts, assure M. Dostie. On n’a aucune inquiétude à ce niveau.»

Même son de cloche du côté de Granby où les intervenants sont aussi mieux préparés à affronter une deuxième vague, affirme le superviseur.