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COVID-19

La désinformation de Bolsonaro ne passe plus

BRASILIA — Facebook et Instagram ont supprimé lundi à leur tour, après Twitter, des vidéos du président brésilien Jair Bolsonaro, estimant qu’elles envoyaient le mauvais message sur l’épidémie de coronavirus.

«Nous retirons des contenus sur Facebook et Instagram qui enfreignent nos conditions d’utilisation, lesquelles n’autorisent pas la désinformation pouvant causer des torts physiques aux personnes», a indiqué Facebook dans un communiqué envoyé aux médias.

Twitter avait invoqué la veille, face aux mêmes vidéos, «le renforcement de ses règles pour prendre en compte les contenus qui vont éventuellement à l’encontre des consignes de santé publique émanant de sources officielles et qui pourraient augmenter le risque de transmission de la COVID-19».

Les vidéos concernées montraient le chef de l’État prenant des bains de foule dimanche à Brasilia, en contradiction flagrante avec les consignes officielles au Brésil.

Démission réclamée

Samedi, son ministre de la Santé Luiz Henrique Mandetta avait souligné l’importance de se tenir éloignés les uns des autres pour éviter la propagation de la maladie.

Ce ministre l’a répété lundi. «En ce moment, nous devons maintenir le degré le plus élevé de distanciation sociale, pour nous puissions [...] donner du temps afin que le système de santé se renforce», a-t-il affirmé.

Le Brésil recense 4579 cas de la maladie, pour 159 morts.

Son président d’extrême droite s’est cependant montré très sceptique sur la gravité de ce qu’il considère comme une «petite grippe».

«Les autorités de certains États et municipalités doivent renoncer au concept de la terre brûlée: l’interdiction des transports, la fermeture des commerces et le confinement massif», disait-il le 25 mars.

Les principales personnalités de la gauche ont publié lundi un manifeste demandant sa démission. «Bolsonaro est plus qu’un problème politique, il est devenu un problème de santé publique», écrivaient-ils.

Affaires

La Caisse de dépôt et placement  libère 4 milliards pour les entreprises québécoises

LA PRESSE CANADIENNE — La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé lundi qu'elle participerait aux efforts de soutien face à la crise de la COVID-19 en réservant notamment une enveloppe de 4 milliards $ pour les entreprises affectées.

Le bas de laine des Québécois a précisé que ces fonds compléteraient les initiatives offertes par les autres entreprises financières, investisseurs institutionnels et gouvernements, et viseraient à répondre aux besoins spécifiques de liquidités des entreprises.

Les sociétés admissibles au portefeuille d'urgence de la Caisse de dépôt et placement devront entre autres démontrer qu'elles étaient rentables avant la crise, qu'elles offrent des perspectives de croissance prometteuses dans leur secteur et être à la recherche d'un financement de plus de 5 millions $.

Une autre enveloppe de 300 000 $ sera réservée pour cinq organisations qui offrent des «services directs et de première nécessité aux populations les plus vulnérables». Le Fonds d'urgence de Centraide, la Croix-Rouge, les Petits Frères, Tel-jeunes et Alloprof se partageront cette contribution «philanthropique et communautaire».

La Caisse a en outre annoncé que, vu le contexte actuel, elle allait geler les salaires de l'ensemble de ses dirigeants et de ceux de ses filiales.

Le versement de la rémunération variable liée à la performance des responsables de la Caisse et de ses filiales pour 2019 a en outre été reporté jusqu'au troisième trimestre de 2020.

«Il est essentiel pour la Caisse de participer à l'effort collectif dans le contexte de la crise liée à la COVID-19», a fait valoir dans un communiqué le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement, Charles Émond, soulignant que le contexte était «difficile, mais temporaire».

«(Notre) initiative illustre bien l'exercice de notre double mission de répondre aux besoins de nos déposants et d'appuyer nos entreprises et l'économie du Québec.»

Monde

Les États-Unis vont envoyer 100 M$ de matériel médical à l’Italie

WASHINGTON — Les États-Unis vont envoyer du matériel médical pour un montant de 100 millions de dollars à l’Italie, le pays où le nouveau coronavirus a tué le plus de monde à ce jour, a annoncé lundi Donald Trump.

Le président américain a déclaré s’être entretenu au téléphone avec le président du Conseil italien Giuseppe Conte.

«Nous avons des produits en surplus dont nous n’avons pas besoin, nous allons envoyer environ 100 millions de dollars de choses chirurgicales, médicales et hospitalières à l’Italie», a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne sur la pandémie, depuis les jardins de la Maison Blanche.

Le président Trump a aussi estimé que la production de respirateurs artificiels allait monter en puissance grâce au concours d’une dizaine d’entreprises aux États-Unis.

«À mesure que nous produirons plus que nos besoins, nous en enverrons en Italie, nous en enverrons en France, nous en enverrons en Espagne, où ils ont de terribles problèmes, et d’autres pays si possible», a-t-il assuré, alors que l’épidémie s’accélère aussi aux États-Unis, avec près de 3 000 morts et plus de 160 000 cas officiellement recensés.

Un porte-parole de la Maison Blanche a indiqué plus tard que Donald Trump avait adressé à Giuseppe Conte «ses condoléances pour ceux qui ont péri en Italie» et avait «réaffirmé l’engagement» de Washington à travailler avec Rome «et l’ensemble de ses partenaires et alliés européens» dans la lutte contre le virus.

Le président américain a fait savoir dimanche qu’il prolongeait jusqu’à fin avril les recommandations de distanciation sociale draconiennes visant à éviter la propagation de la COVID-19.

Tout en appelant les gens à «rester chez eux», il a redit lundi qu’il était «peu probable» qu’il décrète un confinement strict au niveau national. Les mesures sont prises pour l’instant au niveau des états fédérés et plus de 70 % des Américains sont déjà concernés par un confinement.

Il a toutefois prévenu que le mois d’avril serait crucial.

«Il s’agit de 30 jours vitaux. Nous allons tout faire pendant ces 30 jours», a-t-il promis.

Le président des États-Unis a enfin dit envisager de demander à tous les Américains de porter un masque «pour un certain temps, pas pour toujours».

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PLUS DE 3000 MORTS AUX ÉTATS-UNIS

Le nombre des décès provoqués par la pandémie de coronavirus aux États-Unis a dépassé les 3 000 lundi soir, tandis que le nombre de cas recensés passait à plus de 163 000, selon l’université Johns Hopkins, dont les chiffres, actualisés en continu, font référence.

Les États-Unis sont, de loin, le pays au monde répertoriant le plus grand nombre de cas confirmés (163 429), pour 3 008 morts. La barre des 2 000 morts avait été franchie samedi.

COVID-19

Une «brigade préventive COVID-19» à Lévis

La police de Lévis a mis sur pied une «brigade préventive COVID-19» pour répondre aux signalements de citoyens qui en soupçonnent d’autres de ne pas respecter les règles de confinement et de distanciation sociale ordonnées par le gouvernement du Québec.

Une dizaine de policiers de jour et un peu moins le soir sont assignés à cette brigade de prévention de la COVID. Ils sont dispersés dans tous les secteurs de la Ville. 

Alors que les cas de COVID-19 continuent d’augmenter dans la région de Chaudière-Appalaches, la police de Lévis a mis sur pied cette brigade pour que les membres de cette brigade puissent concentrer leurs efforts à faire respecter les règles qui freinent la propagation du virus. 

Mais la formation de la brigade est aussi un message envoyé aux citoyens de la ville. «Il faut qu’on rehausse le sentiment de sécurité des gens, dit Maxime Pelletier, porte-parole du Service de police de la Ville de Lévis (SPVL). C’est une période qui est quand même stressante pour eux».  

Le SPVL a annoncé lundi la formation de cette brigade, mais elle a déjà commencé son travail depuis cinq jours. 

Ses membres font notamment respecter l’interdiction de rassemblements et sensibilisent les citoyens à la distance de deux mètres qu’ils doivent maintenir entre eux. 

Ils sont intervenus par exemple pour disperser une fête d’adultes dans une maison ou éloigner des enfants qui jouent trop proches l’un de l’autre dans un parc, illustre Maxime Pelletier, porte-parole du SPVL. Les policiers vont aussi faire de la sensibilisation dans les épiceries, donnant un coup de main aux employés qui doivent faire respecter la distance de deux mètres. 

Les policiers de la brigade doivent aussi répondre aux signalements concernant le non-respect de la période de confinement pour les gens qui sont atteints de la COVID-19 ou qui risquent d’être infectés. Ils doivent aussi surveiller le respect de la fermeture générale des commerces non essentiels.

Les patrouilleurs ont la possibilité de remettre une amende de 1000 $ à ceux qui refusent de respecter les règles de la Santé publique. Mais, jusqu’ici, ils n’ont remis aucune contravention de la sorte. Les citoyens «collaborent très bien» lorsque les patrouilleurs interviennent, dit Maxime Pelletier. 

Actualités

Le boulevard Leclerc pris d’assaut par les services d’urgence [VIDÉO]

Ambulanciers, policiers et pompiers ont pris d’assaut le boulevard Leclerc de Granby lundi soir à 20h30. Ils se sont mobilisés en guise de soutien au personnel soignant qui travaille à l’hôpital de Granby en pleine pandémie de coronavirus. Gyrophares et klaxons se sont fait voir et entendre durant deux minutes.

«C’est un mouvement national et on trouvait ça bien d’y participer», souligne Marc Farand, porte-parole du Service de police de Granby.

Monde

COVID-19: la Floride ne veut pas laisser débarquer les passagers du Zaandam

FORT LAUDERDALE — L’incertitude pesait lundi sur le paquebot Zaandam, qui transporte quatre morts et des dizaines de personnes souffrant de symptômes grippaux. Le gouverneur de Floride ne veut pas les laisser débarquer en pleine pandémie de coronavirus, mais envisage de faire monter des secours à bord.

C’est avec 1 800 passagers de multiples nationalités et membres d’équipage à son bord que le paquebot néerlandais était parti le 7 mars de Buenos Aires, avait franchi le cap Horn, puis avait vu le Chili refuser les passagers malades qu’il voulait débarquer.

Le Zaandam a finalement atteint lundi la mer des Caraïbes, après avoir parcouru les 80 kilomètres du canal de Panama dans la nuit de dimanche à lundi.

Il avait auparavant effectué le transfert de quelque 400 passagers sains vers le Rotterdam, un second navire envoyé à la rescousse par la compagnie Holland America (groupe Carnival),  avec des vivres, du personnel et des tests COVID-19.

Mais le port d’arrivée que visait le Zaandam, Fort Lauderdale, en Floride, hésite à l’accueillir.

Et le gouverneur de cet état du sud-est des États-Unis, Ron DeSantis, a été très direct.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de nous voir refourguer des gens, qui ne sont même pas des Floridiens», a-t-il déclaré, arguant que les passagers «épuiseraient les précieuses ressources» mises en place pour faire face au coronavirus dans l’état.

«Nous aimerions que du personnel médical soit simplement envoyé sur le bateau, et espérons que les compagnies de croisière pourront l’organiser, afin de s’occuper des gens qui ont peut-être besoin d’assistance médicale», a-t-il précisé plus tard.

«Mais je crois que beaucoup d’entre eux sont des étrangers, et nous voulons nous assurer que nous avons les lits disponibles pour» les habitants de la Floride, a encore souligné le gouverneur républicain.

Une élue démocrate du Congrès américain, Ilhan Omar, a appelé la Floride à laisser «les passagers débarquer avant que toute nouvelle mort inutile ne survienne», en expliquant que six d’entre eux, dont quatre malades, venaient de son état du Minnesota.

«Quatre personnes sont mortes et cela restera sur la conscience de tous ceux qui nous ont rejetés tout au long du chemin», avait dit dimanche à l’AFP une passagère, Laura Gabaroni, évacuée samedi du Zaandam, où elle voyageait avec son époux.

Une centaine de Français

Parmi les passagers des deux paquebots, de multiples nationalités sont représentées dont 105 Français, selon des sources officielles.

Garder le cap sur la Floride reste à ce stade «l’option privilégiée», a déclaré lundi le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, sur la chaîne France 5.

«La Floride comprend de nombreux ports», a-t-il répondu, interrogé sur les hésitations de Fort Lauderdale à autoriser l’accostage. «Nous allons continuer les interventions politiques s’il le faut pour trouver une solution», a-t-il ajouté.

Le président du bateau de croisière a assuré que ses équipes travaillaient «24 heures sur 24» pour «trouver une destination» dans une situation «difficile et sans précédent».

«La meilleure façon de protéger votre santé est de faire en sorte que vous soyez à l’isolement et en sécurité pendant que nous travaillons pour trouver une destination afin de vous permettre de débarquer et de rentrer chez vous», a expliqué Orlando Ashford aux passagers, dans une vidéo publiée par Holland America sur les réseaux sociaux.

Contrairement à ce qui avait été expliqué dans un premier temps, le Zaandam et le Rotterdam «vont rester ensemble».

Dimanche, l’Autorité du canal de Panama (ACP), qui gère la voie maritime, avait donné son feu vert à la traversée des deux navires, à titre exceptionnel, pour des raisons «humanitaires».

Selon Paris, Panama a autorisé le passage du paquebot après un appel du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à son homologue panaméen.

Samedi, un premier groupe de 400 personnes, déjà testées négatives à la COVID-19, avait été accueilli à bord du Rotterdam. Le transfert s’est poursuivi dimanche entre les deux navires lorsqu’ils mouillaient au large de la côte pacifique du Panama.

Vendredi, Holland America avait annoncé le décès de quatre passagers à bord du Zaandam, sans en préciser la cause, et la contamination d’au moins deux autres de la COVID-19. Mais elle ne faisait plus état de ces deux cas dans un communiqué dimanche soir.

Santé

Équipement médical: les imprimantes 3D et le laser en renfort

Imprimantes 3D et découpeurs au laser sont mis à contribution dans la fabrication d’équipement de protection contre la COVID-19.

L’Université d’Ottawa (Ud’O), la Fabrique Mobile de l’Outaouais et même de simples citoyens font partie de ceux qui veulent collaborer à la lutte au nouveau coronavirus.

Monde

États-Unis: New York salue l’arrivée d’un navire-hôpital, l’épidémie s’accélère 

NEW YORK — Engagée dans une course contre la montre pour faire face au pic de l’épidémie, New York a salué lundi l’arrivée d’un navire-hôpital militaire de 1000 lits, alors que le coronavirus se propage vite aux États-Unis, poussant Donald Trump à prolonger les recommandations de confinement jusqu’à fin avril.

Le USNS Comfort, d’une capacité de 1000 lits et 12 blocs opératoires, est arrivé vers 10h30. Il doit permettre de décharger les hôpitaux new-yorkais de malades ne nécessitant pas des soins liés au coronavirus.

«Le fait que la marine soit là, que l’armée soit là pour aider New York à un moment où notre ville est dans le besoin, c’est très important», a déclaré le maire Bill de Blasio, alors que le bateau entrait dans le port de Manhattan.

«Cela veut dire que nous ne sommes pas seuls [...] c’est un symbole d’espoir», a-t-il ajouté lors d’un point presse.

L’arrivée de ce bateau, en même temps que l’ouverture d’un hôpital dans le centre de conférence Javits Center à Manhattan, qui pourra accueillir près de 3000 malades non touchés par le virus, intervient alors que le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 augmente à toute vitesse aux États-Unis.

L’État de New York, épicentre de l’épidémie aux États-Unis, comptait lundi après-midi plus de 67 000 cas confirmés et plus de 1200 morts, selon le gouverneur Andrew Cuomo. Et l’épidémie progresse ailleurs aux États-Unis, frappant désormais durement les États du New Jersey, de la Louisiane, de l’Illinois ou de la Floride.

Les États-Unis sont devenus ces derniers jours le pays avec le plus de cas confirmés, plus de 163 000 et plus de 3000 morts, selon les derniers chiffres de l’université Johns Hopkins, actualisés en continu.

«Le virus a un temps d’avance sur nous depuis le premier jour», a déclaré lundi le gouverneur Andrew Cuomo lors d’un point presse. «On ne gagne jamais à essayer de rattraper son retard. Il faut planifier pour dans deux, trois, quatre semaines, lorsque ce sera le pic [de l’épidémie], et être sûr qu’on sera alors en position de gagner la bataille».

Bill de Blasio a souligné que la ville avait encore besoin en urgence, rien que pour tenir la semaine, de quelque 400 respirateurs artificiels et de renforts de personnel médical.

«La semaine dernière, on avait probablement environ 50 % de patients avec le coronavirus. Cette semaine, on est passé à 75 %. Maintenant on est à 85-90 %», indiquait ce week-end à l’AFP le docteur Shamit Patel, qui travaille aux urgences du groupe hospitalier Mount Sinai à Manhattan. «Nous ne sommes pas encore au bout de nos capacités, mais nous nous y préparons».

Extension du confinement

Cette aggravation de la situation a poussé Donald Trump à prolonger jusqu’à fin avril les consignes de confinement et de restrictions visant à ralentir la propagation du coronavirus, plutôt que de les alléger d’ici le 12 avril comme il l’avait espéré.

«On a pris le 30 avril comme le jour où on espère voir de vrais progrès», a-t-il expliqué à la chaîne Fox News. «Et ensuite peut-être d’ici le 1er juin, c’est terrible à dire, mais on pense que le nombre de morts sera très bas».

Le très respecté docteur Anthony Fauci, qui avait indiqué dimanche que l’épidémie pourrait faire 200 000 morts aux États-Unis, a indiqué lundi n’avoir eu aucun mal à convaincre le président de prolonger les recommandations de confinement et distanciation sociale au-delà de la mi-avril, après lui avoir montré les données montrant l’évolution attendue de l’épidémie.

Avec l’ajout lundi du Maryland et de la Virginie, près de 234 millions d’Américains sont désormais sous ordre strict de rester chez eux, soit plus de 70 % de la population.

Après avoir initialement minimisé l’épidémie, le président Trump oscille sur la gravité de la situation et sa volonté de faire redémarrer l’économie rapidement.

Le nombre de chômeurs inscrits dépassait la semaine dernière les trois millions, et il devrait s’aggraver dans les semaines à venir.

Baseball

La MLB songe à son calendrier post-virus: pense-t-elle aux joueurs?

Le baseball majeur et l’Association des joueurs contemplent plusieurs scénarios de relance afin de jouer le plus de matchs possible quand la pandémie de COVID-19 sera chose du passé. Mais le receveur des Reds de Cincinnati Tucker Barnhart a soulevé un point intéressant, sûrement partagé par plusieurs de ses collègues: est-ce que de tenter d’insérer le plus de matchs dans le plus court délai possible et de prolonger la saison jusqu’en novembre, voire décembre, ne pourrait pas causer davantage de blessures?

«La sécurité des joueurs est un point très important», a déclaré Barnhart, représentant des joueurs des Reds auprès de la MLBPA, a déclaré lundi au cours d’une téléconférence.

La reprise des activités apportera son lot de questions. Combien de journées de congé seront sacrifiées en 2020? Combien de matchs par semaine les clubs devront jouer? Comment la saison 2021 serait affectée par un plus court entre-saisons?

«À partir de maintenant, il faut aussi penser à l’intégrité de la prochaine saison. Ce que je veux dire par là, c’est qu’en obligeant les joueurs à jouer autant de matchs en si peu de temps, vous augmentez les risques de blessures, de blessures sérieuses, a ajouté Barnhart. Ce ne sont que mes hypothèses, pas celle du syndicat. Mais les joueurs devront être protégés. Si vous ne pouvez le faire, je pense que c’est là où je tracerais la ligne, personnellement.»

Le lanceur des Pirates de Pittsburgh Jameson Taillon a les mêmes réflexions. Lui qui est déjà tenu à l’écart pour tout 2020 en raison d’une reconstruction ligamentaire du coude droit, il a songé à effectuer un retour si la saison se prolongeait jusqu’en novembre. On lui a rapidement fait oublier ce projet.

Mais sur les effets plus généraux que pourrait avoir une saison condensée, Taillon ne veut pas trop s’avancer.

«Il s’agit d’une situation unique. Nous devrons être très prudent au sujet de la santé des joueurs.»

«Être créatifs»

Personne ne sait quand le baseball et les autres sports pourront reprendre leurs activités, puisque personne ne sait quand la vie reprendra son cours normal après cette pandémie. Il y a plus de 750 000 personnes d’infectées à travers le monde et plus de 35 000 sont morts, selon les chiffres fournis par l’Université Johns Hopkins. De ce nombre, plus de 140 000 infectés et 25000 décès proviennent des États-Unis.

Les camps d’entraînement ont été suspendus le 12 mars; le lancement de la saison, qui devait avoir lieu jeudi dernier, a été repoussé au moins jusqu’à la mi-mai.

«À ce moment-ci, il est difficile de dire ce qui sera fait ou ce que nous devrions faire. La MLB utilise toutes ses ressources et celles des 30 clubs afin de trouver des idées sur la meilleure façon de jouer une saison comptant le plus de matchs possibles ainsi qu’un scénario éliminatoire», a expliqué le directeur général des Nationals de Washington, Mike Rizzo, dont l’équipe a prêté son complexe printanier afin qu’il devienne un centre de tests de détection du coronavirus.

«Comme le commissaire l’a déjà dit, nous allons devoir être créatifs, a ajouté Rizzo. Mais au-delà de cela, nous ne faisons que spéculer présentement.»

La MLB et ses joueurs espèrent compléter leurs discussions initiales au sujet du calendrier le 10 avril. Parmi les scénarios considérés: repousser la fin de la saison, même si cela demande de disputer des rencontres dans des sites neutres et des stades couverts pour éviter le temps froid; de jouer plus de programmes doubles afin de disputer plus de matchs par semaine; de jouer des rencontres à huis clos; et changer le format des séries.

Réaliste, Barnhart sait bien ce qui constituera la motivation première pour l’ultime scénario qui sera retenu.

«Comme joueurs, nous voulons jouer le plus de matchs possible, non seulement parce que nous adorons jouer, mais parce qu’on veut toucher le maximum de nos salaires. C’est la vérité. C’est la même chose pour les propriétaires: tout le monde veut faire de l’argent.»

Les journalistes de l’Associated Press Will Graves, Stephen Hawkins et Joe Kay ont contribué à cet article.

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

COVID-19

Un comité de veille économique dans la région

Pour faire face à la crise actuelle et favoriser la relance économique lorsque le temps sera venu, la MRC de la Haute-Yamaska met sur pied un comité stratégique de veille économique, de concert avec Granby Industriel, Commerce Tourisme Granby et région, la Corporation de développement communautaire de la Haute-Yamaska, la députée de Shefford ainsi que les députés de Brome-Missisquoi, Granby et Johnson.

Ce vaste mouvement de mobilisation vise principalement à soutenir les entreprises d’ici durant la pandémie. L’existence d’un tel comité permettra de regrouper en un seul endroit toutes les informations liées à la réalité et aux problèmes vécus par les entreprises en ce moment. Il sera également plus facile de diffuser des renseignements sur les ressources existantes et futures pour surmonter cette période difficile.

Sports

JO de Tokyo: moins d’incertitude mais l’attente sera longue pour les athlètes

Lors des jours les plus froids et les plus durs sur Elk Lake, près de Victoria, la rameuse Hillary Janssens s’est dit, ainsi qu’à ses mains engourdies, «c’est le dernier hiver où nous devons faire ça avant Tokyo».

Mais non.

Le Comité international olympique et le comité d’organisation de Tokyo ont annoncé lundi les nouvelles dates des Jeux olympiques et paralympiques.

Les athlètes canadiens peuvent maintenant réfléchir à ce que cela signifie pour eux.

Les Jeux olympiques d’été débuteront le 23 juillet 2021, les Jeux paralympiques le 24 août.

En raison de la pandémie de la COVID-19, qui a infecté des centaines de milliers et tué des milliers de personnes dans le monde, les JO ont été reportés pour la première fois de l’histoire.

Janssens de Cloverdale, en Colombie-Britannique, et sa coéquipière Caileigh Filmer, de Victoria, ont remporté un titre mondial chez les femmes en 2018, ainsi qu’une médaille de bronze au championnat du monde, l’an dernier.

Le duo est sorti d’un hiver exténuant prêt pour Tokyo. Il faudra désormais s’entraîner plus longtemps et plus durement pour atteindre cet objectif en 2021.

«Nous allons devoir recommencer un an d’entraînement, a dit Filmer. C’est difficile un autre hiver. C’est épuisant. Mais Hillary et moi pouvons passer au travers et faire encore mieux.»

Tokyo semblait si proche pour la lutteuse Erica Wiebe de Stittsville en Ontario quand elle s’est qualifiée, le 14 mars. La championne olympique doit maintenant accepter 16 mois de plus de préparation.

«J’espérais un peu que ce soit reporté à plus tôt en 2021, a déclaré Wiebe. Maintenant, c’est comme ‘OK, une année entière d’attente’.

«La seule chose que vous pouvez faire est de retourner à la planche à dessin. Dans mon sport, il y a toujours des choses que vous pouvez faire mieux.»

La vedette du sprint Andre de Grasse de Markham, en Ontario, aime savoir qu’il y ait des dates fermes pour ancrer son entraînement.

«C’est bien d’avoir de nouvelles dates, dit-il. Il y a toujours place à amélioration. Je vais utiliser l’année supplémentaire pour m’améliorer dans tous les aspects des compétitions.»

Les nouvelles dates ont atténué une partie de l’incertitude ressentie par les athlètes.

Il y a un objectif lointain à l’horizon, en attendant la réouverture des installations d’entraînement et le redémarrage des processus de qualifications.

«Nous pouvons commencer à rêver, a dit Rosie MacLennan de King en Ontario, double championne olympique de trampoline.

«C’est vraiment génial pour les athlètes d’avoir plus de clarté.

«Nous sommes quand même tous confrontés à l’attente de savoir quand nos saisons et le reste des qualifications vont recommencer.

«Ça nous permet de commencer à planifier et à faire preuve de créativité avec ce que nous pouvons faire à la maison. Évidemment, avec nos entraîneurs et notre équipe de soutien, nous pouvons aussi commencer à réfléchir à ce que nous pouvons faire à long terme.»

COVID-19

S’y retrouver parmi les applications de gestion de stress

Une jeune compagnie de Granby rend accessible gratuitement au grand public un outil qui permet de trouver les meilleures applications mobiles pour gérer son stress et son anxiété. Therappx existe depuis deux ans et s’adressait aux professionnels de la santé, aux employeurs et aux assureurs.

«On a développé une technologie qui nous permet de détecter les meilleures applications pour les patients, explique Alexandre Chagnon, l’entrepreneur derrière le site Question pour un pharmacien. Le client type de Therappx, c’est vraiment un assureur qui veut rembourser une application au même titre qu’un médicament. Ça fait environ 18 mois qu’on voit ça au Québec et au Canada. Nous, on aide ces organisations-là à trouver les applications qu’ils devraient rembourser.»

Affaires

Livraison d'épicerie: FLB Solutions alimentaires ouvre son inventaire au grand public

La période de confinement obligatoire a forcé la fermeture temporaire de plusieurs restaurants et commerces. Afin de contrer les délais d’attente pour la livraison d’épicerie à domicile, le distributeur FLB Solutions alimentaires ouvre son inventaire au grand public. Les commandes faites en ligne seront livrées le lendemain ou pourront être cueillies en entrepôt.

FLB Solutions alimentaires fournit plusieurs garderies, résidences pour personnes âgées, traiteurs et restaurants, dont Le Parlementaire à l’Assemblée nationale, entre autres. Même si son entreprise fait partie des services essentiels — ce qui lui permet de toujours desservir les résidences et les garderies —, Philippe Vennes, le pdg de FLB, a décidé d’ouvrir son catalogue au public en voyant d’abord son chiffre d’affaires fondre de 75 %, mais surtout avec la mise à pied forcée de la moitié de ses employés.

COVID-19

Coronavirus: essai clinique cet automne pour un vaccin de Johnson & Johnson

La compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson a annoncé lundi avoir sélectionné un vaccin-candidat pour le nouveau coronavirus, qui doit être testé sur des humains d’ici septembre et pourrait être prêt à une utilisation d’urgence d’ici le début de l’année prochaine.

Le groupe a indiqué dans un communiqué avoir signé un accord avec l’Autorité pour la recherche avancée et le développement dans le domaine biomédical, qui dépend du gouvernement américain, pour investir 1 milliard de dollars à cet effet.

J&J a commencé à travailler en janvier sur le vaccin expérimental, Ad26 SARS-CoV-2, en utilisant la même technologie dont il avait fait usage pour développer un vaccin-candidat contre Ebola.

Cette technologie utilise une version désactivée du virus pour tenter de provoquer une réponse immunitaire chez l’humain.

La compagnie a dit être en train d’élargir sa capacité mondiale de fabrication, aux Etats-Unis et ailleurs, pour l’aider à fournir plus d’un milliard de doses de son vaccin à travers le monde.

J&J travaille aussi à des traitements antiviraux contre le coronavirus.

De son côté, la compagnie pharmaceutique américaine Moderna procède déjà à des essais cliniques pour son vaccin-candidat, tout comme le groupe chinois CanSinoBIO. Il n’existe pas encore de vaccin ou de traitement agréé contre le Covid-19.

Plusieurs traitements sont en train d’être étudiés, comme l’antiviral remdesivir, l’antipaludique chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine, mais leur efficacité n’est pas encore claire.

Les groupes pharmaceutiques et les laboratoires de recherche à travers le monde se sont lancés dans une course contre-la-montre pour développer traitements et vaccins contre le Covid-19, utilisant une variété de nouvelles technologies.

Affaires

Prix du carburant: peut-on connaître d’autres baisses?

Depuis quelque temps, le prix de l’essence au litre a chuté dramatiquement pour se situer bien en deçà du dollar. Est-ce une situation qui perdurera ou est-ce que le prix continuera à dégringoler?

Selon le Relevé quotidien des prix de l’essence ordinaire de la Régie de l’Énergie du Québec, le prix moyen du litre d’essence ordinaire se situe entre 81 ¢ et 84 ¢ dans la région de la Capitale-Nationale et en Estrie, à environ 74 ¢ au Saguenay, à 79 ¢ dans la Côte-Nord, à 86 ¢ en Mauricie et entre 81 ¢ et 86 ¢ en Outaouais. Des prix jamais vus depuis 2003.

De plus, ces prix sont les prix «officiels» de la Régie de l’Énergie. Il est probable que les pompes à essence affichent un prix plus bas. À Québec, sur le boulevard Hamel près du centre commercial Fleur de Lys, le poste d’essence Petro-Canada affichait 80,4 ¢ le litre d’essence ordinaire, la station Ultramar voisine, 80,9 ¢.

«Il s’agit d’une situation extrêmement volatile», explique Carol Montreuil, vice-président pour l’Est du Canada de l’Association canadienne des carburants (ACC). «Ça peut descendre aussi bas qu’à la fin de 1999, où le prix de l’essence ordinaire était à moins de 60 ¢ le litre! Personne n’a de boule de cristal», ajoute-t-il.

Le plus ironique dans tout cela, c’est que cette dégringolade généralisée du coût du carburant survient au moment où tout le monde (ou presque) est forcé à demeurer chez soi. En plus de la guerre de prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie, qui a causé la récente chute du prix du brut, la baisse de demande causée par les mesures de confinement obligatoire a fait tomber le prix des carburants fossiles.

«Ça, on ignore quand ça va arrêter. Est-ce que les mesures de confinement vont durer deux mois? Six mois? On ne le sait pas. On ne sait pas non plus lorsque les gens pourront sortir à nouveau de chez eux s’il y aura une explosion de la demande. Est-ce que la période des vacances causera une hausse de la demande? On espère atteindre quand même le point d’équilibre assez rapidement», plaide M. Montreuil.

Le porte-parole de l’ACC souligne que l’aviation a pratiquement réduit à néant son trafic. Les mouvements des véhicules de particuliers se situent sous la moitié d’avant la crise de la COVID-19. «Il y a juste le diesel qui n’a pas connu de baisse de demande, à peu près 20 à 25 % de moins, car les compagnies de camionnage continuent malgré tout de transporter des denrées», analyse-t-il. «Cela devient un cauchemar logistique, notamment pour les raffineries.»

M. Montreuil s’inquiète notamment de la surproduction dans les raffineries et surtout quand devront-elles ralentir la cadence, voire stopper la production de carburant. «La question est : quelles raffineries devront fermer? Il y en a eu une qui a été mise en veille à Terre-Neuve-et-Labrador récemment. Ces usines-là doivent fonctionner minimalement à 50 ou 55 % de leur capacité. Sinon, elles doivent s’arrêter si ça descend en bas de ce seuil. Et quand une raffinerie ferme, elle ne risque pas de repartir ensuite.»

Affaires

La Bourse de Toronto clôture en hausse, gains dans l'énergie

TORONTO — La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, lundi, soutenue par les gains du secteur de l’énergie, même si le cours du pétrole brut a retraité à son plus faible niveau depuis 2002.

L’indice composé S&P/TSX a gagné 350,76 points, soit 2,8 %, pour terminer la séance à 13 083,50 points.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 690,70 points, soit 3,2 %, à 22 327,48 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a progressé de 85,18 points, ou 3,4 %, à 2626,65 points. L’indice composé du Nasdaq s’est emparé de 271,77 points, soit 3,6 %, à 7774,15 points.

Le secteur torontois de l’énergie a progressé de près de 12 %, les actions de MEG Energy et de Canadian Natural Resources ayant avancé de 22 % et 18 % respectivement.

Ce groupe a progressé même si la faiblesse de la demande attribuable à la COVID-19 et la guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite ont continué à chuter les prix du pétrole brut, qui ont brièvement retraité sous la barre des 20 $ US le baril.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,40 $ US à 20,09 $ US le baril.

Selon le stratège en investissement Craig Fehr, de la firme Edward Jones, certains investisseurs sont à la recherche d’aubaines dans un secteur qui offre une performance largement inférieure au reste du marché.

«Peut-être est-ce la raison pour laquelle nous observons une petite reprise dans les prix des actions de l’énergie», a-t-il noté.

Neuf des onze grands secteurs de la Bourse de Toronto ont avancé, notamment ceux des services aux collectivités, des technologies de l’information et de l’industrie.

Le groupe des matériaux a pris 0,55 % malgré le recul des prix de l’or, puisque le moral semblait plus favorable au risque, ce qui a nui aux investissements dans les valeurs habituellement considérées comme des refuges.

Ailleurs à la Bourse des matières premières, le cours de l’or a cédé 10,90 $ US à 1643,20 $ US l’once, tandis que le prix du cuivre s’est pour sa part défait de 1,65 cent US à 2,15 $ US la livre.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 70,64 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 71,14 cents US de vendredi.

Actualités

En Estrie ou en Montérégie? Le point sur la question

Plusieurs lecteurs ont contacté La Voix de l’Est ces derniers temps à propos de la situation géographique de Granby et de Bromont, souvent nommées par la Direction de la santé publique de l’Estrie comme étant des points chauds de la COVID-19. Certains ne se sentent pas concernés lorsqu’il est question d’éviter les déplacements en Estrie.

Depuis 2015, les Réseaux locaux de services (RLS) de la Haute-Yamaska, qui inclut Bromont, et de la Pommeraie, qui couvre le reste de Brome-Missisquoi, ont été intégrés au territoire sociosanitaire de l’Estrie.

Actualités

Les pompiers scindent leurs équipes dans Rouville

On a vu récemment que des cas de coronavirus commencent à se multiplier dans certains corps policiers. Un projet vient d’être lancé pour éviter que la COVID-19 fasse de même au sein des huit services d’incendies dans la MRC de Rouville.

«À Saint-Césaire, comme les pompiers sont aussi premiers répondants, on est en première ligne dans plusieurs interventions. On a vu des collègues d’autres régions qui ont dû être en isolement à cause du coronavirus. On a donc compris l’importance de trouver une solution pour protéger nos membres et assurer le service aux citoyens. Ça pourrait devenir très critique si une caserne est contaminée parce que notre personnel serait 14 jours sans pouvoir intervenir», a mentionné en entrevue le directeur du service des incendies de Saint-Césaire, Étienne Chassé.

COVID-19

L’importance de l’achat local pour les vignerons

La crise de la COVID-19 touche toutes les sphères de la société et les vignerons n’y échappent pas. Pour contrer l’exode de leurs revenus, plusieurs ont lancé la livraison de vin à domicile. À leurs yeux, l’achat local est plus important que jamais.

« On vend surtout aux restaurants et, en ce moment, c’est complètement mort. Ça nous inquiète, concède Charles de Courssergues, propriétaire du Vignoble de l’Orpailleur à Dunham. Il nous reste seulement les épiceries et les SAQ qui menacent de fermer. »

Même son de cloche du côté du propriétaire du Vignoble de La Bauge à Brigham, Simon Naud, pour qui une bonne partie du chiffre d’affaires repose sur l’agrotourisme et l’événementiel.

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COVID-19

Une dose de plein air au vignoble

La fermeture des frontières canadiennes entraînée par la pandémie de la COVID-19 a carrément pris de court des vignerons de la région qui ont rapidement dû trouver de la main-d’œuvre locale pour exécuter les tâches extérieures.

À ce temps-ci de l’année, la taille de la vigne est habituellement assurée par des travailleurs étrangers. Mais leur arrivée est retardée, voire annulée, en raison de la pandémie.

« Le gouvernement doit noliser des vols. L’arrivée des travailleurs était prévue pour le 8 avril, mais je ne pense pas les avoir avant le 1er mai », estime Simon Naud, propriétaire du Vignoble de La Bauge, à Brigham.

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Affaires

Environ 16 500 mises à pied chez Air Canada en raison de la pandémie

Environ 16 500 employés syndiqués et gestionnaires d'Air Canada seront mis à pied cette semaine alors que le transporteur aérien - à l'instar de ses concurrents - continue d'être secoué par les turbulences provoquées par la pandémie de la COVID-19.

Vendredi, ce seront 15 200 travailleurs syndiqués, comme des mécaniciens et des agents de bord, ainsi qu'environ le tiers des employés de soutien administratif et technique, soit environ 1300 personnes, qui auront quitté la société pour une période minimale de deux mois. Le siège social montréalais ne sera pas épargné.

«La crise évolue à un rythme que personne ne pouvait imaginer», a écrit lundi la première vice-présidente, employés, culture et communications de la société, Arielle Meloul-Wechsler, dans une note interne obtenue par La Presse canadienne.

Chez le personnel syndiqué, des mécaniciens et des agents de bord figurent parmi les travailleurs touchés. À Montréal, plusieurs centaines d'employés comme des bagagistes seront mis à pied. Du côté du siège social, il y aura des départs dans des départements comme ceux du marketing, des ventes et des ressources humaines.

Air Canada, qui a déjà annoncé plusieurs milliers de mises à pied depuis le début de la crise, affirmait compter plus de 37 000 employés à la fin de 2019, selon son plus récent rapport annuel.

Au deuxième trimestre l'an dernier, Air Canada a généré des revenus de quelque 4,7 milliards $. Cette année, le transporteur aérien n'a aucune idée de ce qui l'attend, a souligné Mme Meloul-Wechsler, en précisant que le programme de vol avait été réduit de «85 à 90 %» alors qu'il n'y a notamment plus de liaisons offertes à l'international.

À l'exception des Canadiens qui sont ramenés au pays depuis l'étranger et la poursuite «d'activités minimales», la compagnie est «pratiquement» fermée pour le «gros du trimestre», fait valoir la missive.

«De telles mesures sont nécessaires pour préserver nos liquidités et atténuer davantage les répercussions de cette période d'incertitude», fait valoir Mme Meloul-Wechsler.

Les mesures de distanciation sociale visant à freiner la propagation du nouveau coronavirus ont provoqué une fermeture des frontières à travers le monde, entraînant un effondrement de la demande à l'endroit des compagnies aériennes.

La pandémie a coûté des milliers d'emplois dans le secteur du transport aérien.

En plus du couperet qui est déjà tombé chez Air Canada, le voyagiste Transat A.T. a annoncé quelque 3600 mises à pied. WestJet a pour sa part vu 6900 départs, incluant des départs anticipés, des démissions et des congés volontaires et involontaires.

L'entreprise discute avec le gouvernement Trudeau entourant une «forme quelconque» d'aide à l'industrie aérienne canadienne, mais à ce moment-ci, il n'est pas possible de s'avancer sur l'ampleur du soutien qui pourrait être octroyé, précise la note interne. Ailleurs dans le monde, des pays comme la Suède, la Chine et les États-Unis ont promis des plans d'aide sous forme de prêts, de reports de paiement de taxes et d'autres mesures.

Parallèlement aux mises à pied, Air Canada a annoncé une série d'autres mesures, dont la mise en place d'un programme de réduction des coûts visant notamment à économiser au moins un demi-milliard de dollars.

Son président et chef de la direction Calin Rovinescu et le chef de la direction financière Michael Rousseau vont renoncer à leur rémunération, mais ils toucheront toutefois leurs primes pour l'exercice 2019. Les autres membres du comité de direction verront leur salaire être amputé de moitié, alors que la baisse sera de 25 % pour les gestionnaires et de 10 % pour le personnel administratif et technique n'ayant pas été mis à pied.

Dans un communiqué de presse publié en soirée, le PDG Calin Rovinescu qualifie la décision d'effectuer autant de mises à pied d'«extrêmement pénible, mais indispensable compte tenu de la réduction draconienne» des activités.

«Je suis conscient et désolé des répercussions que ces mesures auront sur nos employés et leur famille. Je voudrais remercier tous nos employés, ainsi que nos dirigeants syndicaux, de leur collaboration constructive», peut-on lire dans une citation qui lui est attribuée.

WestJet avait également annoncé lundi l'annulation de toutes les liaisons transatlantiques et américaines jusqu'au 4 mai, prolongeant sa suspension de 30 jours de deux semaines supplémentaires. Le transporteur albertain a déjà réduit de moitié sa capacité intérieure, tandis que des compagnies comme Porter Airlines et Air Transat ont suspendu tous leurs vols.

À la Bourse de Toronto, l'action d'Air Canada a clôturé à 16,08 $, en baisse de 4 %, ou 67 cents.

COVID-19

Une équipe d’enquêteurs lutte contre la pandémie en Estrie

PRIMEUR / Le nombre de personnes infectées ne cesse d’augmenter en Estrie. Il y avait 329 personnes testées positives à la COVID-19 lundi en début d’après-midi, un bond de 33 personnes de plus par rapport à dimanche. Le nombre de cas identifiés à Sherbrooke est passé de 95 cas dimanche à 113 personnes infectées lundi.

L’Estrie demeure la deuxième région la plus touchée au Québec après la Ville de Montréal.

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Faits saillants du point de presse de François Legault

Or la situation pourrait être bien plus grave encore sans l’équipe d’une centaine de personnes passionnées - médecin, infirmières et autres professionnels - travaillant à la Direction de la santé publique de l’Estrie. Depuis deux semaines, cette équipe est très fortement sollicitée.

« Je ne sais plus ce que c’est d’avoir du temps libre », clame la Dre Mélissa Généreux, médecin-conseil à la direction de santé publique de l’Estrie et professeure agrégée à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

La Dre Généreux tient à mettre en valeur tous les membres de cette équipe tissée serrée et qui traverse en même temps une dure épreuve : celle de voir près de la moitié de ses membres frappés le coronavirus en même temps qu’ils cherchent tous et toutes à en freiner la propagation (voir l’écran suivant).

« En santé publique, nous avons un rôle ingrat dans le sens où on travaille en prévention. Les gens n’entendent pas parler de nous si on fait bien notre travail, parce qu’on prévient des situations. C’est encore le cas plus que jamais avec nos enquêtes », explique Dre Généreux.

Pour comprendre le travail de son équipe, prenons un cas concret.

« Quand on reçoit un test positif du laboratoire, nous appelons la personne testée positive. La question fondamentale, c’est : où tu l’as attrapé? Dans les premiers jours, c’était facile, les gens revenaient tous de voyage. Mais si les gens ne le savent pas, c’est là que notre enquête est la plus importante. Ont-ils été dans une fête, un rassemblement, dans une école, un hôpital, habitent-ils tous dans la même rue, vont-ils à la même pharmacie? » 

Comme les enquêtes se font encore principalement sur des dossiers papier, il fallait quelqu’un pour relire les enquêtes et tenter de faire des liens entre chacune d’entre elles. C’est ce rôle critique qu’occupent maintenant la Dre Généreux et son collègue Dr Guillaume Vandal. « On est ceux qui étudient les dossiers de tous les enquêteurs pour avoir une vision globale. Ça prend une capacité à avoir la tête pleine d’informations et à faire des liens entre toutes ces infirmations », ajoute-t-elle.

Elle donne l’exemple d’une fête de famille à Racine qui réunissait de nombreuses personnes. Un seul voyageur porteur du coronavirus a infecté plusieurs personnes de sa famille. Cette seule célébration familiale a entraîné une vingtaine de cas de coronavirus à Racine. 

Une de ces personnes nouvellement infectées a ensuite amené le virus dans une entreprise où il a infecté un travailleur qui, lui, a visité sa mère dans une résidence pour aînés. C’est ce qui a mené à l’éclosion au Manoir Sherbrooke.

Un seul voyageur infecté peut donc être à l’origine de dizaines de cas de transmissions dans la communauté d’où l’importance de rejoindre toutes les personnes qui auraient pu être en contact avec chaque personne infectée.

« Pour chaque cas positif, on peut appeler des dizaines de personnes pour les aviser de se mettre en isolement et de surveiller les symptômes », indique la Dre Généreux.

Les liens entre ces deux éclosions étaient loin d’être évidents. C’est grâce aux enquêtes menées par l’équipe de la Santé publique de l’Estrie si l’histoire a pu être écrite aussi rapidement… sauvant certainement de nombreuses vies au passage.

 « C’est moi qui ai travaillé sur le dossier de Racine et du Manoir Sherbrooke. Quand on fait un lien comme ça, le cœur se met à nous débattre. On arrête tout ce qu’on fait et on appelle la résidence tout de suite pour les mettre en alerte sans attendre », explique-t-elle.

« Grâce à ça, on a pu tout de suite isoler tous les résidents correctement et prendre des mesures importantes très rapidement pour limiter la propagation dans la résidence. La situation aurait pu être beaucoup plus grave », soutient la Dre Généreux.

« Sans nos enquêtes, la situation serait probablement beaucoup plus catastrophique en Estrie. Mais on ne pourra jamais avancer de chiffres parce qu’on travaille en prévention », insiste-t-elle.

Car la médecin-conseil le constate : la COVID-19 est extrêmement contagieuse. « La preuve, c’est de voir la vitesse à laquelle elle s’est propagée dans notre équipe à la Santé publique, même si c’était parfois difficile de rester à deux mètres de nos collègues parce qu’on devait notamment partager des dossiers papier », ajoute-t-elle.

Actualités

La Haute-Mauricie veut être protégée elle aussi

La Tuque — «C’est de la pure prévention.» Le maire de La Tuque demande aux autorités d’ajouter l’agglomération de La Tuque comme territoire protégé, au même titre que les huit régions qui ont été annoncées lors du week-end dernier. Il exige que l’accès soit restreint pour assurer la santé et la sécurité de la population. 

«Nous voulons maintenir la circulation des travailleurs qui viennent chez nous pour assurer les services essentiels et l’approvisionnement, mais nous voulons que vous mettiez un frein à tous les déplacements non essentiels. Cette mesure doit s’appliquer partout sur le territoire de La Tuque, incluant les hameaux de Parent et de Clova compte tenu du fait qu’ils sont alimentés par un seul dépanneur, la fréquence du train de passagers est limitée et que les routes forestières sont moins praticables en période de dégel», souligne dans sa demande le maire Pierre-David Tremblay.

Actualités

Vols annulés: demande d’action collective contre cinq transporteurs aériens

Les cinq plus importants transporteurs aériens canadiens font l’objet d’une demande d’action collective en raison de leur refus de rembourser les voyageurs pour les vols annulés en raison de la pandémie. Une requête devant les tribunaux qui s’ajoute à celle déjà déposée à Montréal contre Air Transat et Air Canada.

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de Canadiens, pourraient être visés par cette demande d’autorisation d’action collective déposée la semaine dernière à la Cour fédérale à l’endroit des entreprises Swoop, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing.

Le recours vise à représenter toute personne ayant acheté avant le 11 mars 2020 un billet pour un vol prévu à partir du 13 mars 2020 annulé en raison de la COVID-19. Ces clients ne doivent pas avoir été remboursés par le transporteur aérien. Cela inclut donc les voyageurs qui ont obtenu un « crédit voyage » pour un prochain vol au lieu de ravoir leur argent.

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COVID-19

COVID-19: Un deuxième décès à Ottawa

Une deuxième personne est décédée de la COVID-19 à Ottawa. Il s’agit d’un résident de la maison pour aînés Promenade Orléans dont le diagnostic a été dévoilé vendredi dernier, annonce la médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches.

Un couple a été hospitalisé qui habitait à la résidence Promenade Orléans a été hospitalisé la semaine dernière et un de ces deux individus a succombé à la COVID-19, selon la Dre Etches qui n’a pas voulu donner davantage d’information — comme l’âge et le sexe — pour ne pas que l’on puisse identifier la personne décédée.

Depuis la découverte d’un premier cas dans son enceinte, les autorités de santé publique ont identifié cinq autres personnes de Promenade Orléans atteintes du nouveau coronavirus. La médecin-chef de SPO n’était pas en mesure de dire lundi après-midi s’il s’agissait uniquement de résidents ou si des employés se trouvaient dans cette liste.

Au cours de la fin de semaine, au moins un cas a été confirmé dans la résidence Maplewood, sur l’avenue Industrial. Selon Vera Etches, il pourrait y avoir éclosion de la COVID-19 dans cet établissement également, mais ne pouvait le confirmer lundi après-midi puisque les résultats de certains tests n’étaient pas encore connus.

Il y a désormais 130 cas confirmés à Ottawa, dont huit nouveaux depuis dimanche. De ce groupe, 21 personnes ont dû être hospitalisées, dont six qui se trouvent aux soins intensifs.

Actualités

Feux extérieurs interdits dans certaines municipalités de Brome-Missisquoi

Depuis dimanche, et jusqu’à nouvel ordre, les feux extérieurs de tout acabit seront interdits dans certaines municipalités du territoire de la MRC Brome-Missisquoi. C'est notamment le cas à Lac-Brome.

«Plusieurs services n’émettent plus de permis de brûlage de branche, mais ça n’enlève pas automatiquement le droit aux citoyens de faire un feu de camp. Les citoyens doivent se référer aux recommandations de leur ville et de leur service de sécurité incendie à ce sujet», indique-t-on à la MRC.

Cette mesure vise à endiguer les risques d’incendie afin de limiter les sorties des pompiers, le tout pour éviter les risques de propagation de la COVID-19.  

Du côté de la MRC de Rouville, les feux extérieurs sont autorisés à condition d’avoir obtenu un permis de son service de sécurité incendie municipal et de détenir une installation conforme, c’est-à-dire une surface incombustible dotée d’un pare-étincelle ou d’une cheminée avec capuchon.

Monde

Coronavirus: le prince Charles est sorti de quarantaine

LONDRES — Le prince Charles, atteint par le nouveau coronavirus, est sorti de quarantaine et se trouve en «bonne santé», ont annoncé lundi les services de l’héritier de la couronne britannique.

«Clarence House», les services du fils de la reine Elizabeth II, ont indiqué dans un communiqué «qu’après avoir consulté ses médecins, le prince de Galles n’est plus à l’isolement».

«Il est en bonne santé», a ajouté Clarence House, précisant que le prince, âgé de 71 ans, s’était placé en quarantaine pendant sept jours, conformément aux recommandations du gouvernement britannique.

Le prince de Galles se trouve actuellement en Écosse avec sa femme Camilla, qui «a été testée mais n’a pas le virus», avait précisé Clarence House.

Le gouvernement britannique a demandé à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans de se mettre à l’abri pendant 12 semaines.

Le prince Charles a repris ces dernières années une partie des obligations de sa mère, et la représente désormais lors des visites à l’étranger.

Elizabeth II, 93 ans, s’est quant à elle retirée pour plusieurs semaines au château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres.

Elle a rencontré son fils pour la dernière fois le 12 mars, et le premier ministre Boris Johnson, lui aussi testé positif, le 11 mars, leurs deux derniers entretiens hebdomadaires ayant eu lieu par téléphone.

Le chef du gouvernement, qui présente des symptômes légers, se trouve en quarantaine au 11 Downing street. «Il est en mesure de faire tout ce qu’il a à faire pour diriger la réponse face au coronavirus», a déclaré lundi un porte-parole de Downing street.

Selon la même source, son proche conseiller Dominic Cummings s’est lui aussi mis en quarantaine après avoir présenté des symptômes pendant le week-end, mais il n’a pas été testé.

Le ministre de la Santé Matt Hancock a quant à lui annoncé qu’il était atteint par la COVID-19 vendredi, et travaille à domicile.

Confiné depuis une semaine, le Royaume-Uni a enregistré officiellement 22 141 cas positifs de COVID-19 dont 1408 personnes décédées à l’hôpital, selon les derniers chiffres publiés lundi par les autorités sanitaires.

La courbe de la pandémie «suit le même chemin que la France», a expliqué le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, lors de la conférence de presse quotidienne.

Il est «prématuré» de se prononcer sur une date d’allègement des mesures de confinement, a-t-il ajouté, soulignant le délai entre l’instauration de ces mesures et l’évaluation de leur effet en raison de la durée d’incubation de la maladie.

Les autorités sanitaires britanniques anticipent une poursuite de la hausse du nombre d’hospitalisations «pendant au moins deux ou trois semaines, avant une stabilisation et une baisse graduelle», a-t-il poursuivi, rappelant que l’objectif est de rester sous la capacité d’accueil des services de soins intensifs.

Selon le Royal College of Physicians, un quart des médecins du système britannique public de santé, le NHS, est hors du circuit, malade ou à l’isolement.

Politique

Ottawa subventionnera 75 % des salaires pour toutes les entreprises

Lundi, le premier ministre Justin Trudeau a donné les détails de cette subvention de 75 % des salaires, annoncée vendredi, et le nombre d'employés ne sera pas un critère d'accès à cette mesure d'aide.

Une entreprise devra avoir perdu au moins 30 % de son revenu pour être admissible à la subvention. Ottawa subventionnera 75 % de la première tranche de 58 700 $ de chaque salaire. Le gouvernement fédéral pourrait ainsi assurer jusqu'à 847 $ par semaine, par employé.

«La subvention s'appliquera aux organismes à but non lucratif, aux organismes de bienfaisance, ainsi qu'aux entreprises de toute taille. Le but, c'est que les gens puissent continuer à recevoir un salaire, peu importe s'ils travaillent pour une entreprise qui emploie 10 ou 1000 personnes», a expliqué le premier ministre à sa sortie quotidienne, lundi avant-midi.

«On n'a pas changé d'avis. On a précisé les détails», selon la vice-première ministre Chrystia Freeland, à qui on a demandé d'expliquer pourquoi la mesure n'était plus réservée aux PME comme cela avait été annoncé vendredi. «L'impact économique du coronavirus ne distingue pas entre les grandes, les petites et les moyennes entreprises», a-t-elle souligné.

Le premier ministre, lui, a mis en garde ceux qui voudraient profiter d'un programme préparé dans l'urgence.

«S'il y a des compagnies ou des individus qui prennent avantage de ce système, il va y avoir des conséquences sévères. On est dans un moment où les Canadiens doivent pouvoir se faire confiance», a-t-il insisté.

Puis, il a invité les entreprises qui en ont les moyens à payer les 25 % du salaire que la subvention fédérale ne couvre pas.

La mesure est rétroactive au 15 mars.

Ottawa ne peut pas encore dire à quel moment l'argent sera versé aux entreprises. Le premier ministre conseille aux employeurs d'utiliser le crédit offert par son gouvernement pour continuer à verser les salaires en attendant la subvention.

«Je peux dire maintenant aux entrepreneurs, aux commerçants, aux propriétaires d'entreprise que cette aide s'en vient pour eux. Alors, réembauchez vos employés», a-t-il plaidé.

Ottawa veut ainsi assurer le maintien du lien d'emploi pour autant de Canadiens que possible.

Le premier ministre a toutefois souligné que c'est l'aide financière à ceux qui n'ont plus de revenu qui est la priorité de la machine gouvernementale, en ce moment. Il s'agit de la prestation canadienne d'urgence (PCU).

En attendant le portail en ligne

Le gouvernement fédéral recommande aux Canadiens qui ont l'intention de demander la PCU d'ouvrir tout de suite un dossier à l'Agence du revenu du Canada (ARC).

«Si vous prévoyez de demander la Prestation canadienne d'urgence, inscrivez-vous à Mon Dossier de l'ARC pour assurer le paiement le plus rapidement possible. Si vous n'êtes pas inscrit, vous pouvez le faire en ligne MAINTENANT», a écrit la ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, sur son compte Twitter, lundi matin.

Ottawa a promis un portail en ligne dès le 6 avril pour faire des demandes de PCU. Cette prestation garantit 2000 $ par mois, pendant quatre mois, à quiconque n'a plus de revenus en raison de la pandémie. Les autorités fédérales calculent que l'argent sera disponible dans les 10 jours qui suivront une demande. L'inscription à l'ARC devrait accélérer le processus.

Les militaires prêts si on les appelle

Lundi, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a indiqué qu'il a un plan pour déployer jusqu'à 24 000 membres des Forces armées canadiennes si nécessaire. Ce plan permettrait aux militaires d'assurer aussi l'aide habituellement fournie pour des inondations ou des feux de forêt.

Or certains ont déjà levé la main. C'est le cas de la Première Nation Long Point, en Abitibi. Elle a déclaré l'état d'urgence dimanche et estime que le nombre d'agents de la Sûreté du Québec disponibles est «nettement insuffisant» pour garantir la fermeture de son territoire.

Lundi, le chef Steeve Mathias a donc envoyé des lettres aux premiers ministres Justin Trudeau et François Legault et a réclamé l'aide de la GRC ou de l'armée.

«Nous sommes en contact avec plusieurs communautés isolées, particulièrement des communautés autochtones, et le chef d'état-major élabore des plans pour des premières mesures que nous pourrions prendre», a indiqué le ministre Sajjan.

«Nous prenons chaque requête très au sérieux», a-t-il ajouté, après avoir rappelé qu'il était aussi possible de compter d'abord sur les mesures prises par les provinces.

Premiers cas dans un pénitencier

Deux détenus de l'établissement à sécurité maximale de Port-Cartier ont reçu des diagnostics de COVID-19.

C'est ce qu'on apprend dans un communiqué diffusé par Service correctionnel Canada, lundi après-midi.

«Avant que les deux détenus ne soient diagnostiqués, neuf employés travaillant dans le même établissement avaient également été déclarés positifs à la COVID-19. Ils sont tous en isolement à la maison», a-t-on écrit.

Les deux détenus malades ont été isolés et «l'isolement cellulaire a été imposé à l'établissement par mesure de précaution».

Depuis le début de la pandémie, les défenseurs des droits des détenus et les syndicats des agents correctionnels se sont inquiétés pour la population carcérale où le danger de contagion est particulièrement élevé.

Nombre de cas

Il y a maintenant 7288 cas confirmés et probables au Canada, dont 71 décès.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles : 3430 au Québec, dont 25 décès; 1706 en Ontario, dont 23 décès; 884 en Colombie-Britannique, dont 17 décès; 661 en Alberta, dont trois décès; 156 en Saskatchewan; 148 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 127 en Nouvelle-Écosse; 72 au Manitoba, dont un décès; 68 au Nouveau-Brunswick; 18 à l'Île-du-Prince-Édouard, dont un décès; quatre cas au Yukon; un seul cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

Il faut ajouter à ces bilans les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Les données épidémiologiques publiées par l'Agence de la santé publique du Canada relèvent que 63 % des cas sont des transmissions communautaires qu'on ne peut relier à un voyage à l'étranger.

Plus de 220 000 Canadiens se sont soumis à un test.