Près d’une trentaine de coureurs ont pris part à la course d’orientation dans les sentiers de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, samedi matin.

Course d'orientation: les accros à la boussole au rendez-vous

Armés de cartes topographiques, de boussoles et faisant confiance à leur flair, une trentaine d’amateurs de plein air ont pris part à une course d’orientation dans les sentiers de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, samedi matin. Ce sport grand public gagne tranquillement en popularité au Québec.

Philippe Côté-Jacques organise régulièrement des courses d’orientation dans la région. Enseignant à l’école secondaire Haute-Ville et fondateur d’Accro O sport, il cultive un grand intérêt pour la course d’orientation qu’il s’affaire à partager avec le grand public.

« Il y a toujours un grand intérêt quand on organise des activités comme ça. Aujourd’hui, on attend des gens de Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, même Montréal », assure Philippe Côté-Jacques. Une prédiction qui s’est concrétisée, comme La Voix de l’Est a pu le constater.

L’intérêt pour la course d’orientation est partagé par différentes générations de personnes. « C’est un sport accessible à tous, il y a des trajets plus faciles pour les familles avec des enfants et c’est toujours possible de le faire à la marche », assure Philippe Côté-Jacques.

Orientation

Venue avec des amis, Isabelle Creusot participait pour la première fois à ce type de course d’orientation. « C’est un format super intéressant puisque cela permet de compléter le trajet à la course. En ville, ce n’est pas si compliqué de s’orienter, mais j’ai tout de même dû utiliser la boussole pour gagner du temps », confie-t-elle. 

La participante a tellement apprécié son expérience qu’elle s’est inscrite à une activité semblable qui aura lieu dimanche à L’Île-Perrot.

L’organisateur Philippe Côté-Jacques attendait les participants devant l’établissement scolaire. En équipe ou en solo, les participants étaient invités à choisir l’un des trois trajets selon le degré de difficulté voulu et étaient munis d’une carte pour s’orienter.

« Les gens ne sont pas autorisés à regarder la carte avant le départ du chronomètre. C’est une carte topographique à l’échelle, mais le défi est de trouver la balise. Il y a certains trajets où la balise est pratiquement sur le sentier et d’autres où elle est plus cachée », précise M. Côté-Jacques.

Les coureurs circulent avec leurs feuilles qu’ils doivent poinçonner à chacune des balises indiquées, et dans un ordre précis. Pour éviter que les participants puissent se suivre et ainsi trouver plus aisément les balises, les départs se font de façon espacée.

Un véritable sport

Si l’activité était définitivement familiale à l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, la course d’orientation est pratiquée comme un véritable sport dans plusieurs pays européens. « En Suède, il y a des courses où participent des dizaines de milliers de participants », explique l’organisateur.

Le fondateur d’Accro O sport a lui-même participé à une compétition en Pologne cet automne où il a remporté la première place dans sa catégorie.

« Lorsqu’on pratique dans un volet plus compétitif, c’est un sport très stimulant. Il faut toujours rester concentré pour trouver les balises tout en étant le plus rapide possible », souligne-t-il.

Popularité croissante

La course d’orientation est pratiquée au Québec depuis une cinquantaine d’années grâce à la Fondation du club d’orientation ramblers à Montréal. Plus récemment, d’autres organisations comme Accro O sport sont apparues un peu partout dans la province, proposant des activités sporadiquement.

« Le défi pour le développement futur est d’être reconnu et soutenu comme un véritable sport. Il reste beaucoup de travail à faire », reconnaît Dimitri Golovanov, président du Club d’orientation ramblers de Montréal. 

Une autre course d’orientation semblable devrait être organisée à Bromont cet automne. Les détails seront précisés ultérieurement par Philippe Côté-Jacques.