«Je suis allé avec la simplicité, dit le coureur Jean-Chrsitophe Renaud. Sinon je n’aurai pas eu de plaisir! C’est ben le fun les voyages, mais il y a beaucoup de trucs à découvrir ici.»
«Je suis allé avec la simplicité, dit le coureur Jean-Chrsitophe Renaud. Sinon je n’aurai pas eu de plaisir! C’est ben le fun les voyages, mais il y a beaucoup de trucs à découvrir ici.»

Course à pied: Jean-Christophe Renaud remplace Cuba par son coin de pays

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
La pandémie a contrecarré les plans de Jean-Christophe Renaud, cet homme de Waterloo, en Montérégie, qui a couru le Canada d’est en ouest en 2017 pour promouvoir les saines habitudes de vie. L’enseignant d’éducation physique de 29 ans avait prévu récidiver à Cuba cette année, mais les embûches logistiques et administratives ont eu raison de ses plans.

«J’étais supposé partir en novembre, mais la COVID a compliqué beaucoup les choses, indique-t-il en entrevue. Beaucoup de choses sont paralysées là-bas, par exemple pour envoyer du matériel, tout ce qui touche la paperasse...»

Sans compter les risques de ne pouvoir se rendre au moment voulu. «Il y avait beaucoup de ‘‘peut-être’’», dit M. Renaud.

Malgré tout cela, le Waterlois n’a jamais arrêté de s’entraîner dans les sentiers entourant sa municipalité, courant parfois jusqu’à 140 km par semaine.

Ce repli forcé lui a fait découvrir des parcours, dont la beauté l’a soufflé. L’idée lui est donc venue de courir la même distance que celle qu’il avait prévu faire dans la plus grande île des Antilles, soit 1500 km, mais tout près de chez lui.


« Je suis allé avec la simplicité, dit-il. Sinon je n’aurai pas eu de plaisir! C’est ben le fun les voyages, mais il y a beaucoup de trucs à découvrir ici. »
Jean-Christophe Renaud

Boucles

Son nouveau but: faire découvrir les parcours d’une trentaine de kilomètres qu’il a découverts au fil des mois de confinement et qu’il emprunte encore régulièrement.

Il y a la boucle comprenant la piste cyclable La Campagnarde — située entre Waterloo et le parc national de la Yamaska — et le parc lui-même, deux chemins qui relient sa ville à celle de Lac-Brome, un autre qui atteint Stukely-Sud en passant par la piste cyclable La Montagnarde et finalement un parcours montagneux à Bromont.

À partir du 2 août, Jean-Christophe Renaud les sillonnera pendant deux mois et demi à raison de 30 km par jour, cinq fois par semaine. Il prévoit également les filmer et les documenter sur sa chaîne Youtube et invite toute personne intéressée à se joindre à lui.

«Ça va me changer les idées. Courir avec quelqu’un d’autre, ça fait du bien!» Il se dit aussi ouvert à découvrir de nouveaux parcours.

Pour l’appuyer dans ce périple aux allures de Jour de la marmotte, il sollicite l’aide d’entreprises intéressées à la commanditer pour 25 $ par jour. «Elles seront remerciées par vidéo et je leur offrirai des surprises», dit le jeune athlète sans donner plus de détails.

Ultramarathon

Contrairement à son précédent défi pancanadien, M. Renaud ne cherche pas à amasser des fonds pour son organisme Cours pour ta vie, simplement à faire connaître des sentiers peu explorés.

Au terme de ce marathon de marathons, il souhaite en plus courir l’équivalent d’un... ultramarathon (160 km), à la mi-octobre, histoire de coïncider avec l’éventuel Ultramarathon de Bromont. Pour ce faire, il empruntera trois fois la boucle Campagnarde-Estriade, qui fait près de 50 km.

L’abandon du «projet Cuba» l’a attristé, mais il veut maintenant «montrer qu’on peut se dépasser de toutes les façons». Le confinement, ajoute-t-il, «m’a aidé à terminer mon entraînement en force» et à «mieux connaître mon corps et mes faiblesses». «Je me sens prêt.»

Tous les événements sportifs et conférences auxquels il devait prendre part ces derniers mois ont été annulés, mais l’athlète aimerait si possible organiser un nouveau défi 24h Cours pour ta vie, à la fin octobre, dans sa ville. En équipe, les participants se relient pour fouler le pourtour du lac Waterloo pendant toute une journée.

Un autre défi simple, mais exigeant!