Le gardien des Inouk Charles-Olivier Lévesque a bloqué 45 des 46 tirs dirigés vers lui, hier soir.

Courageux Inouk !

Décimés, les Inouk ont fait preuve de courage, hier soir. Privés de Jason Crack (épaule), Nicolas Lamoureux-Bisson (symptômes de commotion), Mickael Filion et Maxime Fournier (suspendus) de même que de Simon Bergeron (genou), les Granbyens ont disposé du Collège Français de Longueuil 2-1, en prolongation, devant 622 spectateurs au Centre sportif Léonard-Grondin. Et cette série au meilleur de sept matchs est maintenant égale à deux victoires de chaque côté.
Avec raison, les partisans ont accordé une belle ovation aux joueurs des Inouk une fois la victoire confirmée. Une victoire qui tenait du miracle, entendait-on dans les gradins.
C'est un but de Philip Sardinha, à 13: 04 de la quatrième période, qui a permis aux Inouk de se sauver avec la victoire. Sardinha a capitalisé sur le retour d'un tir de Steve Roy.
Devant le filet, Charles-Olivier Lévesque a démontré qu'il était capable de disputer deux excellents matchs de suite en séries éliminatoires. Il a été la grande vedette de la rencontre, lui qui a bloqué 45 des 46 lancers dirigés vers lui.
Il a cédé pour la première fois à 19: 46 de la troisième quand Jonathan Filion a créé l'égalité 1-1.
Steve Roy avait permis aux Inouk de prendre les devants 1-0 en milieu de première.
«Je sais que les gens ne donnaient pas cher de notre peau ce soir, mais les gars étaient prêts à aller à la guerre, a dit David Lapierre. Cette victoire, c'est celle du caractère.»
Les joueurs de Lapierre ont aussi été disciplinés. À court de ressources, ils ont joué du hockey de base.
Le cinquième match de cette série aura lieu au Colisée Jean-Béliveau, demain soir. Et il est maintenant certain qu'il y en aura un sixième, qui sera présenté dimanche, au Centre sportif Léonard-Grondin.
Lévesque: «Juste mon travail»
Charles-Olivier Lévesque était étonnamment très calme après le match. Calme, mais heureux.
«Je suis content, mais, dans le fond, j'ai juste fait mon travail, a-t-il dit. L'idée, c'est d'arrêter les rondelles. En prolongation, j'étais déterminé à ne rien laisser passer.»
Selon Lévesque, les Inouk ont prouvé des choses, hier.
«Même avec une tonne de blessés, même avec une tonne de recrues dans l'alignement, on a fait le travail. C'est gros ce qu'on vient de réussir.»
Lévesque et Kevin Darveau viennent de se livrer deux beaux duels devant les buts.
Hier, c'est le plus jeune qui a gagné.
On a déjà hâte à la suite, demain.