Coupés du monde

Le cellulaire a beau avoir vu le jour il y a une trentaine d'années, encore aujourd'hui, bon nombre de citoyens de chez nous sont incapables de profiter des avantages de cet outil. Plusieurs secteurs de notre région sont coupés du monde en matière de communication cellulaire. Un problème persistant qui nuit à l'économie, fait fuir certains acheteurs immobiliers et peut même constituer un risque à la sécurité publique.
La Voix de l'Est a arpenté les villes de notre région au cours des derniers jours et a rencontré plusieurs citoyens qui ne comprennent pas comment en 2012, le cellulaire peut encore n'être qu'un mirage pour eux. Alors que certaines municipalités n'ont aucune couverture cellulaire, d'autres sont victimes d'une couverture faible ou encore sont tapissées de «zones mortes».
«Le cellulaire, c'est zéro! Ça ne fonctionne pas. On est à 45 minutes du pont Champlain, il n'y a aucune raison qui peut expliquer qu'on ne soit pas desservis comme c'est le cas actuellement», dénonce Stéphanie Levasseur, copropriétaire du verger Au coeur de la pomme de Frelighsburg. Presque toute la municipalité n'a aucune couverture cellulaire. Cette absence de service complique énormément la gestion de son entreprise. Mme Levasseur doit en effet dépendre d'un simple téléphone traditionnel, ce qui nuit à sa mobilité.
Si les problèmes sont importants dans Brome-Missisquoi, de nombreuses «zones noires» existent dans presque toutes les villes de la région. La Voix de l'Est a pu constater qu'il est difficile d'effectuer des appels dans certains secteurs de Granby, de Saint-Paul-d'Abbotsford ou de Saint-Joachim-de-Shefford, pour ne nommer que celles-là. Des problèmes qui font rager les citoyens touchés par cette situation. «Le signal est vraiment instable. Ma copine et moi avons des abonnements avec des compagnies différentes, mais nous avons les mêmes problèmes. C'est frustrant lorsqu'on pense aux sommes qu'on paye chaque mois pour avoir du service», souligne Mathyas Brunelle de Roxton Falls.
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