Le comité de relance de l’aréna de Saint-Césaire souhaite amasser un minimum d’un million de dollars pour appuyer la municipalité.

Coup d’envoi à la relance de l'aréna de Saint-Césaire

« Non seulement nous allons réussir, mais nous avons le devoir de réussir. » C’est dans ces mots que le président d’honneur du comité de relance de l’aréna de Saint-Césaire, Marcel Ostiguy, a donné le coup d’envoi à l’importante campagne de mobilisation visant à amasser un million de dollars pour financer la construction de l’infrastructure.

M. Ostiguy souhaite que la jeunesse rouvilloise puisse connaître le bonheur de chausser ses patins — plaisir­ qu’il a lui-même connu. Il croit également que le sport permet de garder les jeunes dans les écoles. « L’adage dit qu’il faut un village pour éduquer un enfant. Mais ce village a besoin d’une école, d’une bibliothèque et d’infrastructures sportives pour y parvenir », a-t-il confié aux membres de la communauté d’affaires, élus de Rouville, membres du conseil et employés de la municipalité, représentants de la commission scolaire, du club de patinage artistique et du hockey mineur rassemblés à l’hôtel de ville.

Le comité de relance de l’aréna, formé de Sylvain Létourneau, Robert Laliberté, Benoit Côté, Ghislain Côté, Guy Labrecque, Alain Létourneau et Yvan Malouin, a mis en ligne le site Internet monarena.com en fin d’avant-midi, vendredi. 

On souhaite amasser un minimum d’un million de dollars pour appuyer la municipalité dans la reconstruction d’un aréna, projet évalué à plus de sept millions. 

Si certaines personnes se sont déjà avancées quant à une éventuelle contribution, on n’a toutefois pas dévoilé à quelle hauteur. Un plan de commandite permettra aussi aux entreprises d’obtenir de la visibilité en échange d’une contribution financière variant entre 5000 $ et un demi-million de dollars sur une période de cinq ans. Les citoyens qui feront un don recevront pour leur part un reçu d’impôt.

« Nous travaillons toujours avec le même objectif, celui d’avoir à nouveau un aréna qui sera utile à l’ensemble des municipalités de la MRC [de Rouville]. Comme citoyen, on ne peut pas tout le temps demander. Il faut parfois mettre l’épaule à la roue », illustre M. Létourneau, justifiant ainsi ce qui l’a motivé à former le comité en compagnie d’autres personnalités d’affaires.

« Seule, la population de Saint-Césaire ne peut pas se permettre une telle infrastructure, mais avec l’appui des deux paliers de gouvernement et le million que nous allons récolter, nous sommes convaincus que le projet va se réaliser », croit le cofondateur du comité.

Le maire Guy Benjamin s’est montré particulièrement reconnaissant envers les membres du comité de relance, dont l’implication est admirable à ses yeux. « Ça envoie le message clair que notre milieu se prend en main afin que le projet se concrétise au bénéfice de sa population », dit-il.

Grâce à un soutien financier de la Ville, le comité a pu embaucher la firme Faste communication. De l’aveu de son président, Normand Flageole, il a « rarement vu des gens aussi engagés dans un projet », soulignant la « motivation exemplaire » des membres du comité.

Appuis politiques

Rappelons que le conseil des maires de la MRC de Rouville s’est engagé à verser 300 000 $ provenant de son Fonds de développement du territoire si le projet va de l’avant.

Saint-Césaire, qui a essuyé un refus à sa demande d’aide financière au Programme de soutien aux installations sportives et récréatives plus tôt cette année, est prête à déposer une demande d’aide financière dès qu’un appel de projets sera lancé dans le cadre du programme Chantiers Québec — Canada, volet Fonds des petites collectivités, où Ottawa et Québec investissent à parts égales pour soutenir des projets d’infrastructures.

« C’est important de recevoir une aide financière des deux paliers de gouvernement pour mettre en œuvre notre projet de reconstruction. De notre côté, on est prêts à aller de l’avant », a fait valoir Guy Benjamin.

Le député fédéral de Shefford, Pierre Breton, a saisi la balle au bond pour réitérer son appui indéfectible au projet. « Vous pouvez compter sur moi pour que votre message soit entendu à Ottawa, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait formulé une recommandation en faveur de l’aréna aux ministres des Infrastructures et des Finances. La réalisation de ce projet me tient à cœur depuis déjà plusieurs mois. J’en comprends l’impact sur la vitalité de Saint-Césaire, de la MRC de Rouville et même de la région. C’est un projet rassembleur. »

Absente pour des raisons de santé, la députée caquiste d’Iberville Claire Samson a cependant fait parvenir une lettre d’appui au projet à son collègue ministre de l’Éducation et député de Chambly, Jean-François Roberge.

Le comité de relance ne s’est pas donné de date butoir pour la collecte de fonds, mais a bon espoir de parvenir à son objectif d’ici la fin du mois de mars, à temps pour le dépôt des budgets gouvernementaux.

Ancien aréna démoli

L’aréna Guy-Nadeau, fermé depuis l’été 2017 pour des raisons de sécurité, devrait être démoli au cours de l’hiver. La firme Shellex Groupe-Conseil a remporté le mandat d’ingénierie pour les travaux, qui comprendront finalement la démolition du garage municipal adjacent à l’infrastructure.