La demande citoyenne pour une deuxième glace sur le territoire de la MRC, qui n’en compte plus qu’une seule depuis la fermeture définitive en juillet dernier de l’aréna Guy-Nadeau à la suite d’une inspection réalisée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail, a pesé dans la balance.

Coup de pouce de Rouville au futur aréna

La municipalité de Saint-Césaire pourra compter sur l’appui de la MRC de Rouville pour financer un futur aréna, si le projet va de l’avant. La table des maires a récemment accepté de réserver une enveloppe de 300 000 $ pour soutenir la construction d’une éventuelle infrastructure.

La semaine dernière, les maires de Rouville ont unanimement résolu de répondre par l’affirmative à la demande d’aide financière formulée par Saint-Césaire. La somme souhaitée de 300 000 $ sera puisée à même le Fonds de développement des territoires de la MRC, et ce, en vertu d’un protocole d’entente. Le projet de reconstruction de l’aréna est pour sa part estimé à 7,2 millions de dollars.

« Ce n’est pas grand-chose, mais avec cette petite aide, on reconnaît que l’aréna serait un bien qui profiterait au bien commun », a indiqué le préfet Jacques Ladouceur, en entrevue avec La Voix de l’Est, lundi.

Le soutien financier de la MRC de Rouville marque en effet le caractère régional de l’éventuelle infrastructure. « Ce qu’on envoie aussi comme message, c’est qu’une seule glace, c’est insuffisant pour la MRC de Rouville. Nos besoins actuels indiquent que nous aurions besoin de 1,8 glace, alors on va arrondir à deux, renchérit le préfet. À mon avis, il est préférable d’avoir quelques heures de glace en trop que d’en manquer. »

La demande citoyenne pour une deuxième glace sur le territoire de la MRC, qui n’en compte plus qu’une seule depuis la fermeture définitive en juillet dernier de l’aréna Guy-Nadeau à la suite d’une inspection réalisée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail, a également pesé dans la balance. Rappelons qu’en août dernier, plusieurs dizaines de citoyens et d’usagers de l’aréna étaient venus plaider pour la reconstruction du bâtiment.

La MRC de Rouville ne compte toutefois pas s’impliquer dans la gestion de l’aréna. « Il y a la construction et l’exploitation. Ce sont deux choses différentes, nuance M. Ladouceur. Notre rôle, à la MRC, est de nous assurer que notre territoire détient tous les services et les infrastructures dont la population a besoin. »

Toujours en attente
Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, est heureux de l’ouverture démontrée par ses homologues. « On en a discuté un bon bout de temps », a-t-il laissé savoir, soulignant au passage l’appui au projet de son homologue marievilloise, la mairesse Caroline Gagnon, dont la municipalité souhaite elle-même se doter d’une seconde glace.

Son prédécesseur, Gilles Delorme, s’opposait à ce que Rouville y aille d’une contribution financière. « Ils n’auront qu’à y aller par règlement d’emprunt. Pourquoi une ville paierait pour un aréna situé dans une autre municipalité ? Ça ne passerait jamais à Marieville », avait-il laissé entendre, l’été dernier.

Ce soutien moral et financier ne signifie toutefois pas que les pelles se mettront au travail, rappelle-t-il, puisque Saint-Césaire n’a pas encore obtenu de réponse à sa demande de subvention déposée en février à Québec, ce soutien financier étant nécessaire à la concrétisation du projet.

Advenant une réponse favorable, jusqu’à 50 % des coûts du projet pourraient être couverts par ces subsides. La municipalité attend aussi de savoir si les gouvernements fédéral et provincial s’uniront à nouveau dans le cadre d’un programme d’aide financière pour lequel l’aréna pourrait se qualifier.

Enfin, M. Benjamin rappelle que si la construction de l’infrastructure nécessitait un règlement d’emprunt, la Ville n’irait pas de l’avant sans d’abord sonder ses citoyens.