Les organisateurs Sébastien Gagnon, Éloi Deit et Simon Gaudreault et se réjouissaient du succès connu par le premier festival Foudres Uni.

Coup de foudre brassicole à Frelighsburg

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut déguster de la bière polonaise et estonienne dans le chemin de la Poste-de-Boston à Frelighsburg. Encore plus rares sont les fois où plus de 1200 personnes s’y déplacent pour découvrir des centaines de bières de microbrasserie dans le cadre du tout premier festival Foudres Unis, qui pourrait bien figurer parmi les plus importants rassemblements brassicoles au Canada.

L’arrivée du premier groupe n’était prévue que pour 11 h samedi, mais déjà à 10 h 30, des centaines d’amateurs de bière faisaient la file dans le petit rang de Frelighsburg.

La ferme d’Oneka et le chemin de la Poste-de-Boston ont peut-être des allures de bout du monde, mais le site avait davantage un caractère cosmopolite samedi.

L’offre de l’événement Foudres Unis avait de quoi surprendre même les plus assidus amateurs de bière. 

Sous le chapiteau central, plus d’une quarantaine de brasseurs provenant d’un peu partout dans le monde étaient réunis dans une ambiance qui n’était pas sans rappeler celle d’une foire.

En plus de plusieurs microbrasseries québécoises, des artisans venus des autres provinces canadiennes et des États-Unis étaient aussi présents. L’art brassicole européen y était bien représenté, avec des producteurs belges, allemands, français, anglais, italiens, mais également polonais et estoniens avec la Põhjala Brewery et Browar Widawa.

« La plupart des brasseurs qu’on a invités sont des gens qu’on croise souvent dans les festivals et avec qui on a du plaisir. On s’attendait à ce que la moitié refusent, parce que c’est un moment dans l’année qui est occupée. Mais finalement, la plupart ont accepté », se réjouit l’organisateur Simon Gaudreault, un des copropriétaires de la brasserie de Dunham. 

Il se disait d’ailleurs très satisfait du succès de la première mouture de Foudres Unis, un événement qui devrait revenir, selon ses dires, tous les deux ans. 

Sous le chapiteau central, plus d’une quarantaine de brasseurs provenant d’un peu partout dans le monde étaient réunis dans une ambiance qui n’était pas sans rappeler celle d’une foire.

Déjà une référence ?

Car plusieurs bénévoles l’affirmaient sans gêne : Foudres Unis est déjà le meilleur festival brassicole au Québec
« Je dirais que c’est peut-être le plus important au Canada, a renchéri M. Gaudreault. Le plus important pour ce qui est de la diversité et de la qualité des artisans présents. »

Et au-delà de la bière, le succès du festival repose également sur le site choisi : la ferme Oneka, une petite entreprise frelighsbourgeoise de fabrication de soins corporels. 

« Je ne suis pas inquiet pour le site, je connais Sébastien [Gagnon] depuis longtemps et je sais que c’est très bien organisé », a glissé l’hôte Philippe Choinière en regardant les quelques centaines de visiteurs déambuler près de ses champs de fleurs. 

« Ce sont des amateurs qui viennent découvrir et déguster [de la bière], pas des gens qui viennent pour se saouler », a-t-il fait valoir.

Le concept de Foudres Unis était quelque peu différent des autres évènements du genre au Québec.

Plutôt que de payer pour un nombre précis de dégustations, les visiteurs devaient simplement acheter leur billet d’entrée qui leur donnait accès au nombre de dégustations qu’ils souhaitaient. 

De l’aide pour École-o-Village

L’événement Foudres Unis était piloté par la Brasserie Dunham, « mais surtout avec plein de bénévoles d’un peu partout », a souligné Simon Gaudreault. 

Les organisateurs ont réalisé quelques petits miracles logistiques pour pouvoir organiser le rassemblement en pleine campagne.

Si l’objectif premier était avant tout de faire connaître les produits brassicoles, les organisateurs se sont tout de même engagés à remettre les profits à École-o-village, un organisme de Frelighsburg.