Un homme de 74 ans fait face à la justice après avoir tiré un coup de feu en direction d'un de ses proches au camping de la Fondation Roger Talbot à Roxton Pond.

Coup de feu à Roxton Pond: un septuagénaire au banc des accusés

Un homme fait face à la justice pour avoir tiré un coup de feu, jeudi soir, dans un camping de Roxton Pond. Heureusement, il n'a blessé personne.
Le directeur général de la Fondation Roger Talbot, Patrick Talbot.
Vers 21 h 30, l'individu âgé de 74 ans a tiré un coup de feu à l'extérieur de sa roulotte en direction d'un proche, mais il ne l'a pas atteint.
C'est un résidant du camping de la Fondation Roger Talbot qui a contacté un employé du site pour lui signifier qu'il venait d'entendre ce qui s'apparentait à un coup de feu. « Ici, il y a souvent des jeunes dans le bois et on entend un pétard à mèche, un feu d'artifice, mais là il trouvait que ça ressemblait à un coup de feu », raconte Patrick Talbot, directeur général de la fondation. 
Un appel a été logé au 911. Les policiers de la Sûreté du Québec déployés sur place ont demandé les plans du camping avant d'intervenir. Après avoir sécurisé le site et la dizaine de campeurs présents, ils ont arrêté l'individu qui loge dans un secteur plus isolé du site. Des armes à feu ont été saisies. 
Le tireur a été pris en charge par les paramédics, qui l'ont conduit à l'hôpital, où il a été surveillé pendant plusieurs heures par les policiers. Des accusations de voies de fait armés, d'usage négligent d'une arme à feu et d'avoir braqué une arme à feu ont été autorisées par le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Il a comparu par voie téléphonique. 
Au terme de son hospitalisation, il a pris le chemin des cellules. Sa comparution officielle au palais de justice de Granby doit avoir lieu mardi.
Rencontre avec les campeurs 
Le camping compte une centaine de terrains et accueille en moyenne de 75 à 80 campeurs saisonniers. Seulement une poignée d'entre eux étaient présents lorsque le coup de feu a été tiré. Le directeur général de la fondation les a rencontrés pour faire le point sur la situation, vendredi matin. 
« J'ai fait une réunion avec les campeurs qui étaient là et qui n'ont pas nécessairement entendu, mais juste pour leur donner la mise en contexte. Ils savent que c'est un événement isolé et que c'est sécuritaire ici, assure M. Talbot. Ça aurait pu arriver n'importe où ailleurs. »